‹ Du problème de la misère et de la solution chez les peuples anciens et modernesChapitre 21 sur 82 · Vieillards · texte numérisé non relu

Vieillards

Depontani senes. — Droit de les mettre à mort.

Les misères qui entouraient le berceau de l'enfant reparaissaient autour de la couche du vieillard. Celui qui n'avait pas été exposé enfant l'eût été dans son dernier âge, s'il n'avait embrassé lui-même la mort et s'il ne s'était immolé aux dieux.

L'abandon^ la mise à mort des vieillards dérivaient donc du même principe qui déterminait l'exposition des enfants. Les Latins, dit FestuS; appelaieiit d^ponfant senes les sexagénaires qu'autrefois Ton précipitait d'un pont ^ .

Chez les Hérules, dit Procope, on ne laissait vivre ni malades ni vieillards. Lorsque la vieillesse ou la maladie s'emparait de l'un d'eux, il devait prier ses parents de l'ôter du milieu des hommes ^.

Les Caspiens, lorsqu'ils devenaient vieux, étaient mis à mort '. A. Céos, une loi ordonnait que les hommes qui n'avaient pas de moyens d'existence se sacrifiassent, et que ceux qui avaient soixante ans fussent forcés de mourir en combattant dans le cirque^. MUeii dit que les vieillards étaient obligés de se tuer, afin de

le sénat ayant découvert la conspiration des Bcicchanàles^ les femmes trouvées coupables furent livrées à leurs parents ou k leurs époux, àûn qu'ils en fissent eux-mêmes justice, inter domesticos parietes^ et qu'à défaut de parents et de maris k qui Ton pût confier le soin de faire subir à des femmes le supplice qu'elles méritaient, on les exécuta publiquement y> (liv. XXXIX, ch. 18).

^ Michelet, Origine du droite p. 414.

« Ibid. p. 415.

» Strabo, liv. Il, t. II, p. 136.

* Stephen, DeurbibuSy p. 332.

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