STADE
la malade est au deuxième mois d’une grossesse. Les insufflations sont poursuivies dans les mêmes conditions.
À partir du mois de janvier 1930, la malade élant au quatrième mois de sa grossesse et le collapsus obtenu semblant suffisant, on décide de ne pas trop pousser les insufflations et de rester aux environs dé 200 cm3. Ainsi, 29 fév.: —8 225 —5. 15 avril : —6 1795 —3.
À partir du mois de mai, on décide de diminuer encore la quantité d'air à chaque insufflation pour éviter une gêne respiratoire :
“ainsi 20 mai: —2 7b —8.
27 Mal: —12 7) —10.
Le 3 juin, la malade étant presque à terme, on insuffle encore —12 75 —6. Le 6 juin, la malade entre en travail, elle est dirigée sur la Maternité de l'Hôpital Saint-Antoine (Service du Professeur Ag. Lévy-Solal) (durée du travail : 12 h. 15, présentation O.1.G.A.) et la malade accouche spontanément le 7 juin 1930 à 8 heures 25 d’un garçon vivant pesant 2 kilos goo.
L'accouchement s'est parfaitement bien passé, cependant, à l’entrée à la Maternité, l’auscultation révélait la présence à la base droite de quelques râles sous-crépitants.
Suites de couches: le premier jour, 38°7, puis la température reste à 38° les jours suivants, lle cinquième et le septième jour elle s'élève à 38°5 et, à partir du huitième jour, elle retombe en lysis et parvient à 37° le dixième jour. La malade est réinsufflée à la Maternité le 24 juin : —14 150 —A4. Les insufflations sont reprises tous les dix jours, on a décidé, depuis l’accouchement, d'augmenter les quantités d’air et, comme par le passé, on insuffle
à chaque fois 150 à 200 cm3. On ne voit cependant pas de décollement visible à la radioscopie dans les premières semaines. Les insufflations sont poursuivies aux alentours de 15o cm3 tous les 8 jours et, petit à petit, le décollement devient bien visible. La malade a augmenté de poids et l’accouchement ne semble avoir eu aucun effet défavorable.
En octobre, novembre, décembre 1930, janvier, février, mars, avril, mai 1931 les insufflations sont toujours poursuivies par nous-même tous les huit jours puis, tous les dix jours, dans les mêmes conditions. Le collapsus obtenu demeure parfait. Depuis plus de deux ans, on n’a jamais plus trouvé de bacilles dans l’expectoration, l'état général de la malade est parfait, elle travaille régulièrement.
D'autre part, l'enfant, vacciné au B.G.G., et envoyé en placement à la campagne, est en excellente santé.
LG UT, RE
Tuberculose ulcéro-caséeuse à tendance évolutive rapide soignée par un pneumothorax. — Malgré la gravité des lésions, l’intervention en cours de traitement d’une gestation menée à terme semble n’avoir eu aucune influence fâcheuse. — Vingt-deux mois après l’accouchement, près d’un an après la cessation du pneumothorax, la malade se trouve en parfaite santé.
OBsERvATION N° 2
Mme Tes. Andrée, 24 ans.
La malade a été jusqu’à son mariage, en contact avec son frère mort tuberculeux peu après.
En fin décembre 1927, début janvier 1928, la malade a présenté une angine puis une bronchite traînante avec de nombreux points de côté à droite. Depuis cette époque, elle a continué à tousser et à cracher, elle a perdu l'appétit, a pas mal maigri et présente chaque soir une élévation de température aux alentours de 38°.
Cependant, se sentant mieux au début du printemps, la malade se marie. En juin, peu de temps après son mariage, elle se remet à tousser et à cracher, en juillet, elle se présente au centre de triage de l'Hôpital Saint-Antoine. La malade est admise le 1” août dans le Service du Professeur Bezançon. A son «entrée, on entend à l’auscultation à droite, un foyer étendu, de gros râles humides et gargouillants au sommet ; le reste du champ pulmonaire présente de nombreux râles sibilants, le poumon gauche paraît normal. La radiologie montre d'autre part, une diminution de transparence non homogène de tout le champ pulmonaire droit, de nombreuses marbru-
res à la partie inférieure et au niveau du lobe supérieur, un zone de condensation centrée par un espace clair qui paraît correspondre à une image spélonquaire. /
On trouve enfin de très nombreux B.K. dans l'expectoration, cependant l’état général est encore relativement conservé.
