NOAILLES (PAUL DE
PairdeFrance,à vingt ans. Noble, il l'était, le savait, en portait la fierté, mais se gardait de le laisser trop voir. Comme ceux de sa famille il s'était
formé de ses ascendances une idée nette : « Avant tout, par-dessus tout les Noailles » et, cela bien admis, le reste d'eux-mêmes au pays, au roi, aux arts, aux lettres, à la diplomatie. On représentait le duc Paul de Noailles comme un homme grave, honorable, sensé, plein de retenue dans ses jugements. Par contre, sa femme avait des opinions politiques très violentes et les exprimait sans douceur.
PALFI (FERDINAND DE)
L'un des personnages les plus en vue de la cour impériale d'Autriche, pendant le Congrès de Vienne. Toutes les joies désirables composaient le tissu de sa vie journalière. On le disait beau parmi les beaux, prodigue avec les femmes, qui le lui rendaient bien, et, avec cela, le plus heureux des joueurs. Il avait gagné au seul prince Jean de Lichtenstein de quoi construire et meubler un magnifique hôtel. On l'appelait, cet hôtel si facilement acquis : le Château de cartes. Le mot fut attribué à Talleyrand.