‹ Du prince de Benevent au due de MornyChapitre 55 sur 130 · FERETTI (BARON DE · texte numérisé non relu

FERETTI (BARON DE

Deux particularités : il était parent de Pic IX et fut l'objet d'un mot de Talleyrand. C'était à propos de ses jambes, qu'il avait d'une longueur et d'une maigreur effrayantes. Talleyrand en eut l'œil étonné, un soir de

1830, que se donnait une grande réception, aux Tuileries. Oubliant qu'il y avait de Tétisie dans son propre cas; que de plus, il était pied-bot, et que les malins du parterre auraient pu le qualifier lui-même de « diable boiteux » pour sa malice et son infirmité réunis : — « iVe trouvez-vous pas, demanda le prince en se penchant à l'oreille d'un de ses voisins, que M. de Feretli est l'homme le plus courageux qu'il y ait, aujourd'hui, en France. — Pourquoi cela, monseigneur? — Parce qu'il n'y a que lui d'assez hardi pour oser marcher sur de pareilles jambes. »

FONTAxNES (LOUIS DE)

Poète et critique, avec des aspirations d'homme d'État et une âme de courtisan, il fut chargé d'honneurs sous l'Empire. Aussi, comme il parlait à l'Empereur, officiellement! : « Sire, le Corps législatif est plus grand, toutes les fois qu'il a l'honneur de s'approcher de Sa Majestii... Chaque année est pour vous tin siècle de gloire... Sire, à la première apparition de l'ennemi, vos peuples, que vous regardiez des bords du Danube, se sont précipités en foulesur la frontière... L'ennemi s'est hâté de fuir comme si vous aviez été présent. » Panégyriste consacré, très souple en la pratique de l'adulation, c'était, d'ailleurs, un homme d'esprit, qui avait fait du sentiment un art de s'avancer dans le monde.

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