‹ Du Pneumothorax Thérapeutique chez les Tuberculeuses GravidesChapitre 11 sur 47 · PROFESSEUR PINARD · texte numérisé non relu

PROFESSEUR PINARD

Professeur honoraire de Clinique Obstétricale à la Faculté Accoucheur Honoraire des Hôpitaux de Paris Membre de l’Académie de Médecine Commandeur de la Légion d'Honneur Puériculteur

Ni le père, ni la mère n’ont le droit en aucune circonstance de supprimer la vie de l'enfant qui se trouve dans le sein de sa mère, seul le médecin, dans des cas bien déterminés et excessivement rares peut avoir le droit de prendre cette grave détermination lorsqu'il a la certitude que la vie de la mère est menacée à brèce échéance et que l'intervention lui conservera la vie.

Professeur PINARD.

L'influence que la gestation peut avoir sur l’évolution de la tuberculose doit être envisagée dans chaque cas particulier ; l'influence favorable de la col-

lapsothérapie contribue encore à diminuer le nom-

bre des cas, d’ailleurs assez rares, mais dont il faut tenir compte, dans lesquels peut se poser l'indication de l’avortement.

Professeur BEZANÇON:

Pratiquement, je ne vois pas très clairement, dans quel cas chez les tuberculeuses, l'avortement provoqué apparaît légitime, scientifiquement et lé-

galement.

Professeur Léon BERNARD.

(Académie de Médecine 1922)

L’indication de l'avortement provoqué n'existe pas chez les tuberculeuses, le soutenir c'est commettre un crime social, non seulement on n’a jamais prouvé que l'interruption de la gestation arrête l'évo-

lution de la tuberculose mais je suis convaincu qu'elle aggrave cette évolution.

Docteur E, RIST.

(Congrès de Lausanne 1924)

Personne ne nous indique à quoi on peut reconnaître que chez telle tuberculeuse gravide l'interruption de la grossesse sera favorable, ou nuisible, ou inopérante, et personne ne nous l'indique parce que personne ne le sait,

Docteurs PISSAVY et LEJARD.

(L'’avortement thérapeutique chez les tuberculeuses. Presse Médicale, 17 novembre 1924)

Page 1