‹ Du polythéisme romain (volume 2)Chapitre 86 sur 188 · LIV. XIV. CHAP. II. 1G · texte numérisé non relu

LIV. XIV. CHAP. II. 1G

devait s'affranchir du Polythéisme. L'Inde a probablement employé des milliers d'années pour faire le même chemin, et bien que près du but aujourd'hui , les symptômes de la révolution qui s'opère dans la doctrine indienne, sont infiniment moins manifestes qu'ils ne l'étaient dans la religion grecque à la même époque. Ce qui confirme à nos yeux cette conjecture, c'est que nous voyons à la même époque, à Rome, quelque chose de pareil dans cette folie d'IIéliogabalc, dans cette fureur intolérante , avec laquelle il voulut établir le culte du soleil comme Dieu unique , déclarer tous les autres dieux serviteurs de celui-là , lui attribuer tout ce qui leur appartenait, le palladium de Minerve, le feu de Vesta , les fonctions sacrées de Mars, lui consacrer toutes les cérémonies mystérieuses dans lesquelles il s'était fait initier pour les connaître ; en un mot, fondre dans cette religion unitaire toutes les religions, y compris le judaïsme et le christianisme (1). Il y avait là une tendance frénétique, mais incontestable vers funité; c'était la démence même obéissant à l'esprit du siècle.

(1) Lsim^v'id. F'Ha Ileliog.

i68 DU poi-Vthéisme.

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