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sua L'DN1TÀAISU£ ALLEMAND. — DES IlÉFO&U£S POLITIQUES BiCLAMlES PAR LES mYEBS ÉTATS BB U GOHFiDiBAnOE.
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Pourie rendre un compte exact de Tétat des esprits à cetégard, il faut se rappeler qu'à Berlin, de nombreux amis de ritalieoni célébré, il y a peu de temps, l'anniversaire de la victoire des Franco- Sardes à Magenta» et que, tout récemment, la Société nationale de Breslaiw, envoyait à laSodété nationale de Tùrin, ime.adressequi se termÎDe par eetie double acdamalion : « ViMe imâatrs, FAlkmagne wMml » Yoiei quelques passages de cette adresse :
« L'Allemagne, heoreuse de la lésurreotion du peuple italien, » qui nous promet la résurrection de la nationalité germanique, » reconnaît enfin que l'Autriche est l'ennemie de l'unité, de la » grandeur et de l'honneur de l'Allemagne... Les grands peuples » ont la force de se régénérer. Celle vérité est démontrée par la » noble nation italienne. Espérons qu'elle lésera aussi par la na- 9 tion allemande. Il y a donc, dès à présent, deux grands peuples » qui se tendent fraternellement la main au-dessus des Alpes n éternelles, acclamant ïluiiù WMkdvn et VAUmoffM iml-
Mais rAllemagne n'est pas seulement agitée par ce besoin gé« nérél d'unité politique et gourernemeniale.pn trouve l'expression d'un beibin profond de réforme dans chacun des états et principautés qui la divisent. Voici, en efTet, ce que nous lisons dans une
correspondance récente d'un de nos compatriotes, qui réside à Weimar : « De quelque côté qu'on se tourne, dans la grande patrie allemande, l'oreille entend des plaintes et des protestations, éloquents symptômes d'une situation qui n'est plus tenable, parce qu'elle n'est plus a la hauteur des idées de notre temps. Ainsi, Hesse-Cassel réclame à grands cris une constitution ; Mecklembourg demande une représentatioo ; Darmstadtrevendique l'égalité religieuse ; Dusseldorff et Dantzig protestent contre le système des corporations de métiers; à Hambourg et i Berlin, le mariage civil est l'objet de vraies dlseussions; enfin, è Bade comme en Wur- ' tembeiig, on sollicite l'abolition du concordat. »
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0£S T£aMES û£ RACE ËT OB NATIONAUTÈ.
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Ces deux termes de race et de nationalité ne s'emploient pas toujours indifféremment l'un pour l'autre, car lo^; Slaves, par exemple, représenlent une race et ne semblent avoir jamai.-^ constitué nnanation; tandis que les Ibères, par exemple, ootétéà la fois une race et unenotion, répondant ainsi à l'ordre ethnographique et à l'ordre historique. Nous avons cru devoir, cependant, pour éviter l'emploi trop fréquent d'un même mot, nous servir alternativeinent des deux termes dont il s'agit.
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Dmniimoii iufidb di u fofoutioii m l'olmidi.
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Le chiffre de ta population de l'irlande qui était» en 1841» de 9,820,000 âmes, était descendue, en 1651» à 6»&00»000; ce qui féix ressortir une réduction d'un lîers en dix années. Et le chiffre des Irlandais s*est encore inévitablement ahaissé dans la nouvelle période décennale qui s'est écoulée depuis le detnier dénombieroenll
C'esi là un faii non-seulement exceptionnel, mais sans exemple peut-être dans les annales de l'Europe moderne. îl y a dans un dépeuplement si rapide de l'île verdoyante que l'Angleterre tient enchaînée à ses flancs, dans cette expulsion systématique de la race indigène par l'appauvrissement, par la famine et par l'organisation d'un service de transport du sang gaélique sur les terres australiennes» il y a là, disons-oofis» un sujet de méditations douloureuses pour tout homme de cœur, une page accusatrice dans Vhisloire, à d'autres égsrds si glorieuse» de la Grande-Bretagne.