OBSERVATION VII
Le malade ägé de 63 ans, n’a pas d’antécédents pathologiques héréditaires. Mais on retrouve chez lui toutes les affections auxquelles sont sujets les arthritiques. Jeune il avait des saignements de nez très fréquents. Plus tard il a eu des migraines. Dès l’âge de 25 ans, ses cheveux ont commencé à tomber : il offre aujourd’hui une calvitie très pro-
noncée. Il à depuis longtemps des troubles dyspeptiques que
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les meilleurs traitements n’ont guéri que momentanément. Il se plaint actuellement d’un point douloureux dans le côté droit. Il a, dit-il, la respiration courte. Un rien lPoppresse et la nuit il est en proie à des accès de dyspnée qui se reproduisent deux ou trois fois chaque nuit. Il tousse peu.
L’auscultation du poumon rèvèle l'existence des ràles souscrépitants localisés aux deux bases prédominants surtout à la base droite.
A la percussion, on entend un peu de submatité au même niveau.
Les battements du cœur sont irréguliers et intermittents. A la base, le deuxième bruit estbien frappé. A la congestion pulmonaire double est donc jointe une Hisocaralé scléreuse.
L'examen des urines apprend qu’elles contiennent de l’albunine et l’interrogatoire dirigé dans le sens des petits signes du brightisme nous revèle l'existence de plusieurs d’entre eux, surtout de la pollakiurie. - |
Nous n'insisterons pas davantage sur cette seconde forme. Les trois observations que nous rapportons nous paraissent, sauf la dernière, qui en raison de la myocardite jointe à la congestion pulmonaire constitue plutôt une exception, grouper d’une façon à peu près complète les principaux symptômes qui lui appartiennent. Elle constitue, on le voit, un degré plus avancé de la maladie plutôt qu’une forme nouvelle. Aussi la confondrons-nous avec la précédente sous Le nom commun de congestion des bases
À cette deuxième forme appartiennent les malades déjà décrits par Lasèque, en 1879, sous le nom de bronchite albuminurique. Le tableau clinique, l’histoire du malade, ne diffèrent pas notablement des formes précédentes, mais à l'examen du poumon il n’en est pas de même. La percussion est à peu près normale. Peut-être existe-t-il en quelques points de la submatité, mais elle n’est pas constante et demande à être recherchée avec grand soin.
L’auscultation, au contraire, donne des résultats tout différents. Elle permet, en effet, de constater en certains points des foyers disséminés irrégulièrement, mais plus nombreux aux bases des poumons. A leur niveau, on pereoit des râles sous-crépitants et dans toute la poitrine de gros râles ronflants et sibilants, propres à toute bronehite, ne font jamais défaut. Nous n’avons pas établi la fréquence relative des différentes formes de bronchopneumonies dans lalbuminurie. Nos souvenirs nous permettent néanmoins d'affirmer que cette forme est moins fréquente que les précédentes. |
Les formes congestives caractérisées par la présence de
râles sous-crépitants localisés aux deux bases et parfois à
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l’une d'elles, sont en effet beaucoup plus nombreuses que la bronchite albuminurique de Lasèque. Du reste, les râles ronflants et sibilants, quitémoignent de l’encombrement des bronches, tout en étant au premier plan,:sont toujours accompagnés de râles sous-crépitants groupés en foyers, indice de la congestion, qui jouent le principal rôle. C’est donc peut-être à tort que Lasèque a donné. le nom de bronchite albuminurique à des états très différents, tout en reconnaissant que la bronchite n’est le plus souvent qu’un élément secondaire.
Les observations que. nous avons recueillies concernant cette deuxième forme sont également très nombreuses, mais comme précédemment nous nous contenterons d’en rapporter deux ou trois parmi celles qui nous ont
semblé les plus complètes.