‹ Du problème de la misère et de sa solution chez les peuples anciens et modernes (volume 4)Chapitre 127 sur 168 · EMPIRE. — PRINCIPES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

EMPIRE. — PRINCIPES GÉNÉRAUX

serait doter la profession de mendiant. — Donner aux seuls nécessiteux c'est s'acquitter d'un devoir d'humanité; c'est payer la dette de la société *. n

Telle était la théorie de l'Empire sur la charité légale^ ou plutôt sur la charité administrative , car Napoléon n'admettait que celle-ci, en se contentant de réglementer Tautre, ou en la circonscrivant dans les limites du nécessaire, sans lui jamais donner d'autre extension que celle de sa volonté et des ressources qui pouvaient y pourvoir. C'est ainsi que la charité administrative de l'Empire a su, sans que cela impliquât aucunement le droit légal à l'assistance, établir ou régulariser, dans l'intérêt de la classe pauvre, les bureaux de consultations gratuites ^, les octrois de bienfaisance % les monts-de-piété *, les troncs et quêtes dans les églises ^, l'éducation des enfants trouvés et abandonnés ^ et leur tutelle ', les institutions de charité maternelle *, les commissions administratives et la comptabilité des hospices et hôpitaux ^, la pharmacopée des établissements

* Circulaire précitée de nivôse an x.

* Arrêté des consuls du 13 frimaire an ix. — Décret du 14 décembre 1810, art. 24.

3 Loi du 5 venlôse an viii (24 février 1800). Circulaire du 21 germinal an xii.

* Décret du 24 messidor an xii. — Circulaire du 3 prairial an xiii. — Décret du 8 thermidor an xiii. — Avis du Conseil d'Etat du 12 juillet 1807.

» Arrêté ministériel du 5 prairial an xi. — Décret du 12 septembre

« Circulaire du 27 mars 1810.— Décret du 19 janvier 1811. — Circulaire du 15 juillet 1 81 1 . — ^Irr^^e ministériel du 26 octobre 1813.

■^ Loi du 15 pluviôse an xiii.

8 Décref du 25 juillet 1811.

* Circulaire du 3 brumaire an xii. — Décret du 7 floréal an xni. ^Jd, du 27 février 1811. — Circulaire du 20 juillet 1812.

de bienfaisance *, les nécessaires de pharmacie pour les indigents des campagnes *, enfin une taxe des pauvres sur les plaisirs du public^ y institutions qui, avec d'heureux essais de réorganisation du travail par l'obligation du livret pour les ouvriers * et les rapports hiérarchiques d'ouvriers à maîtres * joints à l'organisation des secours domicih'aires, des secours hospitaliers et des Dépôts de mendicité, constituent la base sur laquelle notre législation charitable repose encore aujourd'hui.

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