‹ Du principe de population: egergie de ce principeChapitre 24 sur 68 · LE DÉSARMEMENT, ETE · texte numérisé non relu

LE DÉSARMEMENT, ETE

I. Des progrès de la production , de Taugmentation du CapHai et des réformes économiques comme moyens de contre-balancer l'excès de population : la réforme douanière , la diminution des armées permanentes. — Hypothèse d'un progrès absolu.

n. Des progrès de la productiim agricole ; de la culture des terres incultes, etc.; — des nouveaux aliments, de la pomme déterre, etc., comme remèdes à l'excès de population.

I.— ||e« procréa de la produetion^ de TaosaieiitaiioB dn €7apital el de« réformeti éeonomiqiie* eomme moyens de eoBlre-bataiieer l'exeè« de population t la rérorme douanière ; la diminalion des armées permanénles — HypolÊÈème d'un progrès absolu.

Il a été dit bien souvent, même par des économistes : Pourquoi introduire dans la science cette délicate question de la population (p. 55), qui soulève

128 ik; principe dé population.

tant de vives critiques, et un point de morale qui ne peut guère être traité avec indépendance et bonne foi? Ne vaut-il pas mieux tourner les efforts de la science vers les questions purement économiques, et rechercher les moyens d'augmenter la production par tous les moyens, et notamment par l'accroissement du capital, le développement du crédit et de l'association, l'extension des débouchés, la suppression des abus et des monopoles, les réformes économiques et financières, et notamment par la réforme douanière, capable de donner un si grand élan à toutes les branches de l'activité sociale, et un système de désarmement international, qui laisserait au travail des capitaux immenses dépensés en pure perte : tous procédés largement efficaces, desquels résulterait plus de travail, plus de richesse à partager, et finalement l'aisance produisant naturellement plus de moralité et moins de fécondité dans la population*?

' C'est dans cette énumération que puisent les semi-adversaires plus ou moins inconséquents de Maltbus et tous ceux qui ne se soucient point de soutenir la discussion sur la prévoyance. Quelques-uns se donnent pour appartenir à une prétendue école française moins sévère, moins dure que ce que Ton appelle par oppo* silion Fécole anglaise (voir p. 10, en note). D'autres se classent dans Y économie politique chrétientie, à la suite de M. de ViUeaeuv«>^rgemont, ou dans Véconomie politique charitable^ appellation fort impropre inventée par une société s'occupant ù Paris des questions de charité. La vérité est ou n'est pas : si elle est; elle est aussi bien anglaise que française, aussi bien chrétienne que musulmane, et la vraie charité consiste à la proclamer.

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D'autres ajoutent à cette liste l'instruction, dont nous venons de parler, et l'émigration, dont nous parlerons dans le chapitre suivant.

D'autres (et ce ne peuvent plus êtjpe des économistes) invoquent l'emploi des moyens politiques, socialistes, charitistes et réglementaires, dont nous parlerons dans les chapitres suivants et dont nous faisons provisoirement abstraction.

Nous sommes, avec l'école économique tout ^tière, de ceux qui ont la plus grande confiance dans l'efficacité des premiers moyens indiqués ci-dessus. C'est de l'ensemble de ces moyens (la liste est incomplète), introduits de plus en plus dans la pratique des gouvernements et des peuples , éclairés par l'expérience et par l'enseignement de la science, que doit résulter, toujours en proportion plus grande, le produit net de la production, à l'aide duquel la population peut ou s'accroître ou améliorer sa condition par l'augmentation du bien-être et de la moralité.

Assurément plus le capital s'accroîtra par l'épargne dans toutes les classes, plus l'agriculture, l'industrie et le commerce pourront se développer par la division du travail, avec l'aide des machines, du crédit, de l'association* et des voies de communication; plus les entraves de toute nature, administratives, douanières,

' Voir, pour rAssociation, ce qui est dît au chap. ix, g 5.

