‹ Du polythéisme romainChapitre 13 sur 134 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

montre le dieu. Et qui peut désoroiais refuser d'admettre ce que l'humaDité a toujours reconnu, ce qu'elle a tpujours considéré comme son plus noble apanage , ce qui a été pour elle et ce qui doit toujours être pour elle une source de grandeur morale , d'indépendance politique et de prospérité sociale ?<

Mais» dès loprs, la question religieuse revien* 4rait donc au moment meme^ où elle semblait écartée à famais?

Elle revient , en effet , avee une puis-r sance tout enouvelle. En vain s'imagine-t-on en avoir fini avec la forme; on n'a rien fait, liant que le fond n'est pas examiné ; on n'a rien fait tant qu'il n'est pas statué sur la meilleure forme que devra prendre ee sentiment religieux qui est toujours là , plus puissant qye tout autre , et qui demande, autant que tout autre, à se manifester au-dehors; qui, ^ tQutes les époques de rhmnanité, a reçu du génie des peuples de&rites^et^s dogmes ; et auquel ^ oa le dirait, oodre impuissa^K^e de

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créer , bien plu3 que notre impuissance de croire » semble en refuser aujourd'hui.

SI désoroaai^ le senlimeot religieux d^ mande à i^entrer ^insi dans la société, s'il j prétend occuper une place proportionnée à son importance, c'est un droit 'qu'il réclame en yertu d'une investigation rationnelle des documens du monde entier; ce n'est plito une concissston qu'il sollicite, et ce n'est plus au nom d'une communion quelconque , c'est *au nom* de l'humanité, enfin comprise, qu'il en appelle à justice.

Telle devra et telle pourra être la conaé* quence du livre de la Religion.

Si, après l'importance du résultat, quelque chose pouvait ajouter au prix de l'ouvrage, ce serait le langage qui le distingue.

Ce livro , fait dans des temps dif ers , conçu

sous la république, contirïué %90% l'etnpire,

émis partiellement sous la restauration,

achevé en juillet ; ce livre successivement

• abandoDoé et repris à Paris , à Genève , à

XXYI INTRODUCTION.

Goettingue, du commencement à la fin se ressemble dans toutes ses pages, ^'inspire de la même pensée y poursuit le même but, présente les mêmes Tues. Ce n'est pas à ses amis habituels que l'adresse l'auteur ; ce ne sont pas ses.ffonstans adversaires qu'il y combat ; c'est au croyant et au sceptique, à l'impie et au fidèle , c'est à l'homme qu'il parle de ce qui intéresse tous les hommes. Sous quelqne bannière qu'on se trouve engagé, bannière de là philosophie ou bannière de l'église , d'au-* cun côté on n'a de concession à espérer ni d'hostilité à craindre. Des vues si hautes ne sauraient blesser qui que ce soit, et de toutes parts on rendra un égal hommage à cette puissance de raison, à cette douceur de langage, à toute cette converiaince de pensée et de parole qui caractérisent ce livre. Dans chacune de ces lignes tracées par une main d'abord. si vigoureuse, ensuite si défaillante, en vqe d'une société un instant refaite d'une manière si merveilleuse, sur un plan si gigantesque et.

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