M DU PRINCIPE
Pour compléter cet exposé; nous devons mentionner un des faits les plus caractéristiques peut-être, dece besoin des races, de se dégager de l'asservissement ou même de tout rapport de subordination à une race étrangère. Nous voulons parler des tentatives des îles Ioniennes pour obtenir leur annexion au royaume hellénique. On connaît le régime bizarre auquel elles sont soumises : FAngleterre, aux termes des traités de ^81 5, et dans le même esprit qui lui a fait prendre et garder le rocher de Gibraltar, ainsi quellle de Malte, s'est chargée d'exercer sur Corfou et le groupe d'îles qui l'entoure, un protectorat qui ressemble fort à une haute souveraineté. Ce protectorat excite depuis longtemps une vive répulsion chez les Ioniens. Les vœux et les tendances hautement déclarées de ces peuples de race hellénique, sont dirigés vers le petit royaume de Grèce, cette promesse faite à l'avenir, cette pierre d'attente d'un grand édifice. Nous n'entrerons pas dans le récit des luttes que le parlemait ibnien a engagées avec le \<ffà haut-commissaire : il suffira de rappeler que, dans sa dernière session, il a refusé péremptoirement de donner suite aux réformes proposées par le représentant de la couronne d'Angleterre, de les examiner même, et a motivé son refus sur les volontés des Ioniens de se Kbérer du protectorat ou plutôt de la souveraineté de l'étranger. Le kwrd commissaire s'est vu obligé de clore la session et de fermer une tribune qui devenait un danger pour la
possession d'état des autorités britanniques. Nous reviendrons sur le rôle inconséquent, contradictoire, sur ce point comme sur d'autres, de la politique an-