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en outre reconnue bacillifère. La malade traitée par le repos et les fortifiants ne s’améliorant pas vient consulter au Dispensaire Léon Bourgeois, le 15 juin 1928 l'examen montre alors à l’auscultation, la présence de nombreux râles humides et caverneux au niveau du poumon gauche, la radiologie met en outre en évidence, l’existence de nombreuses taches disséminées dans le champ pulmonaire droit tandis que se voit à gauche une vaste caverne apexienne ; l'expectoration renferme en outre de très nombreux B.K.
D'autre part, la malade est à ce moment, enceinte de 4 mois (dernières règles 25 janvier).
La malade est hospitalisée à Laennec où le Docteur Rist décide d’instituer un pneumothorax artificiel gauche, la première insufflation a lieu le 25 juin
1928 : —3 ‘100,0XY. (400 air. —7+.
la 2° insufflation a lieu le 27 juin: —3 500 +5. la 3° insufflation a lieu le 30 juin: —4 620 +5. la 5° insufflation a lieu le 11 juillet: —5 4go +2.
Les insufflations sont ensuite poursuivies tous les 8 jours, elles sont d'environ 5oo cm3 à chaque fois. On a obtenu dès le début un bon collapsus, mais il subsiste cependant une vaste bride en haut surplombant la cavité apexienne. La malade engraisse régulièrement, l’état général s'améliore très sensiblement.
Mais dans les deux premiers jours du mois d'août apparaît un épanchement dont le niveau s’élève assez rapidement et qui s'accompagne d’une réaction fébrile marquée (38°6 à 38°8 pendant quatre à cinq jours) ; la température redescend ensuite et la malade peut quitter le service au début de septembre 1928, elle est ensuite suivie régulièrement par le dispensaire Léon Bourgeois.
Le 28 octobre, on pratique une ponction de 1200 Gm$ et ce même jour, on réinsuffle 850 cm3
d'air (P. T. + 1) cependant son expectoration est toujours bacillifère. À ce moment la malade est à terme.
Elle entre à la Clinique Beaudelocque Service du Professeur Couvelaire, le 1°” novembre à 8 heures; dilatation complète à 2 heures 30, (présentation S.I. G.A. mode des fesses) à la fin de la dilatation, il $e produit une procidence du pied droit, on termine l’accouchement à 3 heures 20, par l'extraction d’une fille vivante pesant 2 kgs 700. À quatre heures délivrance artificielle incomplète, poids 300 grs. une partie des membranes dissociées, restant très adhérente nécessita la section et la pose de pinces sur l'extrémité libre. À 7 heures 45, les membranes sont toujours adhérentes, à 12 heures 30, on doit se résoudre à pratiquer une révision utérine sous anesthésie légère au chloroforme, la révision accompagnée d’un curettage léger permet de tout retirer. Il se produit ensuite une légère hémorragie nécessitant une injonction chaude intra-utérine, 10 cm3 d'huile camphrée et 4oo cm3 de sérum en injection sous cutanée. Suites de couches cependant peu fébriles. La malade sort de Baudelocque le 25 novembre et revient régulièrement se faire insuffler à Laennec, ainsi 27 décembre : 02302110;
1” janvier 1929 : —b 75 O.
Le liquide ayant de nouveau augmenté, on fait une nouvelle ponction le 25 janvier. Quelques jours après, la malade fait une hémoptysie, il ne se produit cependant pas de réaction fébrile, mais son expectoration est reconnue à nouveau bacillifère.
Le Docteur Rist propose à la malade de transformer son pneumothorax en oléothorax, qui serait plus efficace, mais elle préfère y surseoir provisoirement. On continue donc les insufflations,
ainsi 3 mai 1929 : —6 175 (e
27 sept. : —7 300 +I
Re
En octobre, la situation est toujours identique, le décollement est toujours satisfaisant sauf au sommet, où la région de la vaste caverne n'est toujours pas efficacement collabée ; on poursuit cependant le traitement, ainsi : 8 nov.: —6 275 +2.
