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pophyse matin et soir pendant cinq jours. À partir de cette date (22 mars 1928), les insufflations sont poursuivies à l'Hôpital Necker.
La malade vient ensuite se faire insuffler à l'Hôpital Boucicaut (Service du Docteur Courcoux). En septembre 1928, d'importants signes de bilatéralisation apparaissent, on décide, en conséquence, d’arrêter le pneumothorax. La malade continue à être suivie régulièrement au centre de triage.
En février 1929, la malade, qui a présenté ses règles pour la dernière fois le 16 décembre, est reconnue enceinte. Au mois de mars, les signes de bilatéralisation sont toujours nets, on institue un traitement aurothérapique, l’expectoration est toujours bacillifère.
En mai et juin, l’auscultation révèle la présence de râles humides au niveau des deux tiers inférieurs du poumon gauche, cependant le traitement aurothérapique allié au repos, a permis à la malade d’engraisser de deux kilos en 2 mois. Son état général s’est très sensiblement amélioré et sa grossesse est bien supportée.
Dans le courant du mois d'août, l’état de la malade continue à s'améliorer ; sa grossesse évolue normalement.
La malade entre, le 4 septembre 1929, à 6 heures, à la Clinique Baudelocque, Service du Professeur Couvelaire ; elle accouche spontanément à 8 heures 15, d’un garçon vivant pesant 2 kilos 830 : à 8 heures 40, délivrance naturelle et complète, poids 520 grs. Suites de couches normales. L'enfant est vacciné au B.C.G.
La malade rentre chez elle avec son enfant le 18 septembre 1929, en bon état général, il semble qu'il y ait un arrêt de l’évolution des lésions droites,
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on note, en effet, simplement alors à l’auscultation, une respiration rude. Il semble que, dans ce cas, la grossesse ait eu un heureux effet.
La malade, revue plusieurs fois au cours de l'année 1930, se trouve être en étai satisfaisant.
Aux dernières nouvelles reçues récemment de ses enfants, ils étaient tous deux fort bien portanis.
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Cortico-pleurite bacillaire à tendance rapidement évolutive chez une femme enceinte. — L'institution d’un pneumothorax artificiel a permis à la malade de mener à bien sa grossesse et d’accoucher nor-malement. —— Deux ans après, alors que la collapsothérapie est régulièrement poursuivie, la malade commence une seconde gestation. — Cette nouvelle grossesse, ainsi que l’accouchement, sont parfaitement supportés par la malade, dont l’état général n’est aucunement modifié. — Près de trois ans après le premier accouchement, quatre mois après
. le second, la malade, en parfait état, continue régulièrement son traitement tout en menant une vie normale.
OBsERVATION N° rx
Mme Luc. Léontine, 26 ans.
La malade à perdu un oncle de tuberculose pulmonaire, avec lequel elle vivait; à l’âge de 8 ans, elle a eu un abcès froid sus-claviculaire, dont elle porte encore [a cicatrice.
Elle vient à Paris, à l’âge de 18 ans, et à 20 ans, commence une grossesse (dernières règles fin juillet 1925) au cours de laquelle se manifestent des phénomènes d'imprégnation bacillaire (amaigrissement, toux, fatigue générale). La malade mène cependant à bien sa grossesse et accouche le 4 mai 1926, à la Maternité de la Pitié, Service du Professeur Jeannin (application de forceps, anesthésie), d’un garçon vivant pesant 2 kilos 400.
Le 15 mai 1926, la malade sort de la Maternité et rentre chez elle avec son enfant, les mauvaises conditions matérielles dans lesquelles, elle se trouve, accenltuent encore sa fatigue générale, elle ressent
bientôt des points de côté aux deux bases qui gènent souvent sa respiration ; elle commence à tousser et à cracher beaucoup, fait chaque soir de la température et maigrit de 4 kilos en 3 mois. Son expectoration examinée au Dispensaire de son quartier contient d'assez nombreux B. K., comme en outre, l’auscultation montre l'existence de lésions évolutives, la malade est dirigée sur l'Hôpital Laënnec où l'on sépare immédiatement l'enfant.
Après un séjour de-deux mois à l'Hôpital, la malade, un peu améliorée, part six mois dans sa famille. Peu après son retour, en mars 1927, l'enfant évidemment séparé trop tard de la mère, meurt à l'Hôpital des Enfants Malades.
En mai 1927, la malade reprend son travail, mais à partir de juillet, elle recommence à tousser et à cracher. Après une bronchite, la malade est prise au début d'octobre, d’un point de côté droit intolérable, elle tousse beaucoup et crache abondamment. Un médecin consulté constate la présence d’une pleurésie droite évoluant lentement.
D'autre part, à ce moment, la malade qui a présenté ses règles pour la dernière fois le 12 août, pense être de nouveau enceinte. Fatiguée, asthéniée, la malade vient consulter au Dispensaire Léon Bourgeois, en fin octobre. À ce moment, l’expectoration est toujours bacillifère et l’auscultation montre au niveau de la partie moyenne du poumon droit, un foyer de gros râles sous-crépitants entourant une zone de respiration soufflante. D'autre part, la percussion montre une large zone de matité franche à la base, la radiologie met enfin en évidence la présence, au niveau de la moitié inférieure du champ pulmonaire droit, d’une zone d'ombre oblique en bas et à droite qui abontit au cul-de-sac costo-diaphragmatique latéral, dans cette zone d'ombre, on voit des taches arrondies qui s’éclairent à la toux. De profil, cette zone d'ombre triangulaire oblique en