‹ Du polythéisme romainChapitre 116 sur 134 · LIV. Vil. CHAP. m. f^2Ù · texte numérisé non relu

LIV. Vil. CHAP. m. f^2Ù

sance, la seconde à Taction. La philosophie théorique, se subdivisait en physique, ou connaissance des qualités, en mathématique, ou connaissance des quaâtités , et en métaphysique , ou connaissance des causes. La philosophie pratique était subdivisée en mécanique, ou connaissance de l'emploi des moyens matériels^ soumis à des lois nécessaires, sans volonté ou liberté intérieure , et en morale , ou connaissance de la valeur des actions humaines, d'après le principe de la liberté de l'homme. La philosophie mécanique renfermait tous les arts, sans en excepter la poésie. La philosophie morale se partageait de nouveau en politique et en morale particulière. Enfin la philosophie , soit théorique , soit pratique , supposant la pensée qui avait ses règles , la science de ces règles , était la logique qui se subdivisait encore.

C'est à Aristote que nous devons Tadmiràble découverte du syllogisme de cette méthode qui,: assujettissant la pensée â des formes fixes, a porté dans les opérations les plus subtiles de l'esprit, la régularité des mathématiques et à laquelle il a été impossible , depuis ce philosophe , de rien ajouter ou de r^en changer.

22^ POLYTHEISME.

Il h'est toutefois pas rigourci^sement vrai qu'Aristçte soit Iç premier auteur de la logique. Il s'est servi 4'abord 4es Catégories d'Archytas : il a, appris d^'Démocrite et de Socrate Tusage de Ig définition. Il a tiré du Cratyle de Platoi^ la (U3tinçtiQa des termes par leur prçprç signification. Jl a pris du Dialogue de TEuthydème upe partie de ses observatipçs sur les sopbismes t il a emprunté 4e 2^non d'Çlée la connaissance des dil^mpp^e3f Timiée de Locre lui a fourni l'idée dfx syllogiso^e qui fut encore perfectionné par Zénpn : enfin il a trouvé le premier trait des d|émon3trations évidentes dans le Timée et le Théétètç.

Nops avons déjà dit que l'idée d'une classification semblable , partant du même point et y reyenan|:: , était à çUe seule une grande idée y quelque imparfaite que pût d'aillçui»

en ^lie l'exécution. En conséq^ence> des erx&j^x» partieUes, et dea erreurs nov^breus^s saqf doute en physique,, en a^trononiie (i)f

(t) Aristote croyait^ par exemple, que le ciel el les a&U*c8 tournaient autour' de la terre; il prétendait que la tcrre'ne pouvait. être habitée sous Téquateur.

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