HISTORIQUE
Continuateurs des idées de Galien qui, dans ses quatre Traités du Pouls, en avait défini les caractères,
ses successeurs, et parmi eux Solano, Bordeu, j jusqu'à
Landré-Beauvais, avaient décrit dans leurs ouvrages le pouls des phelgmasies, le pouls critique, le pouls d'irritation, le pouls ‘supérieur. D’aucuns même avaient
admis des subdivisions qu’il serait hors de pre de
vouloir discuter aujourd’hui. À
Cependant Double, dans son Traité de ee
Générale, paru en 1817, tout en reconnaissant l'importance des signes tirés du pouls, surtout pour donner
des idées claires sur l’état des forces vitales, semble vouloir se détacher des doctrines émises jusqu'alors.
Mais il faut arriver jusqu’en 1861, époque 4 laquelle |
Monneret, dans son Traité de Pathologie Générale, remettant la question sur le terrain purement clinique, émit cette opinion à savoir que les modifications réelles offertes généralement par le porls portent :
1 Sur le nombre des pulsations artérielles; > Sur le degré d'amplitude de la diastole ;
LA
RES à En
3% Sur l'accroissement ou l’affaiblissement de la con-
| tractilité des artères agissant en vertu de leur vitalité propre;
4 Sur le rythme.
Telles sont, actuellement encore, les modalités patho-
logiques nee les cliniciens au sujet des trou-
bles de la circulation artérielle. Toutefois, parmi ces modalités, deux surtout ont une valeur importante en séméiologie : ce sont la fréquence du pouls et son
rythme.
Depuis que nous avons entrepris des recherches sur
cette question, nous avons pu, bien des fois dans les
services, examiner le pouls des Tuberculeux toujours nombreux dans les hôpitaux. Il serait trop long de rela-
ter en détail toutes les observations qui viendront cor-
roborer nos lectures, aussi nous contenterons-nous de mentionner celles qui nous paraissent offrir l'intérêt clinique le plus saillant.
En suivant la division de Monneret, nous nous occuperons d’abord du nombre des Era artérielles chez les tuberculeux, et nous rattacherons à ce