Peu après, la malade se décide enfin à entrer, elle continue en effet à cracher assez fréquemment, son expectoration est toujours bacillifère, elle finit par admettre que l’oléothorax puisse fort l'améliorer. Elle est hospitalisée le 25 novembre 1929.
Le 28 novembre, on fait une première injection d'huile goménolée de 5 cm3, il n’y a pas de réaction fébrile, aussi institue-t-on la première réelle injection d'huile le 2 décembre 1929, elle est de 75 cm3. Le 7 décembre 1929, on injecte 260 cm3 d'huile, il n’y a aucune réaction. Le 11 décembre, on injecte 200 cm3 d'huile goménolée, il n'y a toujours aucune espèce de réaction. On injecte à nouveau, le 14 décembre, 140 cm3, la pression prise ce jour-là est de —4 ; les injections d'huile goménolée sont poursuivies : le 20 déc. 350 ; le 22 déc. 350 ; le 24 déc. 150 ; le 27 déc. 260 ; le 2 janv. r930, 20o0c%le .6 janvier, 200 ; le 10 janvier, 200.
À cette date, la radioscopie montre que le niveau affleure presque la partie inférieure de la caverne. Le traitement est poursuivi dans d'excellentes conditions.
En avril 1930, la caverne commence à être comprimée. En juin, enfin, on a obtenu une opacité complète. En septembre, la toux et l'expectoration ont complètement disparu. En fin novembre 1930, l’état étant très satisfaisant, on décide d'arrêter l’oléothorax. En avril 1931, l’état de la malade est toujours très satisfaisant, son enfant est en parfaite santé,
Tuberculose ulcéro-caséeuse unilatérale à évolution rapide, avec caverne du sommet droit, chez une femme enceinte. — L'institution d’un pneumothorax permet à la malade de mener à bonne fin sa grossesse. Son efficacité est rendue complète par une section de brides. — L'accouchement ne semble avoir eu aucune action défavorable. — Actuellement, trois mois après l’accouchement, le traitement est régulièrement poursuivi. — L'état général est très satisfaisant.
Mine Guil. Françoise, 25 ans.
La mère de la malade est morte tuberculeuse, sa sœur est traitée par un pneumothorax artificiel. Elle-même a fait, en 1923, une congestion pulmonaire grave et depuis lors, a présenté chaque hiver des bronchites à répétitions.
En février 1930, elle tousse davantage, se sent extrêmement fatiguée et s'aperçoit qu'elle maigrit progressivement. En fin mars, elle Commence à se sentir souvent très fatiguée, présente de la dyspnée ‘et se met à cracher. Elle vient consulter en mai au Dispensaire Léon Bourgeois. On entend à ce moment, à l’auscultation, à droite, de nombreux râles humides entourant un souffle cavitaire. La radiologie montre, d'autre part, l'existence d’une condensation au niveau du lobe supérieur, centrée par une excavation d'assez grandes dimensions. L'expectoration est enfin reconnue bacillifère.
En outre, à ce moment, la malade qui n’a plus ses règles depuis le début d'avril est au deuxième
mois d’une grossesse. Le Dr. Rist décide d'instituer un pneumothorax droit : la première insufflation a
lieu le 14 juin 1980 : —7 100 oxÿ. 4oo air —à. la 2° insufflation le 16 juin : —5 450 —3.
la 3° insufflation le 19 juin : —6 5oo —{4.
Les insufflations sont ensuite poursuivies une fois par semaine par le Docteur Hirschberg, elles sont en moyenne de 5 à 600 cm3. ,
En juillet, on a obtenu un bon décollement, mais il subsiste une adhérence au sommet. L'état de la malade s’est beaucoup amélioré, son expectoration a diminué, son podis augmente peu à peu. On poursuit le traitement, ainsi 6 sept.: —6 650 —3.
