LES HELLÈNES. — ROYAUME BYZANTIN
La race hellénique habite : r Tout le territoire comr pris entre la chaîne des Balkans» qui, au nord, la sépare deg Slaves, la mer Ionienne à l'ouest,» la mer de Candie
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au sud, la Méditerranée à Test : c'estià-dîre» en partant des Balkans, TAlbanie, la Macédoine, la Ronœélîe, Andrinople et l'antique oapitale de l'empire byzantin ; au eentare la livadîe, au sud la Morée ; 2^ Gorfou, Cephalonie, Zante et les autres îles Ioniennes; 3"^ Chio, Candie, Chypre et toutes les iles de l'archipel oriental.
Là, les âéments sont préparés pour Toi^nisation d'un état unitaire, dont le noyau porte déjà le nom de Royaume de Grèce.
 la période de déeompositi(m, où l'empire ottoman languissait depuis si longtemps, parait succéder la période de l'agonie. Les derniers événements de Syrie, les massacres des Maronites du Liban et des Chrétiens de Damas, cet immense holocauste offert au prophète par une population fanatique, hâtent rheure de la dissolution de ce vaste empire. Un dilemme terrible est posé au gcov^nement tupc : « Ou vous êtes » complice de ces égorgements, ou vous êtes impuis^ » sant à les prévmir et à les réprimer. Votre compli- » cité ou votre impuissance appdlent une inter^ » venti(Mi au nom de l'humanité. » Or, les nations occidentales, en se substituant au padisdha, prononeent implicitement aux yeux des peuples sa déchéance. lLa banqueroute n'est plus seulement aux portes de Constantinople, elle assiège le palais du sultan, et les symptômes d'une fin prochaine de cet empire décrépit se multiplient avec une gravité et une promptitude qui
frappent les esprits même les plus zélés pour le mahométisme \
Dans le démembrement que Ton pressent devoir suivre cette crise suprême de l'empire ottoman, Tidéede l'ancien État byzantin reparait avec son prestige populaire. Les provinces peuplées d'Hellènes, qui sont au nord de laOrèce actuelle, se rattacheront à ce royaume, ainsi que Byzance dle-même.
Les aspirations, plus encore, la volonté, de la race hellénique qui existe sur ces territoires, se révèlent par des mouvements fréquents, que la police et les armes turques n'ont jamais réprimés qu'à demi, et qu'elles seront bientôt peut-être impuissantes à contenir.
En Grèce même, nous trouvons dans les organes de la publicité le témoignage de ce pressentiment d'un avenir prochain. Ne lisait-onpas, en effet, il y a peu de jours, dans un journal d'Athènes (HXioç, le Sùleil)^ ces paroles significatives, écrites à propos de l'expédition légendaire de Garibaldi en Sicile : « La voix de la » liberté se fait entendre des rives de la Sicile à celles » de la Grèce; quand la Sicile sera libre, elle viendra » délivrer les îles Ioniennes, la Crète, Chypre, Rho- » des, rÉpire et la Thessalie ; quand Victor-Emma- » nuel possédera l'Italie entière^ il sera dans les con-
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patronage intéressé du grand Etat du lïord. Mata, croire que cette individualité si glorieuse, ce génie si puissant, si original, si différent des races tartares, ira s'unir et se confondre avec ces dernières, c'est là, à nos yeux, une profonde erreur, que Ton reconnaîtra au lendemain de raffranchissement de la nationalité hellénique.
Il est même à remarquer que, dès à présent, ïés Grecs, comme les autres peuples impatients du joug, avides de reconstituer leur unité, tournent instinctivement leurs regards vers la France, héritière de la civilisation gréco-romaine, et attendent d'elle, plutôt que de la race moscovite, le signal de leur délivrance. Citons encore un passage de l'HXioc, publié à Athènes : « D'accord avec lui (Victor-Emmanuel), les Frm* :> çais affranchiront les Grecs ^ leurs frères y du Joug » impur de l'Ottoman. Secourez donc, ô Grecs, les * concitoyens d'Archimède, deDiodore, deThéoarite; » la guerre que soutiennent, en ce moment, les Sici- » liens est une guarre hellénique. »
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