Hnancières, politiques et militaires, les abus, les monopoles, les mauvaises mesures législatives ou réglementaires, disparaîtront, et plus encore la puissance de la production se trouvera augmentée; plus les entreprises de toute espèce se multiplieront, plus il y aura des aliments pour les hommes, plus ces hommes, pris en masse, auront des salaires pour les payer.

Ce n'est pas tout; il résultera de cet ensemble de moyens, d'une part, une réduction générale des frais de production, et, d'autre part, une hausse relative des salaires, qui feront progresser la consommation, laquelle surexcitera à son tour la production.

Or ces effets seront surtout obtenus quand tomberont les barrières des douanes, qui isolent les peuples, qui ralentissent le progrès des industries protégées en endormant celles-ci sur l'oreiller des tarifs, — qui sacrifient pour ce résultat toutes les autres branches du travail, ayant besoin de la liberté d'acheter pour s'approvisionner et de la liberté de vendre pour écouler leurs produits, — et qui exercent une influence perturbatrice des plus désastreuses Bur la multiplication des classes inférieures.

Le système prohibitif a créé des industries artificielles ou mis diverses industries naturelles dans des conditions factices, qui ont indirectement et quelquefois très-directement provoqué l'excès de population, puis amené une baisse des salaires. Ce système agit par les soubresauts et les crises auxquels il expose les

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populations. Toute prohibition resserre à Téti-anger le débouché, Je travail, le salaire dans l'industrie contre laquelle elle est dirigée. Elle provoque ensuite des prohibitions correspondantes qui produisent le même effet à Tintérieur. C'est par Tensemble de ces effets réciproques que le système a produit une série de crises suivies de la ruine de plusieurs entreprises ei de la misère de diverses populations , et qu'il à arrêté l'élan général de l'industrie. Celle-ci a énormément progressé, par l'effet de l'expansion des libertés qui ont suivi Témancipation de la fin du dernier siècle; mais elle aurait pu faire des pas bien plus étonnants encore. La cessation de ce malencontreux régime produira, comme cela est déjà arrivé en Angleterre, des effets inverses. En Angleterre, la réforme commerciale, provoquée par l'agitation delà Ligue de Manchester, qu'ont dirigée MM. Cobden, Bright, Wilson, etc., proposée et défendue par Robert Peel au Parlement (1846), a déjà produit, quoique incomplète, un accroissement prodigieux dans l'agriculture, les manufactures, le commerce et la navigation; dans les importations, les exportations et la consommation intérieure *, ainsi qu'une diminution notable dans le paupérisme et la criminalité.

* En 1846, les e}y)orlatioiw de la Grande-Bretagne furent de 57, 7 millions sterling ; elles ont été, en 1855 , de 95^5 millions steriinL' I

Ce moyen y présenté comme très-eflîcace par les éœn^mistes et sanctiooné par rexpériencc, est actuellement à la portée d'à peu près tous les peuples. Il peut être appliqué avec un avantage assuré, si on procède sur une assez grande échelle, pour agrandir les débouchés; — stimuler la production et la consommation; —faire baisser les salaires directement par les demandes du travail, ou indirectement par la baisse de prix des objets; — amener l'aisance dans la population, et, avec l'aisance, les conditions nécessaires pour que le sentiment de dignité et de prévoyance se réveille parmi les classes pauvres et pour que la limitation préventive de la population et de la concurrence les maintienne dans une situation moralement et matériellement supérieure.

Des effets analogues seront obtenus quand au système d'armements qui enlèvent annuellement des milliards et l'élite de la population virile à la production (pour ne parler que des résultats purement économiques et en négligeant l'action démoralisante du système) succédera, par l'effort de l'opinion publique et des gouvernements éclairés, un régime de fédération pacifique et libérale*.