Le Professeur Bezançon et le Docteur Braun décident d’instituer un pneumothorax artificiel droit.
La première insufflation a lieu lé 11 septembre
1928 : aspiration spontanée : 200 cm3 —8.
2° insufflation, 14 septembre : —4 300 —{4.
3° insufflation, 18 septembre : —6 300 —3:
Les insufflations sont poursuivies régulièrement deux fois par semaine au début, on insuffle en moyenne à chaque fois 300 cm3 ; 16 octobre 1928 : —8 300 —4, à cette date, on a obtenu un décollement complet, il n’y a pas de trace de liquide ni de déplacement médiastinal. Il s’est produit depuis le début des insufflations, une amélioration considérable ; la fièvre a disparu, la malade ne tousse plus et ne crache plus (B. K. = o).
Au mois de novembre, la malade commence une grossesse qui est bien supportée. À partir de décembre, Îles insufflations ont lieu une fois par semaine, elles sont en moyenne de 350 cm3. En février 1929, la malade a augmenté de 7 kilos, l’appétit est revenu, le collapsus est toujours complet.
Au mois d'avril, pour éviter un essoufflement, on commence à diminuer progressivement les quantités d’air insufflées. On restera désormais, aux alentours de 250 cm3,
ainsi, le 12 juillet: —14 250 10.
9 août: —15 250 —6.
Le 17 août, on insuffle encore 250 cm3 et ce
même jour, la malade est dirigée sur la Maternité de l'Hôpital Saint-Antoine (Service du Professeur Ag. Lévy-Solal) où elle entre à 11 heures du matin (0. [.G.A.). Elle accouche spontanément, à 19 heures, d'une fille vivante pesant 3 kilos 420 ; à 20 heures, délivrance naturelle et complète, poids 47o grs. Suites de couches normales.
L'enfant, bien portant, est séparé de la mère et envoyé en placement familial.
Les insufflations sont continuées à la Maternité, le 23 août : 250 cm3, le 30 août : —16 250 —8. la malade quitte la Maternité en très bon état ; au début de septembre, elle reprend son travail et revient régulièrement se faire insuffler au centre de triage, tous les huit jours. Les quantités d’air restant toujours sensiblement égales à 250 cm3.
Ainsi, le 25 octobre 1929: —8 250 —6.
le 25 février 1930: —5 200 —4.
Le décollement est toujours bien visible.
Au début du mois de mars, il se produit une petite poussée liquidienne accompagnée pendant quelques jours d’une réaction thermique à 38°5, 39°. On diminue la quantité d’air insufflée, ainsi le 27 mars on n'insuffle que 100 cm3 (P.I. : —8) ; P.T.: —4), cependant après l’insufflation, la malade étant quelque peu dyspnéique, on suspend les insufflations pendant 3 semaines.
Le 15 avril, il n’y a plus de liquide ; on insuffle: —5 150 —3. En fin avril, la malade va tout à fait bien, pèse 70 kilos, ayant engraissé de plus de 18 kilos depuis le début du traitement. Le 15 mai, en pression négative, on insuffle encore 5o cm3, mais dans les jours suivants, la malade dépasse 91 kilos 500; elle engraisse de trop, et comme, d’autre part, il n’y a plus de décollement visible et que la malade ne toussant plus, ne crachant plus, présente
un très bon aspect général, on décide d'arrêter le pneumothorax artificiel.
Depuis cette époque, c’est-à-dire depuis environ 1 an, la malade revient régulièrement se faire examiner au centre de triage, elle va parfaitement bien et travaille régulièrement (derniers examens, 14 décembre 1930, 30 mars 1931, 15 mai 1931). Près de deux ans après l'accouchement, l’état général est toujours parfait.
