‹ Du principe de populationChapitre 44 sur 120 · II. Lactation prolongée · texte numérisé non relu

II. Lactation prolongée

III. Procédés excentriques du Fourier; — idées des autres socialistes (Circiihts Ac M. Pierre Leroux, Malthiisianùme de M. Proudhon); — procédés de Weinhold; — du prétendu Marcus; — des philosophes grecs. — l'Infanticide. ’

IV. La Guerre considérée comme moyen de contenir la population.

— l>a prohibition deo mariaKen et de l’immigration.

Taible obotaele à l’énergie dn principe de popniation.

laQ restriction des mariages est quelquefois demandée; elle a été introduite dans la législation de quelques États d’Allemagne* et en Norvège; mais, sans examiner ici les principes de justice et d’éga-

* Voir une note finale.

Iltl PIIINCIPE ItE POPULATION.

lité qui militent contre' cotte restriction, nous dirons simplement que des mesures de cette nature seraient parl'artement inefficaces, soit parce qu'elles provoqueraient les naissances illégitimes, soit- parce qu’elles ne présenteraient qu'un léger obstacle aux naissances légitimes. -

On ne doit pas plus défendre aux gens de se marier que leur promettre des primes s’ils ont beaucoup d’enfants,'

La liberté d’association doit être ici complète, comme la responsabilité de ceux qui la contractent ; et ce ne sont pas les lois, ce nous semble, mais les mœurs, qui peuvent plus efficacement agir dans cette affaire. — 11 n’est pas inutile de dire que tel est l’agis de TWalthus.

Au sujet de l’immigration, Destütt de ïracy* a émis l’opinion que voici ; « L’immigration est toujours inutile et même nuisible, à moins qu’elle ne soit celle de quelques hommes qui apportent des lumières nouvelles. Mais alors ce sont leurs connaissances et non pas leurs personnes qui sont précieuses, et ces hommes-là ne sont jamais bien nombreux. On peut sans injustice défendre l'immigration; et c’est précisément à quoi les gouvernements n’ont jamais pensé. 11 est ' vrai qu’ils se sont encore plus rarement avisés de donner beaucoup de motifs pour la désirer. »

* Traité d'économie polüiqnc, 1825, p. 2t l.

REMKOF.S EXCE^TRIQl:ES.

Dcstutt (le Tracy a raison à de certains (’gards ; mais il a peut-être trop restreint les avantages moraux, (‘conomiques et providentiels de l’immigration. 11 est bon, il est utile que les diverses nations du globe se fréquentent, se mêlent, se pénètrent ; il est utile que les races se croisent; or tous les résultats de cette pénétration ne peuvent s’obtenir que par l’abandon du sol natal et l’émigration (voyez p> 147). Toutefois il est évident que certaines immigrations ont pour effet de foire baisser les salaires, et d’<jler aux populations auxquelles elles viennent ^ mêler une partie des avantages qu’a pu leur donner la prévoyance; mais, quoi qu’il arrive, l’avantage reste toujours (lu cédé de l’iioinmc prudent. — On voit ici que toutes les nations sont solidaires et (ju’elles ont un intérêt réciproque à se moraliser mutuellement par l’exemple de bonnes habitudes.

Nous croyons qu’il faut proclamer avec .Malllnis la liberté d’immigration ; mais nous ferons reinanpier que la restriction serait ici plus facile à justifier qu’elle ne l’est pour les produits; et ('ependant ce sont les. produits dont on a exclusivement défendu l’importation. Lorsejue la populace de Paris demandait, en 18481e départ des ouvriers étrangers, elle était barbare, mais logique ; et il nous souvient que le parti protectionniste eut quelque peine, à celle épocjue, à expliquer, dans ses journaux, connnenl ceux qui repoussaient la concurrence des bras avaient moins de

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raison qne ceux qui repoussaient la concurrence des produits alimentaires et autres.

Quoi qu’il en soit, la défense d’immigration ne serait pas un Obstacle suffisant à l’énergie du prin-' cipe de population.

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