GANGRÈNE PULMONAIRE
Dans les épanchements pleurétiques consécutifs à la communication d’une gangrène pulmonaire avec la plèvre, au moment où l’ulctration arrive à créer la fistule pleuro-pulmonaire, le malade sent une douleur du côté lésé, douleur qu'une application de ventouses ou de sangsues apaiseront, mais ne feront pas disparaître. Elle existera. tantôt augmentée, tantôt affaiblie jusqu’au moment de la mort. |
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PLEURÉSIES HÉMORRHAGIQUE HÉMORRHAGIQUE SIMPLE
HÉMORRHAGIQUE TUBERCULEUSE
HÉMORRHAGIQUE CANCÉREUSE
Dans la Pleurérie hémorrhagique simple néonmembraneuse, le point de côté manque rarement; parfois le malade a été atteint d’une pleurésie antérieure, soit du côté opposé, soit du côté sain: dans tous les cas, la respiration et la percussion l’augmentent.
Rarement, 1} est assez peu marqué pour que le malade ait pu continuer son travail, et pour que l’épanchement soit abondant lorsqu'il vient consulter.
Dans la Pleurésie hémorrhagique tuberculeuse, le début est peu marqué, le malade ne vient consulter qu’après un temps plus ou moins long. Les douleurs sont ordinairement vagues, mal limitées, ambulantes, et offrent le. caractère des pleurodynies passagères et multiples dont souffrent les tuberculeux.
Dans la Pleurésie hémorrhagique cancéreuse, le début est parfois brusque, subit. Un point de côté se manifeste au milieu des apparences de la santé. Parfois, c’est à la suite d’un refroidissement, d’un bain que le malade ressentira un pleurodynie. Mais si l’interrogatoire fixe ses souvenirs, 1l se rappelle que, depuis un certain temps, il toussait déjà. Le frisson est exceptionel. Le point de côté manque très rarement, et il offre souvent une durée et
une intensité insolites dans les cas où il ne relève pas d’un cancer.
Il existe déjà depuis un an, depuis trois mois ; enfin, 1l n’est pas rare de le voir se produire avec une grande vivacité au cours de l’épanchement entre les différentes ponctions. Il y a également, par suite de la compression nerveuse, des i1rradiations douloureuses vers le bras, le cou, que l’on ne rencontre pas dans la tuberculose.
Ailleurs, la formation de l’épanchement est lente et progressive; le début passe parfois inaperçu, lorsque c’est dans le cours d’une affection cancéreuse qu'apparaissent les signes de l’épanchement. Le début est insidieux: alors les douleurs sont vagues ; elles occupent le dos et cons'stent plutôt en une gêne de la respiration qu’en une véritable douleur localisée.’
Cette gêne est parfois assez peu marquée pour que le malade ait pu pendant plusieurs semaines vaquer à ses occupations.
En un mot, le début de l’'épanchement est souvent précédé par des symptômes mal caractérisés dus à la présence du cancer primitif auquel succède le cancer pleuropulmonaire. ,
Cependant, le point de côté finit d'ordinaire par se manifester, et cest à ce moment que le malade vient consulter.
DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Entre le point pleurétique et les autres douleurs