‹ Du prêtreChapitre 1 sur 17 · PARIS , JACQUES LECOFFKE ET C , ÉDITEURS · texte numérisé non relu

PARIS , JACQUES LECOFFKE ET C , ÉDITEURS

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Le moyen cl"'argumenter toujours contre la boue? Il faut secouer ses babils, et s'éloigner.

Ily a des gens que le mépris même n'atteint pas : ils passent dessous. Cette observation de M. de LcT Mennais m'a souvent frappé.

Cependant, il est vrai qu'une feuille de papier imprimée , si misérable et immonde

({1^011 la suppose, ne manquera pas tVobleiiir créance auprès de certaines personnes irréflccliies ou mal disposées. Je connais le public de M. Michelet. Le caractère semi-officiel du Professeur me fait appréhender des adhésions sur parole.

Je me résigne.

D^auli'cs pourraient remplir la lâche, et mille fois mieux que moi ; je n^ai pas besoin de modestie pour en convertir.' CVst 1î\ précisément ce (jui m^encourage à Pacceplcr. Que les forts combattent les forts. S'il y avait un plus faible jouteur que le Solitaire , je Tenverrais à M. Michelet.

On trouvera dans ces notes peu d'ordi e et de littérature , parce qu'en effet ce sont des notes ; j'ai eu soin d'en avertir le lecteur à plusietu's reprises.

vu

On y trouvera d'excessives brièvetés pleines de longueurs. Je n'ai eu ni le temps de conduire à terme toutes mes pensées, ni celui d'être court.

C'était bien assez , pour la langue française, des outrages que lui prodigue M. Mi-

chelet Mais je ne dirai pas : le soleil sans

rayon* la subtilité qui attrappe Dieu^ les moments matériels'^ les jésuites qui sont souvent chimériques* des cœurs pdles^ un char m.is en pièces sans faute:, un océan de rêves sur le moi océan des eaux] une main qui retombe et dit non^ne vague brusque et dure^ une dme ivrede Dieu et soûlée du diable^ des maisons qui ont l'air prêtre et l'air vieille jiUella femme associécà Vhomme dans son orage\... Pour amener la jeunesse à mon

opinion , je ne dirai pas non plus : Tdtezen^ et vous me reviendrez.

1 pages 53, 58, \ 09, 1 50, \ 59, \ 87, 208, 21 4, 243, 253 de la première édition , et 26 1 , 269 de la seconde.

VJII

Je laisse à mon adversaire, ces idées profondes : L^ France est pape. — Tout prêtre pouvant Jciire Dieu^ peut aussi bien faire que r impair soit pair ^ etc.^ *.

M. Michelet dénoncera ma polémique comme injurieuse et de mauvais goût. Savais promis sans doute, en commençant , plus de calme et de bénignité; mais sous cette masse d'ordures , Tàme déborde, l'indignation s'échappe , la nature grimace et se brise.

Et puis , je tiens à honneur de partager avec un Père de l'Eglise, qui est cet admirable évêque de Chartres, l'accusation sensé© dont il s'agit.

Quelle est donc la miséricordieuse politesse de M. Michelet? n'est-ce pas lui qui a dit de nous : « Ils sont ambitieux^ sans reh-

» Pages 330, 327 260, 2' édition.

gion^ impies^ corrupteurs infâmes. Us sont d'un orgueil furieux ; c'est le fond même de leur être. Tout aboutit .^ dans la plus délicate de leurs fonctions (la confession) , à la séduction et au crime. Leur grande science., c'est V intrigue. Leur dégradation Tuorale se dépeint dans leur mine basse. Ce sont des tartufes. Ils sont laids * Tout ce noir est em^eloppé dJun manteau dhypocrisie ; ils portent V adultère dans les familles^ ! » etc., etc.

Néanmoins , j'ai constamment distingué, dans M, Michelet, Téciivain et Thomme.

Celui-ci, je ne le connais pas, jenePai jamais vu. Je veux qu'il soit honnête; je le souhaite , du moins, dans toute la sincérité de mon cœur. J'admettrais même que l'homme ne répond pas des méfaits de l'é-

1 Pages 260, 261, 12', 256, 269, 277, 287, 318, 204, 281, 282, 6, 7, cic.

crivaiiî. L'orgueil ulcéréapiiprodiiirc^hcz M. Miclïelcl celte monslrueuse l)izuiTeric. L'cciivaln appartient au public, depuis la plante des pieds juscp^à la tôle. Il s'est donné librement; il a provoqué les représailles.

Qu'avait fait M. Michclet ? que vais-jc faire ?

Il a flatté lâchement les toutes-puissantes passions d'une populace aveugle, et appelé la proscription sur la tête de ses concitoyens.

Il a voulu flétrir la religion du Peuple.

Il a calomnié la femme, et les entrailles même où il puisa la vie.

Je viens avec mon indépendance connue, et les douloureux sacrifices qu'elle m'a coûtés.

Je viens réparer une grande faute innocemment commise. En attaquant, avec des rigueurs excessives peut-être, quelques abus disciplinaires, n''ai-je pas ouvert la porte à ces ineptes récriminations dirigées sans réserve contre Tessence même de TEglise et du catholicisme ? Les hommes du genre de M. Michelet sont plus enfants qu'on ne pense à certains égards. Il faut s'observer devant les enfants.

Je viens réclamer pour le Peuple et son inviolable majesté, pour la Liberté sainte, pour la suprême Loi de TEtat, pour la Vertu malheureuse, pour THumanité, pour la Raison, pour M. Michelet lui-même, pour la Religion de ma mère et de la sienne.

PREMiERK PARTIE.

DE M. ieiCHEI.X:T.

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