* M. LatToque, dans un excellent ouvrage intitulé : De la guerre et des armées permanentes, \ vol. in-8% chez Guillaumin, a recueilli des chiffres desquels il résulte qu'avant la guerre d'Orient les armées d'Europe occupaient 2,800,000 hommes perdant un travail évalué à 755 millions de francs, et consommant les six

AUGMEMAT. DK L\ PROIMICTION, RÉFOflMES ÉCOKOMIQUKS. 153

Mais ces améliorations, cette augmentation de capital, cet accroissement de production agricole et autre, marchent bien lentement; et, quant à présent, il est impossible de ne pas admettre (les faits sont là) que les progrès sont plus lents à s'accomplir que les populations à multiplier et à passer; de sorte que la nécessité des conseils de prévoyance et de prudence subsiste. Toutefois, c*est à cet ordre de moyens, exclusivement, qu'après l'instruction des masses sur les lois de la population, sur le devoir et l'efficacité de la prévoyance, sur les illusions de la charité et des autres moyens de la politique, delà philanthropie ou du socialisme, il faut avoir recours de nos jours pour obtenir d'une manière un peu efficace l'amélioration de la condition des populations.

Ce moyen sera malheureusement «ficore très-longtemps à la disposition des réformateurs.

Mais supposons, à l'aide d'une hypothèse fantastique, qu'un pays x en est arrivé à ce éegré de civilisation m les Abus, les Monopoles, les Préjugés, les

septièmes des recettes publiques, soit 5 milliai-ds 250 millions de francs. Les pix)priétés affectées au service de la guerre valent plus de 18 milliards : intérêt 750 millions. Les dettes publiques occasionnées par la guerre dépassent 38 milliards : intérêt annuel à payer, 1,748 millions de francs. Tout cela retournerait à la production! il faut ensuite multiplier par 2 les avantages qui en résulteraient, car, au L'eu d'une consommation improductive, on aurait un consommation reproductive.

154 »>U l'KINCIPE DE POrULATIOA.

Entraves de toutes sortes, ont disparu. Il n*y a plus d'Armée permanente ; la Justice est bien rendue; le Gouvernement peut remplir sa mission de producteur de sécurité avec un petit nombre d'agents bien surveillés, point tracassiers, responsables. Les Impôts ne pèsent point, le Travail et les Echanges sont libres urbi et orbi; le Capital progresse ; on tire le meilleur parti du sol, du capital et du travail; la Production agricole et industrielle, la Consommation, s'opèrent sans obstacles.

Eh bien, si ceux des habitants de ce pays phénoménal, qui vivent du produit de leurs services, veulent voir s'élever ou se maintenir leurs salaires, ils devront prendre un soin extrême à ne pas multiplier leurs familles aussi vite que la nature leur permetrait de le faire, car il arriverait bientôt un moment où cette multiplication irait plus vite que celle du capital, plus vite que celle des économies et du produit net. Alors la rente des propriétaires et le profit des entrepreneurs hausseraient, en même temps que le prix des subsistances et des autres produits du sol, tandis que les salaires baisseraient. La lèpre du Paupérisme, avec son cortège de maux, viendrait compliquer la situation, et dame Nature procéderait par les souffrances morales et physiques, et par la mort, pour éclaircir les rangs des travailleurs qui ne se seraient pas assez préoccupés du danger de s'accroitre au delà des propor^

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tions nécessaires, en vertu de ce libre arbitre, attribut donné à Thomme précisément pour éviter ce danger.

Et, chose à remarquer, il n*y aurait plus dans ce pays des abus, des monopoles, des obstacles, plus de barrières douanières, plus d'armements à faire disparaître pour donner de l'élan au travail et à la production. Nous parlerons plus loin de l'émigration.

L'hypothèse que nous venons de faire, fantastique aujourd'hui, est cependant réalisable, parce que les abus, les monopoles, les obstacles provenant des hommes doivent disparaître progressivement. On met du temps à se débarrasser des anciens abus, et il en pousse toujours de nouveaux; mais la forêt tend à disparaître devant ces bûcherons qui ont nom liberté! presse! opinion!

