‹ Du polythéisme romainChapitre 14 sur 134 · INTRODUCTION. XX VU · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XX VU

par un homme de tant de géoie, ensuite trahie par la fortune d'une manière si digne de pitié et si pleine de graves leçons » on recoa** naîtra*une âme piure dans ses tendances,religieuse dans ses méditations et aimable dans son langage. Cette âme a tout yv^ . a tout «ubi , délices du raisonnement, amertumes du doute , charmes de la vérité^ ivresse de l'amour -propre, de Torgueil national, et de la grandeur humaine , hommages , réactions et flétrissure^ de 1^ lutte des partis : une seule pensée a trouvé toujours le mênie homme, et cette pensée était religieuse. Oui , à toutes les époques d'une vie si inégale , si largement tributaire de cette fatalité qui a( su courber, sous son bras de fer, ce que nos yeux ont vu de plus grand , Ben- . jamin Constant, dont la haute intelligence portait la lumière sur tant de , question s du temps , place au-dessus de toutes la question religieuse et se félicite encore plus de la mis- ^on qu^il s'est faite , de proclamer la charte

XXYIII INTRODUCTION.

morale de l'espèce humaine, ^ue delà mission qu'il a reçue des circonstanceâ pour travailler à la charte politique- de son pays.

Cette charte religieuse de l'espèce humaine, qui le préoccupe aans cesse, est écrite partout dam son livre de la Religion et dans celui du Polythéisme. Il l'eût résumée sans doute, s'il eût a(thevélestkrnières pages'des volumes qui paraissent aujourdliuiii A «'an défaut , nous essaierons de faire cerésumé e0 le composant de ses paroles* tirées des différentes parties de ses deux grandes compositions.

L II est dans l'espèce humaine un élément de grandeur, de l'ordre spirituel, élevant l'homme, créature intelligente., au-dessus de cet univers même , qui est l'objet de son , admiration et qui a souvent été celui de ses hommages religieux. Cet élément, quel qu'il soit, est celui de nois plus douces émotions, de nos pensées les plus généreuses., de nos actes les plus sublimes.

• Il est facile de faire resâortîr la pelir*

^ INTRODUGTioil. XXiX

tesse de rhomme et rimoieiisité de l'uniTcrB. Mais si Ton place la grandeur de Vhomme dans ce qui la constitue réellement, daD8.son âme , dans son sentiment , dans sa pensée, toutes les déclamations philosophiques s'éranouissent. Il y a plus de grandeur dans une pensée fière , dans une émotion profonde , dans un acte sublime de déroftment, que dans tout le mécanisme des sphères célestes (i). »

II. Cet élément de grandeur, appelé de son vrai nom , est le sentiment religieux , sentiment caractéristique de l'espèce humaine, inhérent à notre nature, primitif, pçrma* nent, indestructible, plus puissanf que tout autre , plus fort que Tinstiact même de notre propre conservation , puisqu'il l'emporte soii» venKl sur èet instinet, et qu'il est parvenu à poser dans toutes les doctrines le principe, qiï'en cas d option , H <krît l'emporter toujours.

Telle est^ d'ailleurs, pour l'espèce bumatue.

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(ij) Pofyihéisme, î/p. i65.

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