INTRODUCTION. XXXI
IV. Si ce sentiment ne se démontre pas, il se montre ; il est fier , libre , inaliénable ; il n'est puissant et beau qu'à ces conditions.
C'est qu'il n'est autre chose que la conscience et la raison de l'homme ; il n'est pur que par elles, et avec ellesll s'altère toujours. *
y. La plus belle forme qu'il ait jusqu'ici revêtue est le théisme ou le christianisme.
Le christianisme n'est proclamé si beau que pour son théisme. On objectera peut-être que cette forme n'est pas l'œuvre de la raison ou de la conscience humaine; on dira qu'elle est celle delà révélation divine, mais, dans ce cas , on devra se rappeler que , dans l'opinion de l'auteur, il n'y a qu'une seule révélation , et qu'elle est universelle.
YL Ce n'est pourtant pas la théorie du théisme qui constitue seule la beauté du christianisme; ce qui place cette forme si haut, c'est qu'elle laisse tant de jeu, offre tant de liberté et donne tatit d'énergie au sentiment religieux.
' Remarquons ici que cette opinion était des*