L'enfant, qui se trouve à la campagne, est en très bonne santé.
Tuberculose ulcéro-caséeuse à tendance évolutive rapide, soignée par un pneumothorax artificiel. — Grâce à la collapsothérapie, la malade peut mener à bien une grossesse survenue en cours de traitement. — Dix-sept mois après l’accouchement, près d’un an après l’arrêt du pneumothorax, la malade se trouve en parfaite santé.
OBsERvATION N° 3
: Mme Monte. Jéanne, 255 ans.
La maladé a comméncé, après s’être Surmenée au début de l’année 1927, à tousser et à cracher. Malgré un repos de quelques semaines, son état ne s'améliore pas, elle maigrit d’une façon considérable, présente d’abondantes sueurs nocturnes et accuse de nombreux points de côté à gauche.
En octobre, la malade vient consulter à l'Hôpital Tenon, l'examen révèle alors la présence de lésions diffuses des deux tiers du poumon gauche, la radiologie en particulier, met en évidence la présence de marbrures très accusées au niveau des deux tiers supérieurs du niveau gauche. D'autre part, il existe une diminution de transparence particulièrement marquée au somret. À l’auscultation, on entend d’ailleurs de nombreux et gros râles humides au niveau de la moitéi supérieure du poumon gauche. Enfin, l’expectoration renferme de nombreux B. K. La malade entre à Tenon en novembre 1927, et l'on décide d’instituer, sans tarder, un pneumothorax artificiel gauche.
Dès les premières séances, le Docteur Ragu obtient un décollement assez satisfaisant. Les insufflations sont poursuivies régulièrement sans incidents,
ee
la quantité d'air étant d'environ 300 à 4oo cm3 à chaque fois.
Au début de l’été 1928, la malade, changeant de quartier, est adressée par le Docteur Ragu, au centre de triage de l'Hôpital Saint-Antoine, où le Docteur J. Frey-Ragu poursuit régulièrement ses insufflations. À son arrivée au centre de triage, la malade est en bon état général, les insufflations sont poursuivies, dans les mêmes conditions, pendant le reste de l’année 1928 et le début de l’année 1929. Il ne se produit toujours pas de réaction liquidienne,
ainsi, 4 septembre 1928 : —2 300 —{4.
18 décembre 1928: —10 45o —6.
2 février 1929 : —-12 350 —10.
L'état général est toujours parfait.
Au début de l'été 1929, la malade commence une grossesse (dernières règles. 17 mai), cette gestation est parfaitement bien supportée. Les insufflation sont poursuivies comme par le passé,
ainsi, 5 novembre 1929 : —10 300 —7r0.
29 novembre 1929 : —15 300 —<.
En fin décembre, la malade approche du terme de sa grossesse. On insuffle encore, le 24 décembre : —10 250 —r0.
le 7 janvier 1930: —8 250 —6
Dans la matinée du 9 janvier 1930, le travail commence, la malade est dirigée sur la Maternité de l'Hôpital Saint-Antoine (Service du Professeur Ag. Lévy-Solal) où elle entre à 2 heures de l’aprèsmidi. À 18 heures 15, on fait une application de forceps Tarnier à la partie basse de l’excavation pour éviter une fatigue maternelle, et on extrait un garçon vivant pesant 1 kilo 740. À 18 heures 30, délivrance naturelle et complète pesant 520 grs. Suites de couches normales.
La malade est réinsufflée à la Maternité le 11 janvier 1930: —10 200 —6.
puis le 20 janvier 1930: —10 250 —10
La malade sort en très bon état le 25 janvier et revient se faire insuffler régulièrement tous les huit jours au centre de triage,
ainsi le 28 janvier : —10 250 —6.
le 25 février: —10 250 —4.
À partir du mois de mars, on diminue la quantité d’air insufflée à chaque séance :
18 mars : —10 1bo —8.
