‹ Du Pouls Chez Les TuberculeuxChapitre 7 sur 14 · RE NE · texte numérisé non relu

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venons de signaler. Les auteurs qui ont traité la question sont unanimes à reconnaître que la bacillose entraîne toujours avec elle une accélération du pouls. Mais dire que la diastole artérielle est accélérée, n'est-ce pas dire en même temps que la systole cardiaque est, elle-même, également fréquente ?

Auscultons le cœur d’un phimateux à pouls fréquent : une hypertroprophie cardiaque, une .péricardite, ou bien une lésion valvulaire concomitante pourra parfois nous expliquer l’origine de cet éréthisme. Mais que de fois aussi, avec la tuberculose commençante, ou bien à cette période que nous appelons, faute de mieux, prétuberculeuse, nous trouverons-nous en face de troubles purement dynamiques!

MM. les professeurs Peter et Germain Sée ont étudié, dans l'intervalle des palpitations, cette accélération des battements cardiaques, et c’est en considérant ces troubles physiques de la circulation chez les tuberculeux que le D'Fox-Wilson, dans un travail important, insiste sur ce fait à savoir que chez un malade à forme aiguë ou chronique, l'accélération de la diastole artérielle est presque invariablement observée quand la maladie est progressive. Dans ce cas, dit-il, alors même que la maladie offre tous les caractères de la bénignité, on peut observer, aussi bien le matin que le soir, un pouls qui peut aller jusqu’à 140 pulsations. Telle n’est cependant pas la moyenne, et si d'aucunes fois, on a vu dans des cas graves le pouls tomber au-dessous de 70, on peut dire, d’une facon générale, que la diastole artérielle oscillait entre 80 et 90 pulsations, tandis qu’elle

nes

dépassait toujours 100 toutes les fois que la maladie ‘ prenait une forme rapide.

Considérant ensuite les variations du pouls dans là journée, il montre, dans plusieurs tableaux, que parmi les cas où il lui a été donné d'observer des pulsations très fréquentes (entre 120 et 140), le plus grand nombre s’est trouvé dans la matinée, et ses observations Sont ici d'accord avec celles du Dr Smith.

Bien que n’ayant pas à notre actif des statistiques comme celles du Dr Fox-Wilson, nous avons pu, bien souvent, examiner des pouls de malades qui nous permettent de confirmer ses recherches. Nous croyons cependant devoir faire une restriction en ce qui concerne la moyenne plus élevée des pulsations artérielles du matin. RAT :

Chez la plupart des malades que nous avons obser-

ï vés, la fréquence du pouls, essentiellement liée à la marche de la maladie, était accrue tantôt le matin, tantôt le soir, selon qu’une cause physique ou morale était venue réagir à un de ces moments sur leur SyStème nerveux.

Nous croyons donc pouvoir nous résumer en disant que la fréquence du pouls chez les tuberculeux, variable en intensité, est généralement en rapport avec l’évo- lution de la maladie. Presque toujours au-dessus de la normale, elle peut osciller entre 80 et 140 pulsations à la minute. Au point de vue du pronostic, le tuberculeux qui, dès le début, présente d’une façon continue de fréquentes D artérielles est, dans la plupart des cas, rapidement condamné.

De: De la Tachycardie paroxystique symptomatique de Tuberculose Pulmonaire.

__ Nous établissions dans la précédente étude que le , boule. chez la majorité des tuberculeux, oscillait entre 90 et 110 pulsations. Bien souvent aussi, chez des malades de la premiére ou de la seconde période, cette accélération du pouls n'était accompagnée d’au-

cune température fébrile, ce qui revient à dire que ces”

tubérculeux sont des tachycardiques, et nous dirons des tachycardiques permanents.

= Certains de ces malades ont en même temps des pal- : pitations douloureuses d’une moyenne intensité, mais à côté d’eux nous avons recueilli plusieurs observations de tuberculeux qui, généralement sans température fébrile, étaient sujets à des crises simulant l’angine de poitrine. Ces crises avaient cependant un caractère particulier : dans l'angor pectoris, malgré

l’imminence de la suffocation, l’auscultation de la poi-

trine ne fait entendre aucun bruit anormal, les batte-

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ments du cœur sont normaux ou ralentis; tandis que chez nos tuberculeux, l'inspection seule de la région précordiale suffisait presque pour se rendre compte de l'accélération et de la force énormes des battements cardiaques. Prenait-on en même temps le pouls de ces malheureux aux couleurs livides, c’est à peine s’il était perceptible et il restait incomptable pendant la durée de la crise. ne :

Mais qu'est-ce à dire chez de tels malades sinon qu'ils étaient en proie à de véritables crises de tachy-

cardie paroxystique.

Or, depuis les travaux de Bouveret Con nletes par MM. Debove, Huchard, Faentzel et bien d’autres pathologistes, on est d'accord pour appeler tachycardiques essentiels paroxystiques des malades chez lesquels on ne trouve aucun stigmate hystérique pas plus que la moindre trace d’une des névroses connues. L'examen le plus minutieux des organes ne dévoile, en général, rien qui puisse expliquer chez ts crises auxquelles ils sont sujets.

De durée variable et Pa à des intervalles plus ou moins éloignés avec une accalmie parfaite en dehors d'elles, ces crises sont caractérisées surtout par une accélération énorme des battements du cœur etun abaissement non moins considérable de la pression artérielle, très peu ou pas de fièvre, du rétrécissement pupillaire, de l’oligurie jointe à l’azoturie et comme complications imminentes l’æœdème des membres, l’asystolie et la mort subite.

Bouveret a appelé une pareille affection tachycardie

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