‹ Du Poils Lent Permanent (Syndrome de Stokes-Adams) Étude Clinique et PathogéniqueChapitre 3 sur 13 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

SYMPTOMATOLOGIE

Le début de la maladie de Stokes-Adams est le plus souvent lent et insidieux. Aussi la date véritable du début est-elle généralement inconnue et n'est-ce qu'à la période d'état que le malade vient consulter, à la suite de l'apparition brusque d’une syncope ou d’une crise épileptiforme.

D’autres fois les malades viennent consulter parce qu'ils sont sujets à des vertiges, et c'est l'examen du cœur et du pouls qui met sur la voie du diagnostic.

D'autres fois enfin, et ces cas sont relativement fréquents, c'est par hasard, à l'occasion d’un examen du cœur et du pouls qu'on est amené à reconnaitre une maladie de Stokes-Adams qui évolue sourdement avant même l’apparition des symptômes nerveux. |

Quel que soit le début de l'affection, le syndrôme de Stokes- Adams se caractérise par deux sortes de symptômes principaux :

a) Les symptômes cardio-vasculaires ;

b) Les symptômes nerveux : crises syncopales et attaques épileptiformes.

A ces symptômes cardinaux s'ajoutent des signes accessoires secondaires plus ou moins sous la dépendance de la lésion causale où de l'état général du sujet, ce sont des vomissements, de la dyspnée, de la céphalalgie, ete.

Symptômes cardio-vasculaires. — Caractères du pouls. — Le

ralentissement du pouls est de tous les signes le plus important,

celui qui attire l'attention le premier, c’est le plus caractéristi-

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que comme l'indique le nom même de la maladie. Pour qu'il soit suffisamment caractéristique, le pouls doit battre au plus 50 fois par minute. Le plus souveut on note entre 40 et 50 pulsations ; d’autres fois le nombre de celles-ci descend beaucoup plus et il n’est pas rare que l’on ne compte que 35, 30, 25 et même 20 pulsations à la minute. Le malade de Stengel présentait de 18 à 26 pulsations, le nôtre a un pouls qui par moments tombe à 16 seulement. Mais ces cas sont tout à fait exceptionnels.

Le ralentissement du pouls est continu, mais au moment des crises nerveuses, syncopes ou accès épileptiformes, il s’accentue de beaucoup. C’est à ce moment-là qu’on à pu noter un ralentissement extrême pouvant arriver à 10 pulsations, et même 5 pulsations à la minute (Holberton).

Le pouls, à moins de lésions organiques orificielles concomitantes, est Le plus souvent ample, régulier, bien frappé, bondissant, caractères très sensibles au doigt, encore plus évidents sur un tracé sphygmographique. Sur un tel tracé, on voit la pulsation marquée par une ligne d’ascension verticale ou pres-. que ; la descente se fait plus lentement, assez régulièrement, souvent interrompue par une nouvelle ascension montrant un dicrotisme marqué, lequel se perçoit facilement au toucher.

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