Les obstacles physiques ne seront, à beaucoup d'égards, ni tous ni toujours insurmontables; car l'humanité a été douée de ce puissant auxiliaire qui a nom la science.

Tôt ou tard aussi les classes les plus nombreuses pourront apprendre à quelle condition fondamentale, sine quâ non, elles peuvent espérer un meilleur sort. Cette condition fait théoriquement partie du bon sens, et ce bon sens peut devenir le sens commun et pénétrer dans l'opinion malgré l'opposition des intérêts et des préjugés, de la prévention, de l'ignorance ou de l'idée préconçue.

i36 Dl? PR1>CIPE &E P01'CI.ATI0îl .

Il.'9e« procréa de la proaueiimn as»eole; de la enllare des terre* ineulles, ele. ; — de« aouveanx aliments : de la pomme de ter<;e, eîe,j eomme remèdes à l'exeèi» de population.

Les réflexions qui précèdent seraient, au besoin, suffisantes ; mais il ne sera peut-être pas inutile de nous arrêter sur les points spéciaux que nous .\enons d'indiquer.

Assurément les progrès des arts agricoles et lextension des cultures, par Taugmentation du capital, l'application des machines, etc., accroissent les quantités et le rendement des récoltes *; assurément l'augmentation des subsistances permet de pourvoir à l'entretien d'un plus grand nombre d'hommes. Rien de plus évident et de moins contesté par les économistes malthusiens. Mais ce progrès agricole peut-il être toujours et partout, dans le présent comme dans l'avenir, assez fécond pour contre-balancer l'énergie du principe de population? Évidemment non, si ce que nous avons dit à propos de la facilité de la multiplication de l'espèce humaine et de la fécondité du sol est exact. La discussion revient donc sur ce point fondamental . Car, si la terre était capable , de nourrir tous ceux qui seraient susceptibles de naître ; et si les salaires pou-

* Par suite de récents perfeetionnements, la meunerie, depuis quelques années, retire un tiers et même un quart de plus de farine.

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\aient ne pas baisser par la concurrence des travailleurs, la prévoyance serait évidemment une vertu de reste, et les discussions sur la population parfaitement oiseuses. Jusqu'à preuve du contraire , nous pensons que, si J. Say a pu dire que partout où il y avait un pain il naissait un homme, il serait absurde d'agir comme si partout où nait un homme surgissait un pain, et que les aliments se proportionnent aux hommes.

Il peut se faire que, dans un temps et dans une localité donnés, une plus grande population soit nécessaire pour occuper plus utilement le capital existant, soil dans l'agriculture, produisant directement les moyens de subsistance, soit dans l'industrie et le commerce, les produisant indirectement par voie d'échange ; mais ce n'est là qu'une exception sur laquelle on ne peut baser la sécurité de toute une société, à l'exclusion de la prévoyance.

Et les terres incultes ne forment-elles pas les trois cinquièmes du globe? Sans doute. Mais il faut aller les chercher, s'y installer et s'y maintenir, avec des chances très-incertaines de résister au climat, aux bêtes féroces, aux sauvages et à l'isolement ; et, pour cela, il faut avoir un capital, qui fasse face atix frais de déplacement, d'installation et de défrichement, en attendant les récoltes. Sans capital et sans moyens de transport et de travail, ces terres sont comme si elles n'existaient pas. Le capital doit don^:

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précéder la population dans une certaine mesure.

Si Ton parlait seulement des terres encore incultes qui sont à proximité des populations, nous dirions qu'il est rare que leur mise en culture ne soit une erreur au point de vue de l'agronomie, et qu*on ne tarde pas à s'apercevoir qu'on a employé du travail et de Fengrais sur de mauvaises terres, tandis que ces capitaux eussent donné de plus utiles résultats sur des terres de qualité supérieure. Il peut y avoir des exceptions; mais ces exceptions ne sauraient être un remède suffisant à l'excès de population d'un pays*.