13 Mai: —12 100 —4.
La malade est en parfait état, l’expectoration n'a plus jamais contenu de B. K. depuis deux ans. On envisage en conséquence l'arrêt du pneumothorax, d'autant plus que depuis le début du mois de mai, on constate un léger déplacement médiastinal.
Les deux dernières insufflations ont lieu :
la première le 20 mai: —18 100 —6.
la seconde le 27 mai: —-14 100 —2.
La malade est revue le 10 juin et le 11 juillet 1930, la radiologie ne montre alors plus de décollement visible, la malade est en parfait état général -! travaille régulièrement. Elle revient toutes les six semaines environ se faire examiner au centre de triage, derniers examens : 1° février 1931, 15 mars 1931, 1° mai 1931. L'état général est toujours excellent.
L'enfant, envoyé à la campagne, est en très bonne santé.
BR
Tuberculose ulcéro-caséeuse droite à tendance évolutive rapide, soignée par un pneumothorax artificiel. — La collapsothérapie permet à la malade de mener à bien une grossesse survenue au cours de son traitement. — Plus de six mois après l’accouchement, l’état général de la malade est satisfaisant.
OBsERvVATION N° 4
Mme Bau. Germaine, 24 ans.
La malade, qui s'était surmenée au cours de l'hiver 1927-1928, commence à tousser au début du mois d’avril et s'aperçoit bientôt que cette toux devient très fréquente, elle accuse en outre de nombreux points de côté et présente d’abondantes sueurs nocturnes. Très fatiguée, elle perd l'appétit et maigrit rapidement, elle perd près de 5 kilos au cours du mois de juillet,
Au mois d'août, elle vient consulter à l'Hôpital Broussais, elle présente à ce moment une température vespérale à 39° et tousse beaucoup, à l’auscultation, on entend de nombreux râles à droite. La respiration est considérablement diminuée de ce côté. La radiologie confirme le diagnostie de tuberculose ulcéro-caséeuse du sommet droit à évolution rapide. Le Docteur Ameuille institue un pneumothorax Île 14 août 1028. Ce pneumothorax se révèlera lentement efficace. La toux et la température à 38° persistent cependant jusqu'en février 1929.
Au mois de mai 1929, la malade part en cure sanatoriale, elle fait ensuite un séjour à la campagne et revient au mois d'août 1930. À son retour, elle présente un très bon état général, ne tousse pres-
que plus, n’a plus de température et ne crache plus du tout.
Mais à ce moment, la malade, qui avait présenté ses dernières règles le 2 janvier 1930, est au septième mois d’une grossesse qui est fort bien supportée, bien que la malade ait présenté au printemps un peu de dyspnée et qu’elle ait fait en juillet une petite hémoptysie. Elle revient consulter en septembre 1930, à l'Hôpital Tenon, Service du Docteur Ameuille.
. Le Docteur Ameuille décide, à ce moment, d’as-
socier le traitement intra-veineux de crisalbine à la collapsothérapie qui est régulièrement poursuivie, ainsi, le 20 octobre 1930 : —10 oo +2. Ace moment, la malade est presque à terme.
Elle présente, en effet, les premières douleurs le 23 octobre à midi, elle est transportée de suite à la Clinique Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire).
À 16 heures, après la rupture des membranes, le sommet s'engage à la partie moyenne de l’excavation. À 20 heures 45, la dilatation est complète, mais la femme se cyanosant et suffoquant au moindre effort, on décide de faire une application de forceps. En conséquence, on extrait, à 21 heures, une fille vivante pesant 2 kilos 300. À 22 heures, délivrance naturelle et complète, poids 4oo grs.
Suites de couches : à partir du 3° jour, la température est oscillante, atteignant 37°9 le 7° jour ; 38°2 le 9° jour ; 38°4 le 13° jour, puis retour à la normale. On fait une insufflation à la Maternité lle 12° jour (4 novembre) —7 150 —1, puis 2 injections de crisalbine.
L'enfant, vacciné au B.C.G., est séparé de la mère, et envoyé en placement à la campagne, il se porte toujours bien actuellement.
