‹ Du prêtreChapitre 12 sur 17 · ANNOTATION DE LA PAGE · texte numérisé non relu

ANNOTATION DE LA PAGE

Je ne puis passer sous silence un incident qui prouve jusqu'à quel point M. Michelet mérite cette odieuse réplique : Vous nientez, mentir iS impudentissimè. On lit à la page 189 : « Généralement dans leurs estampes (estampes des catholiques), la Vierge est plus jeune que son fils^ ayant vingt ans par exemple quand il en a trente, en sorte qu'il semble moins fils qu'époux ou amant. Cette année, j'ai vu à Rouen, dans Saint-Ouen, à la chapelle du Sacré- Cœur, j'ai vu un dessin que les demoiselles ont fait à la plume, et qui est approuvé au bas par l'auto-

ri lé ecclésiastique, Jésus à îjenoux devant la Vierge agenouillée! » [Page 189.) — On lit aussi dans l' L'mvers du 9 mars 1845, la lettre suivante, qui fut adressée par M. le curé de Saint-Ouen à M. l'évèque de Chartres.

« Rouen , 1 9 février 1845.

« Monseigneur,

«M. Michelet prétend (page 189) « que cette année « même , à Rouen , dans Saint-Ouen , à la chapelle du Sa- « cré-Cœur, i7 a vu sur un dessin que les demoiselles ont K Tait à la plume, et qui est approuvé au bas par Tautorité « ecclésiastique, Jésus à genoux devant la Vierge agenouil- « lée. »

« Voici la vérité : Il y a deux tableaux dans la chapelle du Sacré-Cœur. Il est impossible que l'auteur ne fasse pas allusion à l'un de ces tableaux ; or, son imagination y a vu ce qui n'y est pas représenté. Ce sont deux grands cadres de bois contenant la nomenclature des indulgences accordées par notre Saint-Père le pape à la confrérie du Sacré-Cœur de Jésus, cl qui, selon les instructions envoyées de Rome, doit ôtre affichée dans la chapelle de ladite confrérie. Comme la liste est longue, je l'ai partagée en deux. Au haut du premier cadre est un petit dessin au crayon représentant Notre- Seigneur Jésus-Christ, le cœur ouvert, et de chaque côté deux anges adorateurs. En tête du second est un autre dessin offrant un sacré-cœur avec deux personnages, homme et femme, à genoux et sans aucuns attributs.

« Comme il faut à M. Michelet des femmes et des filles à tout prix, pour étayer son système d-; domination par la conscience, il a trouvé charmant d'affirmer que ces dessins avaient été exécutés par des domoisel es. Or, ce sont les

bons frères des écoles chrétiennes qui, m'ayant rendu le service de copier, en caractères gros et lisibles, cette liste d'indulgences, ont fait de leur mieux ces dessins. Donc, premier mensonge.

« Ces deux personnages agenouillés ne représentent et n'ont jamais pu représenter autre chose que les associés, hommes et femmes, qui s'unissent ensemble pour vénérer le cœur adorable de notre Sauveur. Ils représenteraient même M. et Mme Michelet, s'ils nous faisaient l'honneur d'entrer dans la confrérie. Mais il plaît à M. Michelet d'en faire Jésus à genoux devant la Vierge agenouillée. Libre à lui; seulement, c'est un second mensonge. Total : deux dans six lignes. Jugez alors combien il doit s'en trouver dans les 33 1 pages de son livre.

« Daignez agréer. Monseigneur, etc.

(( Mac-Cartan , '^

« Curé deSaint-Ouen à Rouen. »

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