Mais comme la toux et l’expectoration persistent bien qu’atténuées, et qu'il existe toujours une adhérence au sommet, on pratique une première section de brides en fin septembre 1930. Une seconde section de brides a lieu le 1° novembre, on obtient alors une rétraction très satisfaisante du poumon, qui est suivie d’une sédation rapide des phénomènes fonctionnels. Mais bientôt se produit une réaction liquidienne qui augmente rapidement, on diminue en conséquence les quantités d’air insufflées à chaque fois ; la malade reste très nettement améliorée, d’ailleurs, au bout de quelques semaines, l’épanchement tend à se résorber après une seule ponction de 95o cm3 le 10 décembre.
En fin janvier, la malade approche du terme de sa grossesse qui est toujours fort bien supportée.
On pratique les dernières insufflations :
le 24 janvier: —8 1:50 o.
le 31 janvier: ——6 140 o.
La malade entre à la Clinique Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire), le 5 février 1931. Il subsiste à ce moment une petite couche liquidienne d'environ deux travers de doigt. La malade est admise à la salle de travail à 16 heures 20 et accouche
spontanément à 20 heures 5o d’une fille vivante pesant 3 kilos 100. Délivrance naturelle et complète à 21 heures (360 grs). La malade est réinsufflée à la Maternité, le 21 février : —10 175 —8.
le 28 février: —10 795 +8.
Suites de couches : la température ne dépasse pas 37° 0 Îles premiers jours, elle atteint 38°, 38°2 le 13° et le 14° jour et revient ensuite à la normale.
La malade revient à l'Hôpital Laënnec le 4 mars 1930, son traitement est poursuivi depuis lors régulièrement. Actuellement, la toux et l’expectoration ont presque disparu ; l’état général est très satisfaisant, bien qu’il subsiste encore une petite bride au sommet qui empêche un collapsus total. L'enfant vacciné au B.C.G. et séparé de la mère, est confié au placement familial des tout petits, il est actuellement bien portant.
Tuberculose ulcéro-caséeuse bilatérale à prédominance droite, à marche évolutive rapide, avec profonde atteinte de l’état général, chez une femme enceinte. — Un pneumothorax artificiel, institué au cours de la gestation, a permis à la malade de mener à bonne fin sa grossesse. Au cours de celle-ci, cependant, les signes du côté opposé s’aggravent. — Après j’accouchement, la malade refuse de poursuivre le traitement. — Son état s'aggrave peu à peu. Elle meurt trois mois plus tard.
OBsERVATION N° 16
Mme Guyo., 28 ans.
La malade, qui avait mené à terme 3 grossesses successives de 1920 à 1924 (accouchements normaux) a présenté, par la suite, des bronchites à répétitions au cours des années 1924 et 1925. À partir du début de l’année 1926, elle commença à se sentir de plus en plus fatiguée et maigrit de 12 kilos en 6 mois. En même temps, apparurent des sueurs nocturnes abondantes, en outre la malade se mit à tousser et à cracher assez fréquemment ; elle continua cependant à travailler ; mais d’autre part, la malade commença, en juin, une grossesse ; peu à peu, son état continua à s'aggraver. Au mois d'août, son état général étant franchement mauvais, elle partit faire un séjour à la campagne ; elle ne s’y améliora cependant pas, et se décida enfin à venir consulter au Dispensaire Léon Bourgeois, au 5° mois de sa grossesse en novembre 1926 : On nota alors la présence au niveau du poumon droit de nombreux râles humides et gargouillants entourant au sommet un souffle cavitaire, à ce moment on percevait en outre d’assez nombreux râles à gauche. La radiologie montrait
d'autre part l’existence au niveau du poumon droit d'une large zone de condensation centrée par une excavation de grandes dimensions, à gauche, Île champ pulmonaire présentait une diminution de transparence ainsi que quelques rares taches et marbrures. L’expectoration enfin était bacillifère. En présence de cette tuberculose bilatérale avec grosse prédominance de lésions évolutives à droite, on décida d’instituer un pneumothorax à droite comme premier jalon d’un pneumothorax bilatéral. La 1°
insufflation eut lieu le 27 nov. 1926 : —4 oxy.: 200 air : 200 —.
la 2° insufflation eut lieu le 30 nov. : —3 450 —3. la 4° insufflation eut lieu le 9 déc. : —6 300 —3. la 6° insufflation eut lieu le 17 déc. : —6 650 —r.