Le 5 novembre, la malade sort de la Maternité et revient se faire suivre à l'Hôpital Tenon. Depuis cette époque, on poursuit le traitement par l’aurothérapie. Le 1° mars 1931, la malade, qui a repris son existence normale, est en bon état général.
Tuberculose ulcéro-caséeuse gauche à évolution rapide, soignée par un pneumothorax artific’el. — Au bout d’un an de traitement, la malade, grâce à la collapsothérapie, supporte parfaitement bien une
première grossesse. — L'accouchement n’a aucune action défavorable. — L’état général de la malade demeure très satisfaisant. — Six mois après, alors
que son pneumothorax est régulièrement poursuivi, la malade commence une seconde gestation qu’elle mène également à bien. — Actuellement, plus de six mois après le second accouchement, la malade, qui continue à se faire insuffler régulièrement, est en fort bon état général.
OBsERvVATION N° 5
Mme Mart. Marguerite, 24 ans.
La malade a commencé à tousser et à cracher au début de l’année 1927, elle présente en outre, depuis cette époque, d’abondantes sueurs nocturnes, elle continua cependant à travailler. Vers la fin de l'année, cependant, s’apercevant qu'elle maigrissait de plus en plus, et se sentant excessivement faltiguée, elle vient consulter à l'Hôpital Laënnec où elle est admise le 20 octobre 1927.
À ce moment, l'examen montre des signes très nets de condensation au niveau du poumon gauche, de nombreux râles sont d’ailleurs perçus à cet endroit. La radiologie confirme la présence d’une tuberculose ulcéro-caséeuse en pleine évolution (avec tendance à l’excavation). En outre, l’expectoration renferme de nombreux B. K.
Le Professeur Léon Bernard et le Docteur Triboulet décident d’instituer un pneumothorax arti-
ficiel gauche qui est commencé le 12 novembre 1927. Dès kW début on obtient un bon décollement, les insufflations sont poursuivies régulièrement, d’abord deux fois par semaine, ainsi, 14 décembre: —18 4bo —6.
20 décembre: —20 450 —<.
Dès les premiers jours de janvier 1928, les insufflations sont poursuivies tous les 8 jours ; le pneumothorax se montre très nettement efficace, la toux et l’expectoration s'atténuent très sensiblement, l'état pulmonaire de la malade est très satisfaisant. Elle engraisse régulièrement, son état général est Es fait. | LEA à
Pendant toute l’année 1928, les insufflations sont régulièrement poursuivies, elles sont d'environ 45o à 500 cm3 à chaque fois, ainsi, 7 mars 1928 : ——1 45o —8.
Depuis le début de l’année 1928, l’expectoration n'est plus bacillifère, il n’y a pas de réaction liquidienne, l’état de la malade est toujours excellent.
En octobre, la malade, qui a présenté ses dernières règles le 22 août 1928, est au début d’une grossesse qui est parfaitement bien supportée ; les insufflations sont poursuivies régulièrement tous les 8 Jours, puis tous les 10 jours, elles sont d'environ 350 à 4oo cm3. Il semble qu'il existe vers le mois de décembre, une légère diminution de transparence dans la région sous-claviculaire droite, mais cet aspect, qui avait paru suspect, ne se précise pas (ee la suite. |
D'autre part, lle collapsus est toujours excellent et le traitement est régulièrement poursuivi, ainsi, 27 février 1929 : —8 oo —6.
17 avril 1929 : —16 4o0o —4.
24 avril 1929 : —16 4oo —6.
Le 1” mai, la malade est presque à terme, on insuffle encore {oo cm3, puis on dirige la malade sur la Clinique Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire). Elle y accouche spontanément, le 6 mai 1929, d’une fille vivante pesant 3 kilos 810. Cette fille, yaccinée au B.C.G., est séparée de sa mère, et élevée chez la grand’mère près de Limoges, mais elle meurt à l’âge de r mois de diphtérie,
Une demi-heure après l’accouchement, délivrance naturelle et complète, il n’y a pas de température dans les suites de couches. Une réinsufflation de 300 cm3 a lieu à la Maternité le 8 mai, deux jours après l’accouchement.
