‹ Du Pneumothorax Thérapeutique chez les Tuberculeuses GravidesChapitre 35 sur 47 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

3° Groupe.

36 observations de Tuberculeuses devenues enceintes alors qu’elles étaient en cours de traitement par un pneumothorax artificiel.

Pneumothorax pratiqué chez une tuberculeuse présentant une forme fibreuse à tendance évolutive, chez laquelle la collapsothérapie a amené une telle amélioration qu’elle a pu, au cours de son traitement, mener à bien une grossesse. — Actuellement, onze mois après l’accouchement, parfaitement bien supporté, la malade se trouve en très bon état général.

OBsERvATION N° 1

Mme Val. Anna, 26 ans.

La malade, qui a soigné en 1920 (à l’âge de 15 ans) sa tante morte de tuberculose pulmonaire, a commencé à présenter des petites hémoptysies très discrètes et en a eu depuis, chaque été. En juillet 1928, à la suite d’une hémoptysie plus abondante, la malade se met à tousser fréquemment, accuse d’abondantes sueurs nocturnes, des points de côté marqués à gauche et un certain degré d’oppression ; elle vient consulter au mois d’août 1928, au centre de

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triage de l'Hôpital Saint-Antoine. À ce moment, la malade, qui à pas mal maigri dans les semaines précédentes, présente un assez mauvais état général, en outre, elle crache et son expectoration est bacillifère.

L'auscultation montre de nombreux râles humides au sommet gauche, et la radiographie confirme la présence de lésions du champ pulmonaire gauche (diminution de transparence non homogène des 2/3 supérieurs du champ pulmonaire, avec d’assez nombreuses marbrures donnant un aspect pommelé), le poumon droit semble indemne.

Après un séjour à la campagne de deux mois, l’état général de la malade ne s'étant guère amélioré, le Docteur Braun et le Docteur J. Frey-Ragu décident d’instituer un pneumothorax gauche :

1° insufflation, 2 nov. 1928: —10 250 —6.

2° insufflation, 5 nov. 1928: —10 250 —<8.

La troisième et la quatrième insufflations ont lieu dans des conditions identiques.

En moins de 15 jours, la malade augmente de 1 kilo 200, son état général s'améliore très sensiblement, d’ailleurs, au bout d’une quinzaine de jours, la radioscopie montre un bon décollement du tiers supérieur. La malade continue à engraisser régulièrement, son expectoration diminue considérablement. Les insufflations sont poursuivies régulièrement (on reste toujours entre 200 et 300 cm3).

À partir de février 1929, les insufflations n'ont plus lieu que tous les 10 jours, le décollement s'accentue progressivement. Au mois de juin 1929, on a obtenu un collapsus complet. La malade est en très bon état général, cependant ses menstruations absentes depuis dix-huit mois n’ont pas reparu.

Au mois de novembre 1929, on s’aperçoit que

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