Tome I. d
eèttfllito Wtêp et H cmileur ^« d'autteê ont
Utmti eê sérult pn vmt bien âiiguHère firéM*» dipàliob qu^oil therchertit M tm méFMAfe vdè hlîttre «r^M » ott même iiw takièlfe tm péit^ttip%fé'^fhkfi^^ LesfiytK, dMt iibiik'4hettiëé tebdtit ide rigûi&teï FidMQB«e ^ sdïi^rttttÉt taîètitti 1m Ihdttttiotf â. pteleto>« plil(pib8 et teligSeuéies iiu'en a tiréeè Ttiiteiti^, iàiït h tetÛë chMt à hquelle son esprft idc f^WI^ ViïtatftieT/et cet ItidtietkHit sotrt ettdiplètè8/*Ceqt]e B^«tai{n Ctoinftilliièbdrchidl, il a^Q le trôtiveir èi ie dfaè âtee tine iietlfeté de vùësî et nhe iMtdMtC de Mi$on , qui époisenfl Sun snjet: L'^AoutiAn ilétail et4a ^^aMioohde l'^aljjrseisHiDhtteiit aiàltSsënietit â¥eé lapiA- Séhoe dé Falr^rttétibn et téti iMttttft^'Mtai}^ déràtibfrt tiûi .ifâfiÉrlréd^^ les ^lëMÂées^^M^
)¥fl^èe %iuiMrfÙt^^«t| sdés ce p^intide me/àe délH)tiifM ti»ëte»9(HiiM«Miecde:pl^ eiMwlea
ifrritoBUCTfON. li
rhisloire du christianisaie et du Polythéisme 96 disputant le miMide ait inspirés dans ces derniers temps.
fin effet , le Potytkéi$mê romain et le Ginie du €àtiaiûni$mê ^ malgré 4a dirersité des Tues et des ^ntimens qm ont inspiré ces grandescûmposilions ; malgré la^Vergence des résultats qu'elles présentent, offrent, ious le rapport ^ue nous Tenons d'en?isager, de nombreuses analogies , et, sous d'autres, tant de points dé eontaet qu'elles se complètent en quelque sorte Tune t'autre.
Elles ont de commun leur point de départ* M. de Chateaubriand ^t Benjaikiin Constant > il y a quarante ans, furent frappés, comme tout le monde , de Totr le christianisme attaqaé|»ar des doctrinies nouf elles coaamft le Pdlytfaipisme l'aTait été par les dôctirtnev ebrétiennes : dix-huit siicles auparavant. L'un et l'autre réfiK>lurent de chercher , dans la lutte ancienne, dans celle* du christianisme et du Polytkéi^e , ta solutioik de la lutte noufelle;
LU U^TRODUCnOK..
