HOTE A
POLITIQUE ANGUISE RELATIVEMENT A LA BELGIQUE. .(î>age 10.)
L'Angleterre n'a jamais consenli, de bon gré, à ce que la Frafiee possédât les boaches de TEseaut et du Rhin. Elle a toujours visé à consthuer^dans les Flandres» un État indépendant. Il est curieux àd trouver le témoignage de cette politique constante, dans un entretien que le célèbre marquis de Rosny (plus tard duc de Sully) eut, en 1601, avec la reine Elisabeth. Celte princesse émit l'avis qu'il fallait, d'un commun accord, soustraire à la domination du roi d'Espagne les dix-sept provinces des Pays-Bas, avec cette ré« serve toutefois que ni la France ni l'Angleterre ne s'approprieraientaucune partie dec^s provinces : «Disant cette sage princesse » tout librement à eeluy que le Roy luy avoit envoyé, que si le » Roy son maistre, encore qu'il fust son bien-aimé frère, vouloit D joindre ces provinces à la France, elle s'y opposerait formels
D kmefUt et ne trouveroU nallement estrange qu'il fist le sem- » blable en son endroit; et parlant» qoe, pour empescher toute » jalousie entre eux, il en falloit former une république souve- » raine. » (Sully, OEconomies royales, t. III, in fine^ Discours sur les magiàfiques desseins du Roy Henry le Grand, etc.). Nous empruntons cette citation à l'ouvrage de M. Berger de Xivrey, intitulé : Tradition française d'une Confédération de l'Italie^ în-8o, 1860.