‹ Du Poils Lent Permanent (Syndrome de Stokes-Adams) Étude Clinique et PathogéniqueChapitre 12 sur 13 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

VI. — Le pouls lent par lésion cardiaque peut se rencontrer au cours de myocardites chroniques avec dégénérescence graisseuse ou fibreuse du cœur. Il reconnait surtout pour cause une lésion de la cloison interventriculaire siégeant le plus souvent au niveau du tiers supérieur du septum, et intéressant le faisceau musculaire de His, faisceau connecteur des oreillettes et des ventricules. La section ou destruction du faisceau de His produit le blockage du cœur et la dissociation des battements de l'oreillette et du ventricule. La lésion peut être une gomme spécifique, une tumeur, un anévrysme, ou une lésion cicatricielle.

VII. — L'épreuve de l'atropine peut dans une certaine mesure faire porter le diagnostic de pouls lent d’origine cardiaque ou

bulbaire.

VIIT. — Les extrasystoles sont le plus souvent des systoles auriculaires, et coïncident avec le pouls jugulaire.

IX. — Les crises nerveuses syncopales et épileptiformes relèvent de l’anémie bulbaire et cérébrale.

X. — Le traitement tâchera d'atteindre la cause du pouls lent permanent :iodure chez les artério-scléreux, traitement spécifique intensif chez les syphilitiques.

Pendant les crises, le nitrite d’amyle et la trinitrine rendront de grands services. Dans presque tous les cas, on s'abstiendra complètement d'employer la digitale.

DES Le Président de la thèse, DEBOVE.

NU Le Doyen, è DEBOVE.

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