TuD et l'autcc pensèrent <|pe , dans les raisons qui osïty j^ait triompher uoe religion et succomber une autre, on pouvait. surprendre 1 enigine de la durée de toutes deux.» Deux fois M. de CkAtfeaubrianid . a cherchéi et.'Okplîquéfiptie émffj^ dans Thistoire ducbricAîanispï^ victorieux ; deux fois, Ben|an)in Coostai)t. Ta cherchée et expliquée dans Thistolve du Polythéisme anéanti ;, deux fois, l'un a fait voir pourquoi la religion chrétienne a dû triompher 9 deux fo|s Tautre a, moAtré poiic^ quoi les croyances païennes ont dû suc^ çomboc- Si k foi. a guidé les investigations de Vnn f et; si , pour miteux célébrer le triomphe de cette foi , il Ta parée des dépouilles iftémes de la rivale qu'elle . avait viûpcue ; H la. philosophie seiile. a dirigé lea^xciclpLei^bes^ de Tautrev et si « pour, présenJtaf jun résultat plus impartial , il a Mt ^slraçtipn. 4e toute som éducation religieuse» ils. ne s'ç^ sopt pas oiioins rencontré^ dana,les résul|^ ^ essentiels. En effet, tous deux ont
IlfTIIODUGTION. LUI
proclamé la iûême doctrine ; l'un a trouvé la religion chrétienne plus poétique que le Polythéisme, l'autre Ta trouvée plus philosophique; et celui-ci Ta recommandée aussi puissamment i rintelhgence que celui-là i Timaglnation« Enfin , ils sont tombés d'accord sur ce point fondamental , que le sentiment religieux est la source de toutes les opinions et de toutes . les inspirations les plus généreuses. '
Sans dotite M. de Chateaubriand , qui a peint le christianisme si beau, est plus entraînant que Benjamin Constant, qui Ta montré si supérieur, et le premier, en prêchant avec enthousiasme une foi puissante, a plus saisi le cœur et mieux séduit l'imagination; mais, en noui plaisant voir dans cette religion tin de ces privilèges de liberté et de grandeur que la raison humaine ne doit jamais se laisser ravir. Benjamin Constant nous a dfautant mieux enchaînés qu'il nous a soumis à nous-mêmes. M. de Chateaubriand, en
LIV lIlTRODyCTIOll.
nouâ ramenant dans des temples décorés avèe tant de profusion et en nous preserÎTant des dogmes si majestueux , a jeté plus d'éclat, et . est allé plus loin ; Beq jamiA Goiistant , en poifs renvoyant devant nous<-mêmes , en ne qqus affirmant que ce qu'il pouvait nous démontrer et en: nous démpntrant un lait immense^ a pourtant pris sur les opinions de ce siècle une autorité plus grande » et je u^ssaierai pas de dire lequel de deux écrivains qui occupent aujourd'hui des places inégales sous ce rapport , prendra un (our la première* i
Eien^ n'approche, il est vrai, de cette puissance de style qui a fait la fért|ioe du Génie diib ckristianUme ; il n'y a, dans FoùvjKige du Polythéisme i ni cette magie de couleur, ni cette audace de création qnl^t fait du livre de Châteaubri|ind le modèle de tant d'autres; il y a pourtant ^ dans la méditation religieuse de Benjamin Constant, une telle profondeur, sou discours a un charme si iniimt;d>le , et la portée de chacune de ses paroles est en si
WTAOWfCTiOi'w i»y
JMte proporfioDiivec la pwtAa^ Af <^sicu^ deseftpetiséet» que la raÎBOd toujûi^rs f atiafaitç cUtta dootaioe qu'on lui doAiM Qt d^ )a JUberté qu'on loi laÎMer; que le goût tpvjP^ra flatté dii plus h&uieox mélaDge de fioiosae, de gvAc^ et de coarenaoce V reudeui tpujpiurs le inèmf hommage à Taoteur d'uo ent^gneinQOt .4 1* fois si haut et si séduisant. Nous nQ.pmrlesooi pas ici de cetto^ foule de mots pcofonda, de remarques iflgénièùses et de -^iritueUes sail^ fies dont le disiébura de Benlamin Constant est comme parsemé } noua né parlerons pas même de ces pensées si épigrammatiques» ai Traies et si fortes, qui échappent i sa plume féconde et qui resteront d'autant plus dana k langue que l'auteur possède mieux l'art de lés adoucir; nous ne parleronà paa de k terre inépuisable de cet eaptit d'opposition, quia'est enchaîné quelquefois aaiia faesala [ae kisser tainere, mak noua rappdkrons^udquea-unes de ces pages ai ékgantes^etiai graves, qui||ont ^Hdu litre de ÏBen^min Cionatant un monû*
tri iffTftoiHievt0fr.
ment 4e Htlératiir^ nationale, et nqus termi^ iberotis ce iré^mné par un fragment qui est comme la clef de êa tfe et de son livre. Ce [|ÉMisagé; mienx que tout autre rnous iredira tout Ce qull y aVait de puissance d'affection f d'inteUlgence et de parole dans cette âme si heureusement organisée 9 et dont le moule s'est brisé sitôt.