Toutefois il y a bien des localités où l'aliénation des biens communaux improductifs entre les mains des communes amène un accroissement de production et d'occupation pour de nombreuses familles. M. J. S. Mill a assez de confiance dans ce moyen pour le recommander en Angleterre. «Le désir de posséder une de ces petites propriétés, dit-il, deviendrait probablement, comme sur le continent, une excitation à la prudence et à l'économie, qui ferait sentir ses effets dans la classe laborieuse tout enlière ; et on aurait rempli le grand vide qui existe chez un peuple de cultivateurs salariés, en créant une classe intermédiaire entre lui et ceux qui l'emploient*. »

Le moyen parait bon, en effet ; mais il est limité et

' Voir Essai sur la population, liv. IIÏ, ch. xiv. * Principe? d'économie politique, ch. xiii, § 4.

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ne peut être employé que pour une seule génératiwi.

L'argument des terres incultes, considérées comme moyen de contre-balancer l'énergie du principe de population, est donc, en définitive, une illusion.

Il en est de même de celui tiré des nouvelles substances alimentaires, la pomme de te/re, par exemple, argument favori d'une certaine classe de philanthropes.

Toute conquête de l'agriculture est favorable au développement de la population dans une certaine mesure; mais il faut considérer que la nouvelle culture nécessite une certaine qualité de terrain, de travail et de capital, aux dépens d'une culture ancienne.

D autre part, l'expérience montre le danger qu'il y a pour une population à baser sa subsistance sur un seul produit . Quand arrive une disette, la famine exerce de bien plus cruels ravages. La déplorable situation de l'Irlande et de beaucoup de localités dans d'autres contrées par suite de la maladie des pommes de terre en est un cruel exemple.

Cet infortuné pays nous a encore montré combien le développement de la culture des ponmies de terre a peu remédié à la misère. Voici dans quel affreux martyre, malgré le développement de la culture du tubercule, les Irlandais traversaient cette vie avant la maladie des pommes de terre. On lit dans l'irlande sociale, politique et religieuse, par M. G. de Beau-

140 DO PItINGtPE DE POPULATION.

mont : « Tous, étant pauvres, n'emploieit pour se nourrir que Faliment le moins eher dans le pays, les pommes de terre; mais tous n^^n consomment pas la même quantité : les uns, et ce sont les privilégiés, en mangent trois fois par jour; d'autres, moins heureux, deux fois; ceux-ci, en état d'indigence, une fois seulement; il en est qui, plus dénués encore, demeurent un jour, deux jours même, sans prendre aucune nourriture... L'Irlandais ne mange de viande qu'une fois l'an, le jour de Noél*. »

La pomme de terre est une bonne et excellente nourriture quand elle est convenablement accompagnée, mais elle devient une triste chose quand elle est, comme en Irlande et dans les plus pauvres villages de France et d'ailleurs l'unique soutien d'une population chétive et affamée. Mais admettez que le kilogramme de pommes de terre ou de tout autre légume équivale à un kilogramme de bonne viande ; ce tiAercule tardera-t-il longtemps à manquer, si vous n'arrêtez pas le principe de population ? Nous sommes toujours en face de la mêm^ difficulté.

Mêmes réflexions à faire sur l'igname de la Chine, le marron d'Inde , le gland*, ou tout autre tu-

* V Irlande sociale, politique et religieuse , 6* édit., 1845, t. I, p. 217.

* Si rhomme se résout à manger des glands, que mangeront les cochons? Ne vaut-il pas mieux manger les glands sous la forme indirecte de lard et do jnmbon?

augmejitât. de Là production, réformes économique, t4i

hercule ou fruit , sur les autres expédients de cuisine économique ou charitable \ les sociétés alimentaires pour la consommation en commun, qui ne peuvent être que des expédients momentanés plus ou moins efficaces.

' Voir ce que dit Malthus sur les soupes économiques du comte Rumford, comme nourriture générale du peuple. Liv. VI, chap. xi.

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