‹ Du prince de Benevent au due de MornyChapitre 76 sur 130 · LOUIS (LE BARON · texte numérisé non relu

LOUIS (LE BARON

De valeur douteuse comme homme politique, dénué de tout talent de parole, impropre à la discussion raisonnée, confus et pénible à entendre, sans nuance dans l'esprit comme il était sans ménagement à l'égard des personnes, on s'étonnait, sur plus d'un point, qu'il gouvernât. Mais on ne s'étonnait plus qu'il fût au pouvoir lorsqu'on le voyait agir, à la tète de son département des finances. Peu de ministres rendirent des services plus considérables que cet administrateur habile. Nul ne savait mieux que lui provoquer et conduire le mouvement des capitaux. Moralement, sa conscience était fort élastique. Le bien et le mal ne lui ])araissaient distincts que dans leurs relations plus ou moins effectives avec l'utile. C'est lui qui disait, un jour, à Prosper de Barante, presque sans plaisanter : « Les joiieim et les voleurs, deux indiisliios improductives. »

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