IIV. I. CHAP
IVérée étaient en honneur à Cardamyle ( 1 ) ^ parce qu'elles y avaient paru poqr voir passer Pyrrhus , qui ^lait à Sparte , épouser Hermione (2). Le dieu Pan s'était anné pour ks Athéniens^ à Marathon (3) , Neptune pour les Blantinéens à h seconde bataille de Mantinée (4}. .Les Dieux avaient combattu pour Athènes près de Salamine. I^'armée des Gaulois avait été mise en déroute à Delphes par Apollon et les l^éoies protecteurs du temple. Diane avait égaré les Perses , pour les Hvrer sans défense aux citoyens de Mégare, De là Tautel de Diane tutèlaire (5). Hercule avait défendu les Thébains contre les habitans d'Orchomène (6). Mercure^ à la tête des jei^ines gens de Tanagi'e , avait repoussé les Erétriens. Bacchus , pour sauver des captifs de Thèbes , saisis par 4es Thraces , avait endormi ces barbares (7). De là les temples d'Hercule Hippodète, defiaçchusetde Mercure.
(i) Autre ville de Laconie.
(a) Paus. Arcad. lo.
(3) Id. a. ib.
(4) Ib. Att. 4o.
(5) Id.ib.
(6) Td. Bœot. 26.
(7) Paus. Bœot, 2.2.
Mais en Grèce, les traditions de chaque ville, disputées par les autres , ne pouvaient jaina» devenir partie de la religion nationale. Ces^ tra^ ditions n'avaient donc qu'une influence trèspeu étendue , fort passagère , et toujours contestée. Brasus se vantait d'avoir tiré son nom de ce que Bacchus et Sémélé sa mère y avaient été poussés par les flots (i). Mais cette prétention d'une seule ville grecque était contredite par la Grèce entière. Les détails de Pausanias sur les monumens des diverses bourgades de TAttique , de la Béotie et de l'Elide démontrent clairement que les fictions demi-historiques et demi-religieuses qui avaient donné lieu à ces^ monumens ne composaient point un système; telle peuplade adorait comme une divinité du premier rang un^ieu subalterne chez d'autres peuplades (2) ; telle cité rapportait , comme une preuve de la protection céleste, un fait que la cité voisine révoquait en douté ou représentait comme l'effet du hasard. Gela tenait à la division de la Grèce en petits états , tandis qu'à Rome il y avait un centre.
(i) Ib. ib. 16.
(2) A Céphalé les dioscures étaient mis au nombre des grands Dieux.
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