‹ Du Pouls Chez Les TuberculeuxChapitre 4 sur 14 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

C’est en suivant les visites hospitalières de notre

maître, M. le Dr L. Faisans, que nous a été suggérée

l'idée de faire notre thèse sur le Pouls chez les Tuberculeux. Certes, depuis les mémorables travaux de Laënnec sur la Phtisie, il n’est peut-être pas de ques-

tion en médecine aui ait excité à un plus haut poirt la sagacité de ses successeurs. Il suffit de citer parmi eux

‘les noms de Morgagni, Louis, Andral, Grisolle et, plus récemment, ceux de Villemir, de MM. les professeurs Potain, Jaccoud, Peter, Grancher, qui, tous, sont venus apporter leur intelligence et leur travail au service de la solution de cette importante question de la Phimie. Si nous considérons encore que les observations de Galien sur le pouls ont été vérifiées et complétées par -Solano, Bordeu, Nihell, Cox, Fouquet, Monneret, Maréy, Lorrain, Ozanam, nous sommes amenés à reconnaître, en commençant notre travail, que notre courte expérience suffira à peine pour suivre de loin le sillon tracé par nos devanciers.

Dex

PTnGUE ds

Est-ce à dire cependant que nous allons demander à l'artère radiale plus que ce qu’elle peut donner ? Pourrons nous trouver, au simple examen clinique du Pouls, quelque minutieux qu'il puisse être, un symptôme certain de Tuberculose : autrement dit pourrons-nous cliniquement définir le Pouls Tuberculeux ? Non, mais chez des phimiques avérés, voire même chez des malades où le diagnostic était encore incertain, nous avons cru trouver, à l'examen de leur pouls, des symptômes assez curieux et assez constants pour qu'il nous soit permis de les relater dans une thèse.

Nos recherches faites dans la littérature médicale viendront confirmer une grande partie de nos assertions. | : | Décrire les caractères cliniques du pouls, que nous avons trouvés chez la plupart des tuberculeux, parler, au sujet de sa fréquence, des crises de tachycardie symptomatiques de tuberculisation pulmonaire, montrer ses rapports avec la température; tracer ensuite le tableau des troubles du cœur, surtout ceux d'ordre dynamique, que la bacillose entraîne avec elle pour arriver à leur pathogénie et à leur traitement, tel est, en quelques lignes, le sujet que nous allons traiter.

Nous passons volontairement sous silence l'étude sphygmographique de la pulsation artérielle chez les tuberculeux. Entrer dans cette voie, en effet, c'était étudier avec les appareils dont dispose le physiologiste, l'état de la tension artérielle, la force de l'impulsion cardiaque, en résumé un bon nombre de problèmes qui nous auraient éloigné de notre premier plan.

sue

RE

ue hâtons-nous es nos Hetleute remer- | ciements à M. le D' Faisans, qui a bien voulu s’intéres- ser à nous et, partant, nous faciliter le travail. Nous espérons plus tard, dans notre mesure, tirer parti des

leçons si pleines de bon sens pau que notre maître

oc tous les jours.

Que nos maîtres dans les FR MM. Humbert, Tillaux, Quénu, Pinard, Peter, Aud’houi, Gilbert, veuil-

lent bien ‘accepter le his de ae Fons

sance: = M le professeur Peter nous fait thondane d'accepter Ta ne de notre thèse, nous l'en remercions

sincérement. ;

Page 1