CHAPITRE 1er. ÉTAT DES PERSONNES ET DES CHOSES AU MOYEN
AGE. — Les barbares. -— La féodalité. — L'Église. — Le peuple. — La
misère 345
S I. Les barbares. — Invasion des barbares. — Leurs ravages ; -— Leur» crimes. — Le christianisme impuissant à adoucir leurs mœurs féroces.
Pages.
Les rois francs. — Les leudes. — Missi dominici. — Partage des
terres conquises. — Préludes du système féodal 345
§ II. La féodalité. — Deux sortes de propriétés : bénéflciales et allodiales. — Alleux et franc-alleux. — Fiefs et arrière-fiefs. — Deux sortes de personnes : nobles et roturiers. — Vilains et vassaux. — Mœurs féodales. — Ignorance. — Guerre et pilIage.La trêve de Dieu.
— Bandits grands seigneurs. — Plus de sûreté nulle part. — Pas plus dans les villes que dans les campagnes. — Impudicités. — Regiœ mereirices. — Bordeaux ou Clapiers. — Pratiques dévotieuses. — C'est toute la religion de ces temps-là 3S3
§111. L'ÉGLISE. — En faisant les barbares chrétiens, le clergé devient barbare. — Comment et Pourquoi. — Toute-puissance de l'Église,
— Sa hiérarchie. — Son ubiquité. — Ses immenses richesses. — Fait argent de tout. — Simonie. — Oblations. — Banque du pape. — Cupidité et oppression. — Ignorance et dépravation de mœurs. — Le royaume de Satan. — Ces désordres sont-ils la règle ou l'exception , 367
§ IV. Le peuple. — Quand commence à naître. — Comprend les diverses classes de ^travail leurs. — Classes asservies : serfs, vilains, cagots, juifs, lépreux. — Classes roturières libres : bourgeois, manants, gens de négoce et de métier, gens de bras et de labour, paysans, conditionales, tributarii, etc. — Gent taillable et corvéable à merci 37T
§ V. — La misère. — Misère affreuse partout après l'invasion. — Se transforme, sans s'éteindre, sous Charlemagne et ses successeurs. — Servitude et servage. — Prix énorme des blés. — Exposition dès enfants, mise à mort des vieillards. — Famines et pestilences. — Le mal d'enfer. — La fin du monde. — Recrudescence de misère sous la féodalité. — Les loups de mer. — Nouvelles famines. — La peste noire. — Nourriture, demeures et vêtements du peuple. — Le peuple seul est malheureux. — Altération des monnaies. — Exactions du fisc. — La maltôle. — Obnoxiations. — Mendiants. — Pèlerins.
— Flagellants. — Pastouraux. — Pillards anglais. — Brigands gentilshommep. — Le paysan affamé se révolte. — La jacquerie. — Terrible revanche des nobles. — Dévastation des campagnes. — Cherté des vivres, — Mortalité. — Épidémie du crime. — Les bouchers de Paris et les cabochiens. — La praguerie et les écorcheurs, etc., etc. — Règne du diable. ..,...., 388
CHAPITRE 11. — REMÈDES AU MAL.— Abolition de l'esclavage. — Affranchissement des communes. — Organisation du travail. — Institulions répressives, — Institutions de bienfaisance. — Monastères. — Croisades, — Résultats obtenus 404
§ I. — Abolition de l'esclavage. — Mission sociale du clergé. — Charité tempérée par la prudence. — Affranchissements graduels.
