HOTE
POUTIQUS D£ L'ÀI]TAIGHS £N HORGAIB.
(Page 74.)
Le gouvernement autrichien parait chercher, suivant son procédé habituel, à réveiller l'antagonisme entre les populations d'origines diverses» qui existent sur le territoire de la Hongrie. Ainsi» dernièrement» il a décidé que» dans certains districts de population mélangée» les iéimu locaam seraient remis en vigueur pour
DES NATmAUTÉS
l«t aetes puUios» à l'aielustoo de la langue hongroise, liais, les habilaiits de ees distrîetsont répenda par^une pétition couverte de phiB de 15»000 signatures, dans laquelle, tout en manifestant l'intention de continuer d'employer, comme par le fiassé, les aham heam dans les actes ordinalfes de la vie, Usent «primé formellement le vœu que l'usage de la langue nationale hongroise Eûit iDdiDtenu dans les actes publics.
lOTB r
imfoataugb et progrès des êtablissbmerts russes
DANS li ÂSlË ORIENTALE.
(Page 78.)
Nous empruntons à deux articles publiés successivement par Al. Vivien de Saint-Martin et M. V.-A.. Malte-Brun, nos savants confrères à la Société de Géographie, les renseignements suivants, relatifs à l'importance immense des découvertes faites et aux progrès rapides des établissements fondés par les Russes, pendant les dix dernières années, dans l'Asie orientale, sur les rives du grand fleuve Amoûr : «Comprenant toute l'importance que pouvait pré- 9 senter à l'avenir commercial de la Sibérie la possession d'un » fleuve qui allait mettre ses grandes villes et ses établissements » de la région Baïkalienne à quelques journées do navigation » seulement de l'Océan pacifique, du Japon et de la Californie, » le gouvernement russe eut l'heureuse et sage idée de faire y» reconnaître le cours du fleuve Amoûr, et d'établir à son em* j> bouchure une ville qui servit de ièle de ligne et d'opérations » à la nouvelle voie commerciale ; c'est ainsi q[ue, dés 1850, Ni- » colaïéfsk était fondé et acquérait, en peu d'années, une certaine 3» importance, » (Extrait des AotiesÂn AmuUes du w^fogee^ 6* série, juin 1880» page 372.)
156 mr nusciPB
« Nikolaïefsk, fiondé» comme nous l'avons dit, près de Tembou- » ehuie du fleuve, a pris rapidement une importance ooeaidé- » ral}le».quoîquey dans un muit tièa-piochaiD» le grand entiepôt » du commeroe de l'Amoûr doive être probablement, s'il ne Test » déjà, transporté à einquante lieues plus au midi, sur un na- » gnifîque bassin de Ja mer du Japon, que La Pérouse, qai le * » découvrit en 1787» nomma baie de Ciôtries^. Dâs ISfiiS» on y> pyroscaphe américain faisait un service régulier sur TAmoûr, » entre Nicolaïefsk et la Douane russe; en 1857, on n'a pas » compté moins de vingt-neuf bateaux à vapeur, taol russes » qu'américains, qui ont remonté ou descendu le fleuve. Tout » le commerce extérieur de la Sibérie va prendre celte voie, » qui fera nécessaircmenl abandonner les ports du Kamtchatka, » où la navigation est entravée par un climat arctique, et dont » les commuaications avec Irkoust, centre général du commerce » sibérien, sont infiniment plus loogues et plus pénibles que » par la voie nouvelle. Le commerce très-important qui se fait » entre la Chine et la Russie, et qui a le thé pour objet princi- » pal, sera lui-même grandement fiicilité...
» Ceei ne louche guère que la Russie; mais la nouvelle voie de » communication ouverte entre les côtes orientales et l'intérieur » de l'Asie intéresse le commerce du monde. Un autre fait, » digne de la plus sérieuse attention se rattache à celui-ci : c*est » la colonisation qui déjà se porte, sur une large échelle, de la » Sibérie vers la nouvelle province russe. On peut affirmer que, » d'ici à peu d'années, les territoires que l'Amoûr arrose, seront » couverts d'une active et nombreuse population. Bien que, par » une loi générale des climats du globe, les parties orientales 1^ des oontioents subissent, à latitude égalo^ une température » beaucoup plus rigoureuse que les contrées de l'ouest, et que le » bassin de TAmoûr éprouve ainsi aujourd'hui, pendant plu- » sieurs mois de Tannée, sous la latitude des plus belles parties » de la France, des froids sibériens de 25 & 30 degrés, il n*est » pas douteux que la culture et le déboisement modifieront beau- » coup cette température hyperboréénne. On verra se reproduire » ici le même fait climatologiquc que dans les anciens États .
» de rUnion américaine. Un aTenir inespéré de crrilisation et
1» d'importance politique s'ouvre ainsi pour un pays qui semblait
» condamné, parla nature môme, à rester, à tout jamais, le do-
» maine de la barbarie. » (Ibid., pages 274 à 276.)
HOTE fi
m L'ATBNmra l'islamisiii D'APBts l'opinion d'j^d-el-kader.
(Page 80.)
Abd-el-Kader, le héros algérien, qui, après sa reddition à la France, fut autorisé à résider en Turquie, fait, en termes éloquents, Faveu de la décadence de l'Islamisrae, dans une lettre adressée, de Damas, le 10 juin 1860, au rédacteur en chef du journal arabe Birgès-Baris (l'Aigle de Paris). Nous empruntons à ce curieux document les passages qui suivent :
« Louange à Dieu !
» J'ai été ravi de tout ce que vous avez écrit dans le BirgèSf n au sujet des Étais musulmans. Vous avez en vérité donné de i> bons conseils, et vous vous seriez fait entendre si vous aviez » parlé à des vivants; mais, c*est à des morts que vousXailes
appel
» L*éCat actuel des empires musulmans et chrétiens, tout ce » qui arrive aujourd'hui» a été prédit par Mahomet en son temps» » et c'est ce qui donne tant d'autorité à ses prophéties. .
» Il a dit que les rois chrétiens se maintiendraient au pouvoir » jusqu'à la fin des siècles, et que les souverains de son peuple D seraient abandonnés par Dieu, à cause de leur conduite con- » traire à ses lois, et à cause de leur injustice et de leur amour » des biens de la terre. Il a dit enfin que le monde ne finirait que )» lorsque les Chrétiens seraient devenus la majorité du genre » humain.
» £t cet événement ne pouvait manquer d'arriver
» Jb pleore» 6 mon Bien, sur ranénnlfiflsemeiitde nslaïkiisdie. » Nous sommes à Diey, et noas relourDons à lui. » Salut, de la part du pauvre devant Dieu le riolii. »
Remarquables paroles du plus illustre des Mahoraélans, de celui dont la demeure, au moment où nous tracions ces lignes, servait de refuge aux consuls et à des raillions de Chrétiens, contre les égorgeurs de Damas; du seul homme peut-être de notre époque qui soit doué des talents et du prestige nécessaires pour gouverner les Musulmans, quand ils auront été refoulés dans le continent asiatique.