DALBERG
Neveu de l'évéque de Constance, qui fut électeur de Mayence, princeprimat et grand-duc de Francfort-sur-le-Mein ; naturalisé Français et doublement Français, à la suite de son mariage avec la marquise de Brignole, dame du palais de l'impératrice Joséphine; duc, conseiller d'État; en 1814, l'un des cinq membres du gouvernement provisoire; enfin, pair de France et ambassadeur à Turin. Tout à la dévotion du prince de Bénévent, il lui rendit d'éminents services, et Talleyrand lui en tint compte par des marques évidentes de son amitié. On le goûtait, on l'appréciait dans les cercles français.
L'opinion n'était pas si complaisante, à son égard, en Allemagne, où l'on n'était pas loin de le considérer comme un déserteur de la patrie germanique. M. de Slein s'en exprimait crûment, un matin qu'on lui annonçait la visite de ce plénipotentiaire, l'un des trois associés de la mission de Talleyrand : a S'il vient comme ambassadeur de France, avait il
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dit, je le recevrai; 7nais si c'est comme M. de Dalberg, je le chasserai à coups de pied dans le derrière ». Et il s'agissait d'un duc!