Les insufflations furent ensuite poursuivies régulièrement, d’abord 2 fois, puis 1 fois par semaine ; l’état général de la malade s’améliora sensiblement, la température s’abaissa, mais la malade n’augmenta cependant pas de poids.
En fin janvier 1927, l’expectoration n’était plus bacillifère. En février, le collapsus obtenu à droite était satisfaisont, il persistait cependant une adhérence au sommet et d'autre part le côté gauche paraissait être en voie d'évolution : quelques taches du sommet semblaient s’être développées et avoir tendance à confluer.
Le traitement fut poursuivi régulièrement :
Ainsi, le 24 janvier: —11 575 —6.
le 7 février : —9 500 —{4.
À cette époque, la malade approchait du terme de sa grossesse ; à ce moment il se produisit un épanchement, on fit cependant une dernière insufflation le 4 mars: —6 275 +1.
La malade fut ensuite dirigée sur la Clinique Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire). Elle entra en travail ce même jour à 17 heures et accou-
cha spontanément le 5 mars à r heure 15, d’une fille vivante pesant 5 kilos 600. Délivrance naturelle et complète à 2 heures, poids 430 grammes. L'enfant, bien portant, vacciné au B.C.G., fut envoyé en placement en Sologne, où il se trouve encore actuellement. Suites de couches : Température oscillante entre 37°6 et 39° jusqu’au 22° jour, ensuite la température resta entre 37° et 38°.
Après l'accouchement, le liquide semblait avoir un peu augmenté. Le 25 maïs, la malade retourna à Laënnec, étant donné l’augmentation du liquide, on arrêta provisoirement les insufflations. L'état général, à ce moment, ne s'était guère modifié: la témpérature restait oscillanté, si le collapsus demerirait satisfaisant, l’'épanchemént avait augmenté et, d'autre part, du côté gauche, les lésions semblaient avoir tendance à évoluer.
Uñ mois plus tard, en effet, la radiologie montrait un aspect en mie de pain dans la partie moyenne du poumon gauche. La malade, mise au repos, s'améliore cependant un peu, mais le 20 avril, l’épanchement remontant jusqu’au sommet, on décide de ponctionner, mais la malade refuse systématiquement.
Le 28 avril, on note une symphyse du sommet droit, la malade refuse tout traitement et sort de Laënnec, le 3 mai, sur sa demande.
Par la suite, son état s’aggrava de plus en plus, elle se cachetisa progressivement, et mourut le 17 juillet suivant.
Tuberculose ulcéro-caséeuse à tendance évolutive rapide, chez une femme enceinte. — Un pneumothotax institué au cours de la grossesse a permis à la malade de mener à bonne fin sa gestation. -- Actuellement, près de deux ans et demi après l’accouchement, les insufflations sont poursuivies régulièrement. — L'état général est satisfaisant et permet à la malade de supporter une seconde gestation.
Mme Flag. Marie, 26 ans.
La malade, qui a subi deux interventions de laparotomie, en octobre 1925 et en mars 1926, l’une à l’éther et l’autre au chloroforme, fit, après chacune d'elles, des accidents pulmonaires.
Quinze jours après la seconde (fin mars 1926) elle fait soudainement une abondante hémoptysie, elle est alors hospitalisée à l'Hôpital Saint-Antoine, (Service du Professeur Bezançon), elle est, à ce moment, excessivement fatiguée, présente une température vespérale à 38°, d’abondantes sueurs nocturnes, cependant, elle ne toussé pas et ne crache pas. À l’auscultation, on n'entend d’ailleurs à cette époque qu'une respiration rude à droite. La radiologie ne montre d’autre part, qu’un léger voile du sommet droit,
La malade reste à Saint-Antoine jusqu’au 15 août 1926, le repos l’ayant considérablement améliorée, elle sort en parfait état, elle reprend son travail en fin septembre et commence, peu après, une grossesse (dernières règles : 16 novembre). Cette gestation est bien supportée.