PREFACE
Mon Cner Er FuTuRr CONFRÈRE,
Vous avez bien voulu ine faire l'honneur de me demander mon jugement sur votre travail constituant l’objet de votre Thèse inaugurale : j'en suis fier et je vous en ai de la reconnaissance.
Je vous soupçonne d’avoir voulu me faire plaisir en m'apprenant beaucoup de choses.
Combien déjà est pressant et suggestif ce titre :
Ancien bénévole de Grisolle, Ancien interne de Woillez, devenu ensuite accoucheur, comment n’aurai-je pas été immédiatement séduit.
De plus, d'autre part, j'avais connaissance de votre laborieux effort.
J’ai donc lu et relu votre manuscrit, et je vous avoue que vous avez fait luire chez moi l'aurore qu’espérait ma vieillesse.
Je ne connais aucune étude comparable à la vôire.
Au sujet de l'influence de la Tuberculose sur la gestation — question depuis si longtemps discutée et controversée — à l'heure actuelle encore, on peut
dire que les théories régnant dans la science sont au nombre de trois :
1° La gestation arrête le développement de la tuberculose.
2° La gestation détermine ou favorise l’évolution de la tuberculose.
3° Le fœtus peut naître infecté ou ne pas l'être.
Or de votre étude, si bien comprise et effectuée, il apparait nettement que le pneumothorax artificiel, chez les femmes Tuberculeuses gravides, favorise les deux existences.
Il me plait d'ajouter que j'applaudis vos conclusions toutes empreintes de sagesse.