— Seifs de corps, serfs de la glèbe. — Leur condition en droit. — ïd. en fait. — Le servage substitué à l'esclavage. — Différences
Pages, de ces deux états. — Ordonnances célèbres de Philippe le Bel et de Louis le Hutin. — Les serfs refusent la liberté qui leur est offerte. — Pourquoi , 404
§ H. — Affranchissement des communes. — Origine et cause de cet affranchissement. — Son caractère. — Consulalum, Sigillum, Communitatem. — Noms divers que prennent les communes affranchies et leurs magistrats. — La royauté s'unit aux bourgeois. — Louis le Gros. — Le clergé est-il favorable ou hostile à l'affranchissement des communes? — Novum ac pessimum nomen. — Avantages du self government pour les communes. — Ses inconvénients. — Qu'y gagne le peuple? 411
§ IIL — Organisation du travail. — Corporations de métiers ou jurandes.— Républiques ouvrières , 416
1. Corporations de métiers ou jurandes. — Origine des jurandes du moyen âge. — Ont un triple caractère : religieux, civil, militaire. — Diffèrent des jurandes romaines. — On est toujours libre d'en sortir. — Mais, maîtres du sol le sont aussi des métiers. — Glèbe pour l'atelier, comme glèbe pour la cul-
[ ture des champs. — Hiérarchie féodale appliquée à l'exercice
des métiers. — Despotisme de la boutique. — Philippe Auguste et saint Louis. — Livre des métiers d'Etienne Boileau. — Ordonnance prévôtale de 1258. — Ses résultats. — Trois
i classes de professions. — Maîtres et apprentis. — Le chefd'œuvre. — Avantages et inconvénients du système des jurandes. — Leur police. — Leurs privilèges. — Leur administration • .... 416
2. Républiques ouvrières. — Républiques industrielles de Flandre. — Républiques agricoles de Suisse. — Républiques commerciales anséaliques. — Républiques ouvrières de l'Italie. — Le sceptre c'est l'outil. — Arislo('ratie de la blouse. — Domination des vilains et des manants. — La souveraineté aux mains des marchands. — Noble.-^se de laine. — Théories commerciales appliquées à la pratique du gouvernement. — Magistrats pris dans les comptoirs et les échoppes. — Qnid inde ? 426
§ IV. — Institutions répressives. — Lois pénales des barbares. — Vengeance et composition. — Le fredum. — L'instruction judiciaire. — La prison. — Le gibet. — Le bourreau. — Lois pénales de la féodalité. — Peines arbitraires. — Haute, basse et moyenne justice. — Signes visibles des justices. — Différence entre gibet et pilori. — Squelettes cliquetants. — Mendiants et vagabonds pendus. 430
§ V. — Institutions de bienfaisance, — Lois barbares sur les pauvres. — Humanité de ces lois. — Système nouveau de solidarité et de garantie mutuelle. — Le droit à l'assisiance passe des canons dans lesCapilulaires. — L'Église est toujours la dépositaire et la dispensatrice du bien dos pauvres. — Mais, quand devient féodale, cesse de remplir sa mission. — Alors les pauvres se font prêtres. — Les deux
TABLE DES MÂTiEKES. 473
Pages.
tiers de la fortune du clergé appartiennent à sa partie plébéienne. — Conséquences. — L'hôpital est la formule exclusive de la charité. — Cinq espèces d'établissements publics de bienfaisance. — Grand nombre d'hôpitaux. — Ladreries et maladreries. — Ordres hospitaliers.
— Abolition du droit d'asile. — Maximum. — Lois somptuaires. — L'usure et les monls-de-piété 438
§ VL — Monastères. — Désordres dans les monastères du moyen âge. — La charité n'y est plus que la marâtre des pauvres, — Réformes. — A quoi aboutissent. — Méthode d'or pour corriger les réguliers. — Prison pénitentiaire de saint Jean Climaque. — Domus semota. — Vade in pace 448
§ VII. Croisades. — Avantages des croisades pour le commerce, l'industrie, l'extinction de la mendicité et le bien-être des populations. 454
§ VllI. — RÉSULTATS OBTENUS. — Chaos économique du moyen âge. — Population. —• Inventions et découvertes. — Monuments. — Vices de la féodalité enfantent ses vertus. — Résultat final du christianisme.
— Le mysticisme envahit la charité. — Infidélité de ses ministres.
— Beghards et Franciscains. — Pauvreté absolue, misère absolue.
— Solution du problème de la misère reste cachée dans le mystère
de la croix -. 457
IIN DK LA TABLi: BU TOMK IIEUXIKME
iMPP.iMFUiE DE GUSTAVE GHATIOT. H, rue de la monnaie.
University of Toronto Library