‹ Du problème de la misère et de sa solution chez les peuples anciens et modernes (volume 4)Chapitre 14 sur 168 · ITALIE. — ÉTATS SAUDES. — STATISTIQUE CHARITABLE · texte numérisé non relu

ITALIE. — ÉTATS SAUDES. — STATISTIQUE CHARITABLE

données incomplètes : ce sont, en premier lieu, les établissements de charité dirigés par des congrégations religieuses; en second lieu, les fondations dont les bienfaiteurs se réservent personnellement et exclusivement l'administration, et celles que la modicité de leurs revenus exempte de toute surveillance. Le nombre de ces deux dernières sortes d'établissements est évalué à sept cent onze, et leur revenu à deux cent trente mille francs.

Comme dans les États pontificaux, la charité privée est, en Sardaigne, la première institutrice des établissements de bienfaisance. L'État et les communes ne contribuent à leurs dépenses que pour une faible part, si ce n'est en ce qui concerne les enfants trouvés et les aliénés. Les revenus charitables proviennent donc des libéralités accumulées des bienfaiteurs et des donations annuelles.

La population secourue dans les maisons publiques hospitalières est, en moyenne, de soixante-quatre mille personnes , par an , ci 64,000

Celle des personnes secourues à domicile de 259,830

Total général des assistés, annuellement, par les secours publics 523,850

Ce qui donne huit pour cent de la population générale.

Les recettes des établissements de charité publique des Élats sardes ont été, en 1859, de 7,892,966 francs, non conjpris la dépense des aliénés, les fonds disponibles des monts-de-piélé et des prêts en grains, non plus que les fonds affectés à renseignement.

Les dépenses ont été, pendant le même exercice, savoir :

De 3,558,295 francs pour les frais de nourriture et d'entretien des assistés dans les maisons hospitalières.

De 1,484,875 francs pour secours à domicile.

Total, 5,050,167 francs dépensés, en 1859, pour les besoins personnels et réels des classes pauvres.

En divisant ces secours par tête on trouve que les secours hospitaliers s'élèvent , par indigent, à 55 francs et les secours à domicile à 5 francs 70 centimes seulement.

Maintenant, à quelle somme se sont élevés, pendant la môme année, les frais des établissements charitables, en dehors des secours proprement dits, c'està-dire les frais d'administration et de personnel? A la somme énorme de 2,848,778 francs, y compris les charges dont les établissements sont grevés ^

Ainsi, comme dans les États romains, la charité publique ou privée se manifeste, dans les États sardes, sous deux formes principales de secours : — Secours hospitaliers ou communs ; — Secours individuels ou domicihaires.

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