‹ Du polythéisme romain (volume 2)Chapitre 172 sur 188 · LIV. XVIII. CHAP. IV. 5l · texte numérisé non relu

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d'être maintenu dans sa pureté primitive. Mais comme l'imperfection humaine tend à s'en faire déchoir , il faut que l'esprit humain répare ses propres fautes.

On peut diviser l'histoire du Polythéisme en trois grandes époques : i°le Polythéisme grossier, matériel, sans liaison nécessaire avec la morale ; 2° le Polythéisme uni à la morale et rafiné par la spiritualité ; 5" la période philosophique , où la raison, méditant sur la forme religieuse prépare sa chute, bien que le culte extérieur conserve ses dehors antiques consacrés par l'habitude.

Il n'y a pas dans le théisme d'époque correspondante à la première époque du Polythéisme. On pourrait bien trouver chez les Hébreux, en confondant avec la doctrine de Moïse les notions toujours inférieures du peuple juif, un théisme matériel, dans lequel un Dieu uniq'ue, mais pareil à l'homme, gouvernerait sa tribu choisie, comme un roi gouverne son peuple par des lois positives, de circonstance et d'une application particulière. Mais les Hébreux sont, comme nous l'avons déjà souvent observé, dans une catégorie à part, ce qui ne permet pas de tirer de leur

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histoire des règles générales. Le théisme De leur était pas naturel , il était en opposition ayec leur période de la civilisation, et la grossièreté de quelques-unes de leurs notions populaires, tandis que la doctrine qui leur était enseignée était pure et sublime, fut un résultat de ce contraste.

La première époque du théisme, lorsqu'il se présente à Ihomme par les progrès naturels de son esprit, loin d'être matérielle et grossière , comme celle du Polythéisme , est de la plus haute spiritualité. Le théisme se montre d'autant plus épuré , qu'il s'est enrichi des méditatioqs des philosophes durant la décadence du Polythéisme, et il ne diffère de leurs systèmes les plus sublimes, que parce qu'il écarte la discussion et le doute , qu'il affirme au lieu de raisonner, et qu'il revêt en conséquence une forme plus positive que les doctrines philosophiques. Dans le théisme, il n'y ;i point de pouvoir sacerdotal, tous sont inspirés, tous parlent au nom de Dieu.

Dans la' seconde époque, le pouvoir sacerdotal se constitue comme à la seconde époque du Polythéisme grec, après la période homérique ; la communauté d'inspiration cesse; le

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