INTRODUCTION
Dans roqyrage posthume d'un auteur cél bre, cp qu'on cherche avant tout, c'est son dernier mot ^ c'est la soliitlon à laquelle il est arrivé sur la question principale qui a préoccupé son esprit. Quand un écrivain s'est fait réellement une questiop spéciale, quand il se l'est faite grande ^ et Ta traitée avec science^ il s'est formé entre lui et le public une sorte d'engagement. Si le déhtâ n'a pas été vidé, sj l'écrivain a renoncé à l'épuiser, ou que la mort ait brusquement tranché le fil de méditations qui devaient amener un résultat, il y a pour l'opinion un mécompte pénible. Qu'alors la Tjpix qu'on ne croyait plus entendre Tienne à
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se ranimer ; qu'une dernière parole s'échappe, pour ainsi dire, de la tombe pour achever un discours qui semblait à jamais interrompu, et l'attention est extrême. Un silence religieux accueille des accens qui arrivent à nous comme d'un autre monde.
Benjamin Constant vient ainsi se faire entendre de nous une dernière fois. Entre lui et le public une question immense était engagée et le débat qu'il avait porté devant Topiniôn n^étaît pas vidé. Dariè la* foule des questions agitées en France depuis l'époque où s'agitent presque toutes les questions. Benjamin Constant s'était emparé delà pltis haute, de la plus ardue, de la questiori religieuse, non
pas de la question chrétiertïie seulement qu'a-
. . ' ' ' ■ vaient abordée tant d'autitSS^/ihàîsde fa qxies-
tion entière. En face de tous les systèmes dii
présent et du piasSé ; devant toutes les opinions en conflit , devant cette vieille affirmation qui proscrit jusqu^ati doute, et cette négation envahîssahtè qdi voudrait couvrit de