Le 22 mai, nouvelle insufflation : —8 300 —4. À sa sortie de la Maternité, la malade revient se faire insuffler régulièrement au Dispensaire Léon Bourgeois, (Hôpital Laënnec), tous les 15 jours,
ainsi, le 10 juillet : —14 350 —4.
le 16 octobre ; —20 5o —<.
le 11 décembre : —18 4oo —4.
Vers la fin de décembre, la malade commence une seconde grossesse qui est parfaitement bien supportée.
En janvier 1930, comme on note une petite adhérence au sommet, on reprend les insufflations
tous les 8 jours, ainsi, 19 février : —22 4oo —6. 20 Mars: —-930 400 -—-4.
16 avril: —22 oo —2.
5 juin: —18 300 —6.
La malade est au sixième mois de sa grossesse qui est toujours fort bien supportée, le collapsus continue à être parfait. Vers cette époque, les insufflations sont poursuivies tous les 15 jours. On commence à diminuer les quantités d'air insufflées, ainsi, 30 juillet 1930: —24 225 —<.
21 aOût 1930 : 16 325 —8.
Le 10 septembre, la malade étant près du terme, on pratique une dernière insufflation : —14 300 —8, puis la malade est dirigée sur Baudelocque (Service du Professeur Couvelaire), «elle entre à la salle de travail le 19 septembre 1930 (O.I.G.A.) et accouche spontanément le 20 septembre à 2 heures 30 du matin, d’une fille vivante pesant 2 kilos 620. Délivrance naturelle et complète à 2 heures 40, poids 4go grs.
La mère n'étant pas contagieuse, l'enfant n'est pas séparé, il est toutefois vacciné au B.C.G. et envoyé à la campagne où il meurt un mois plus tard de diarrhée verte. Suites de couches normales, pas de température, la malade est réinsufflée à la Maternité, le 29 septembre : —8 325 —4.
Après sa sortie de Baudelocque, la malade revient régulièrement se faire insuffler au Dispensaire Léon Bourgeois,
ainsi, S octobre 1930: —20 350 —6.
Les insufflations sont ensuite poursuivies régulièrement tous Îles 15 jours, elles sont d'environ 350 cm3
à chaque fois,
ainsi, le 3 décembre 1930: —14 350 —4.
31 décembre 1930: —14 350 —2.
28 janvier 1931: —12 30 —4.
En fin mars 1931, plus de six mois après le second accouchement, la malade poursuit son traitement dans les meilleures conditions, son état général est parfait, elle travaille régulièrement.
Tuberculose ulcéro-caséeuse évolutive à marche rapide, avec spélonque juxta-hilaire gauche, soignée par un pneumothorax artificiel depuis trois ans. -— Au bout de treize mois de traitement la malade, très mettement améliorée, supporte parfaitement bien une grossesse. — Grâce à la collapsothérapie, l’accouchement n’a aucune action défavorable. — Actuellement, un an après l’accouchement, la malade se trouve en parfait état général.
OBsERvVATION N° 6
Mine Pa. Marthe, 26 ans.
La malade dit avoir perdu un frère et une sœur d'affection pulmonaire. Mariée à 20 ans, elle a mené à terme deux grossesses, son premier enfant est mort de méningite, à un an, le second est mort d’une rougeole compliquée à 11 mois.
Lors d’un voyage à Lyon, en juin 1927, la malade fait brusquement une hémoptysie, mais à ce moment, l'examen médical révèle seulement l’existence d’un simple bronchite avec emphysème. Rentrée chez elle à Saint-Germain, la malade continue cependant à tousser et à cracher de plus en plus. En octobre 1927, elle fait une seconde hémoptysie assez abondante, son expectoration, examinée au Dispensaire de Saint-Germain, est reconnue bacillifère ; la malade, toutefois, ne présente ni température vespérale, ni amaigrissement, ni fatigue générale marquée. L'examen révèle cependant, une inspiration rude à gauche et la présence d'assez nombreux rhoncus qu'accompagnent quelques râles bulleux ; la radiologie montre, d'autre part, une diminution de transparence non homogène de la moitié supérieure
du poumon gauche. On note à droite. entre le hille et le diaphragme, un développement marqué des arborisations vasculaires.