Benjamin Constant ne conçoit pas, dit-il , qu'on veuille bannir la religion du cœur humain ; il ne peut comprendre Tantipathie qu'elle inspire, les haines qu'el^ provoque, et il ajoute :
« Par quel renversement siogidter d'idées le recours innocent et naturel d'un être malheureux à des êtres secourables.a-t-il quelquefois provoqué la haine, au lieu d'exciter la sympathie qu'il semble appeler?
«Qui oserait^ en jetant un regard sur la carrière qui nous est tracée , déclarer ce recours inutile ou superflu? Les causes de nos douleurs sont nonabreused. L'autprité peut nous
INTRODUCTION^ I^yil
pctarsuivre , le mensonge noios cdlomnier. f^es lieimi d^tine société toute factice PQI19 )>l686entit Là destinée néus {r9ip04iù$ ce que nous çM', rissons. La Tidlleèse s'afaiiGé.TecBt Mm ,' épQ^ que sombre et solennelle ^ 6ù let'Objilp s'obr scutdsâent et semblent se retictts/ei oà:|f) ne sais quoi de froid et de terne «e répand sur tout ce ^ui nous entoure. Nous chercbom partout dès consolation^; et presque toutes nbs consolations sont religieuses. Lorsque le monde nous abandonne, nous formons* dtie alliance au*delà du monde. Lorsque les hommes nous persécutent , nouis nous créons un appel par-de^à les hommes. Lorèque nous Tojronir s'évanouir nos illusions les plus chériesl^ k justice , la libeifté , la patrie , nous Dayp flattons iqu 'il ç^ste quelque part un êtro ^uous sabrrgré d'a?oir été fidèle^,, malgré ndtre siècle 1 à la justice / à la liberté 9 à la patrie. Quand nous regrettons ua objet aimé » nous jétoûS'unfpoot sur Tabime et le traversons par la pensée; Enfin I lorsque la vie nous
LYlll iNTtODUcnON.
éeAappe » mm nous ëtançone ?ers une nuire rte. Ai&m ite^tehgfoo eiC là compagoe fidèle g FteigtoiMaa^ ioftitigjbiMf iniiie de rmfortuné- 6^)«ii ftii regarde; coonne ëek erreurs toutes È^' èiféimue^ éeinâtf ce ne sjeniUet être tllui'[)ii(xfottéiiitent éam ^ue toat cotit, de èé^eoxitMrs'ttiiiireraet de tous tes êtres sauf* lra«é > dé eM demmdes ^ la docrieur, s'é* leVaBrf vert xtn cM d'airain de tout les points dé la:teffre, pour rester sans répoiiscf» et de ntttisf on seeourable qui nous transmet couime une i^pbnse^le bruit coofasfletafatlie piièréSv répétées^au lofn dans lek aiM. b
Est-il ^: daoi notre langue ; dans ape l^^^ gne q;uelconquei je ne dis pas des paroles ptcrssaintemeniis^irées> mais pl«i pTofos** défilent rellgietisés , ^ilus jperstiasnes et ptes douées, j^t l^Mur 4e idés' paroles n'éuit^il pbsi apîpdlé'i se laire l'historien de toutes les religions 1^ ^n'ataHhil pas missioïi en tui-aiême dô^suivri/ jusque dans la* oliute de la pins iè^Ièbrëde towfos' lesiteeéifraneeii antiques y ce
IlITRODÛGTIOlf.
sentiment de céleste origine qui, au berceàu , dans la vie et au-delà de ce inonde , est le guide le plus éclairé et le plus fidèle compagnon de Thomme? En nous rendant i cette puissance divine , dont les lumières sont si pures et les consolations sont si nécessaires , n'a-t-il pas bien mérité de Tespèce humaine?
J. Mattee.
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