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pôl sûr et facilement accessible. Kcnles primaires pour le capitaliste futur, elles suscitent le sentiment de la propriété et les qualités nécessaires pour l’acquérir et la conserver : le travail, l’économie, la conduite, la prévoyance. Peu à peu, insensiblement, les déposants sont amenés à y recueillir, dans les temps de prospérité, des ressources pour les époques de crise, de chômage, de maladie et de vieillesse. L’industrie ne tarde pas à y trouver un aliment, soit parles placements que font les déposants devenus propriétaires d’un petit capital, soit par les acquisitions et les consommations à l’aide desquelles ils augmentent leur instruction, leur bien-être etc(dui de leur famille. En même temps se produisent le calme et l’indépendance des populations ouvrières, le respect des lois, de plus fortes garanties d’ordre et de tranquillité, le progrès de la morale et des libertés publiques*.
Les Caisses de retraite complètent les caisses d’épargne. de certains égards, ce sont des établisse-
* 11 y a trois ans, les caisses d’épargne d’Angleterre, de France, des États-Unis, d’Allemagne, de Suisse, de Belgique, de Russie, de Pologne, d’Espagne et d'Italie réunies possédaient i milliard et demi de francs. On peut évaluer à 12 milliards la totalité des versements opérés dans ces divers établissements depuis leur origine. Celles de France ont possédé, en 1 8 15, 560 millions de francs, divisés en 660,000 livrets : ces dépôts ont été beaucoup diminués par suite de la crise de 1848. Celles d’Angleterre ont près de 900 millions. La première caisse d’épargne date, en Angleterre, de 1810, cl en France (Paris) de 1818.
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mcnts moins utiles, puisque les déposants ne pensent qu’à eux-inémes; mais elles stimulent pareillement la bonne conduite, la prévoyance, l’économie.
C’est de la même manière qu’agissent les Sociétés de secours mutuels, qui procurent aux ouvriers d’une même profession des soins et des secours en cas de maladie; et les Assurances sur la vie, qui présentent des combinaisons diverses en cas de vie ou en cas de mort, dans l’intérêt du déposant ou celui de la famille, avec ou sans alimentation du capital; et encore, les institutions de crédit bien organisées, comme les banques d’Écosse, fonctionnant à la fois comme caisses d’épargne et comme banques commanditaires en faveur du travailleur économe et laborieux.
Rien n’est plus désirable donc que le développement de ces diverses combinaisons et autres qui pourront encore être inventées pour faciliter les économies des masses et la formation des capitaux, pour augmenter l’assurance mutuelle, la solidarité et l’indépendarice des hommes laborieux. 11 resterait toutefois à traiter de la meilleure organisation de ces institutions, du meilleur moyen de les propager et des avantages ou des inconvénients qu’elles rencontrent dans l’intervention de l’Etat, ainsi que du degré de développement qu’elles sont susceptibles de prendre dans l’avenir.
Quoi qu’il en soit , nous pouvons conclure que , quant à présent, l’action des institutions de prévoyance est