En fin novembre, là radiologie montre la présence, à gauche, d’un réseau alvéolaire à fines mailles serñé de petites taches sur la moitié supérieure. À droite, les riches arborations vasculaires sont toujours visibles, et il existe, en outre, de ce côté, sous la claviéule, une traînée d'aspect calcifié. L'expectoration est d’ailleurs toujours bacillifère.
La malade qui s'occupe de son intérieur, refuse d’aller faire une cure sanatoriale.
En fin mars, la radiographie du poumon gauche - montre une concentration des lésions autour du hile, avec présence d’une petite excavation juxta-hilaire apparue donc depuis peu. L'aspect du poumon droit ne s’est pas modifié.
En raison du processus destructif à évolution rapide, au niveau du poumon gauche, et des très nombreux bacilles qui persistent dans l’expectoration, la malade est envoyée au Dispensaire Léon Bourgeois, pour lui instituer un pneumothorax. Les examens radioscopiques pratiqués à Laënnec, confirment l’atteinte marquée du champ pulmonaire gauche : nombreuses marbrures dans la presque totalité du champ pulmonaire, présence dans la région juxtahilaire d'un foyer d'ombres centré par une image claire d'aspect très nettement spélonquaire, on voit toujours à droite, le développement exagéré de l’arborisation hilaire précédemment noté ; le Docteur Poix pose formellement l'indication d'un pneumothorax artificiel gauche.
Sur la demande expresse de la malade, il consent à l'institution d'un traitement ambulatoire, ainsi, première insufflation, 12 avril 1928 : —12 100 OXYg. air 200 —6. La malade repart chez elle à Saint-Germain. Par la suite, on continue les insuf-
flations dans les mêmes conditions, ainsi, deuxième insufflation, 16 avril 1928 : —4 oo —r10.
Dès ce moment, la radioscopie montre un décollement total, le pneumothorax se révèle parfaitement efficace, il est poursuivi régulièrement pendant 18 mois, sans incident. Dès le second mois, il n’y à plus de B. K. dans l’expectoration.
Le 23 octobre 1929, le Collapsus est toujours parfait, il n’y a pas de liquide, la malade a augmenté de 6 kilos, est en très bon état général et se trouve en ce moment au 5°. mois d'une grossesse qui est très bien supportée. Ce jour-là, insufflation : —14 150 —4 (la compression étant nettement suffisante, on a diminué, en effet, depuis quelques mois, la quantité d'air insufflée à chaque fois).
Les insufflations sont poursuivies tous les 1b
jours. 20 novembre 1929 : —16 75 —6.
2 janvier 1930: 12 125 4.
15 janvier 1930: —14 150 —6.
la malade est près du terme de sa grossesse, on insuffle encore le 2 février 1930 : —12 250 —2. Elle entre le 10 février à la Maternité de l’Hôpital de Saint-Germain et accouche spontanément sans incident, à 9 heures 30, d’un garçon vivant pesant 3 kilos 100. Délivrance naturelle et complète à 9 heures 45, poids 510 grs.
L'enfant, vacciné au B.C.G., séparé de sa mère pendant les ro premiers jours, et ensuite élevé par elle, et nourri par l'allaitement artificiel.
Suites de couches normales.
Le 19 février 1930, la malade est réinsufflée à la Maternité: —8 150 —4. La malade vient ensuite se faire insuffler à Laënnec, ainsi, 12 mars 1930 : —12 150 —6. Le collapsus est toujours parfait.
La malade ayant présenté une petite réaction fébrile aux alentours du 20 mars, les insufflations sont poursuivies sans pousser :