OBSERVATION. IL
(Due à l’obligeance de M. le D* FOULLIARON.)
M. X..., 37 ans, marchand de vins. e :
Tuberculeux depuis 1883, époque à laquelle il fait appeler M. le D: Foulliaron, Le malade a des signes certains de tuberculose pulmonaire, mais rien au Cœur, pas de.palpitations, pas de souffle : il
peut vaquer à ses occupations, n’a pas de température fébrile. En 1885, il est pris d’un accès de tachycardie : M. le Dr Faisans
est appelé en consultation. La phtisie évolue normalement, le
malade n’est pas fatigué par ses digestions, il peut continuer son commerce. Mais au moment des crises, qui surviennent alors tous les deux mois, il suffoque, son cœur bat avec une violence extrême. le pouls est incomptable, il dépasse sûrement 200 pulsations. Pas d’oligurie, pas d’albumine dans les urines, pas de menace d asystolie : les crises durent de une à quatre heures.
A partir de 1888, elles se répètent plus souvent, en même temps que la lésion du poumon paraît demeurer stationnaire, elles ont toujours les mêmes caractères d'intensité et de durée.
On a essayé tous les médicaments capables d’atténaer ces accès :
les injections de morphine, l éther, le chloral, les bromures, le sulfate de spartéine, le champagne frappé ; aucun d’eux n’a amené une amélioration bien appréciable. |
Actuellement (novembre 92), lé malade, après un séjour aux bains de mer, paraît moins fatigué du côté du cœur, mais la lésion pulmonaire est en PIDERE NS.
OBSERVATION HI [Du malade lui-même).
Pas d’antécédents héréditaires tuberculeux.
Très bonne santé antérieure. En 1881, après avoir fini ses études, ilest pris de douleurs subites simulant l’angine de poitrine ; accélération énorme des battements du cœur, pouls très fréquent et filiforme, douleur précordiale s’irradiant sur tout le plastron thoracique.
M. le Professeur Grancher an io une hépatisation du sommet droit, rien d’organique au cœur. Depuis les premières crises, production à arythmie cardiaque et d’intermiitences qui-se retrouvent au pouls. Les crises durent une heure au maximum, elles se renouvellent tous les mois, pas d’anurie ni de menace d’asystolie, pas de fièvre. è
En 1889, le malade est atteint de la grippe avec action très marquée au cœur. En 1892, son état est stationnaire.