LIV. VII. CHAP
et même en métaphj^sique , ne diminueat le mérite ni de PLaton ni d-Aristote. Le principe d'après lequel l'esprit hamam deyait raisonner éta^ .dé#ouyert, le j>ut Yerjs lequel il deTait tendre était indiqué* IL 6$t à remarquer nés^nmoias que, pour arriver à ce but , Aristote prit une marche toutTÙ-fail inverse de celle de Platon. Ce dernier croyait, comme noi|s l'avons dit, que Fâme possédait, par sa nature , toutes les connaissances. Ce qu!elie pensait apprendre sur cette terre était , à son avis , le vague et imparfait souvenir d'une science simple, complet^, que son alliance avee un corps matériel lui avait fait perdre. Aristote, au contraire , prétendait que Y Ame , entrant dans le. corps , n'ayait aucun principe de connaissance, qu'elle n'apprenait rien que par les sens, et que la science n'était que le résultat des expériences qu'ils lui transmettaient, et dont elle faisait un ensemjble , en les réunissant et les généralisant. Aristote est l'auteur de cet axiome célèbre, qufil n'y a rien dans l'intelligence qui n'ait été auparavant dans les sens , axiome qu'on peut regarder comme le principe de la philosophie moderof», mais dont elle a pent-être abusé , lorsqu'elle Tome P'. i5
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est allée jusqu'à refuser à rintelligence toute force intérieure , et que , méconnaissant s^a réaction nécessaire sur lés impressions qui Taffeeteot, elle l'a fransformée en une table rase , en un être passif, sans réfléchir qu'elle mddifie'en même temps qu'elle est modifiée.
Atistote ïi*a laissé aucun objci^t sans l'exa^ miner» aucune portion de la nature sans y porter un regard curieux. Ses recherches, comme €icéron l'observe (i) , se sont dirigées tout à la fois sur tous les phénomènes du ciel^ de la terre et de la mer. Nous laisserons de cêté la plupart des questions qu'il a soumises à son infatigable génie. Nous ayons parlé trop souvent des limites de notre out^rage, pour qull puisse être nécessaire, de les retracer encore. ' ^
La définition que donne Aristotede la cause
suprême, de ses relations avec le monde et
Uvec les hommes, sont les seuls objets qui
nous intéressent. -
' Le Dieu d'Arintote (a) n'est pas très.diffé-
"(i) JfatMra ab eo ita ipvestigata est ut nulla pars cœU, loaris , terre y pretermissa sit.
^"»<^} 4nst. dêN^aUjl. la ; — Ethiç. w$Ni€om, 3L 8. — Etluc- ar/:Eiiil. Tïl. 12. . * ^