ECOSSE. — PAUPÉRISME 1ET TAXE DES PAUVRES
dation physique * et morale ^, ils sont les mêmes en Ecosse qu'en Angleterre, et, ici comme là, les institutions charitables ou préventives ^ sont, de même que les institutions répressives*, également impuissantes à arrêter le chiffre toujours croissant de la prostitution ^ , de l'ivrognerie % de la crimina-
liers a la main. Ce n'est donc pas ici qu'une habitude de misère. Les soldats écossais n'ont pas de culottes.
* L'Ecosse, si longtemps fameuse pour la beauté et la vigueur de sa population, ofl're aujourd'hui un frappant exemple de ce que deviennent les races les plus gént-reuses sous l'empire de la misère (Voy., à ce sujet, J^e/îor^ on the pauperism of Dundee, by Fullarton et Blaird, p. 65}.
2 Les basses classes en Ecosse sont exactement réduites à l'état de l'Irlande; il n'y a pas de différence entre les habitations, le genre de vie, et l'abrutissement des mœurs (Voy. On the management of the poor in Scotland, by W. Pulteney Alison, 1840; et Buret, 1. 1, p. 337, 383 et suiv.j.
^ Ces institutions participent de la nature, du but et du mode d'organisation de celles de l'Angleterre. — Seulement, l'instruction scolaire est mieux réglée en Ecosse (Voy. sur ce dernier point Ducpetiaux, Condition des jeunes ouvriers ^ 1. 1, p. 268).
* Voy. sur ces institutions notre Rapport au ministre de Vintérieur sur les prisons d'Angleterre et d'Ecosse, in-4, p. 62 et suiv.
^ J'ai vu, k Edimbourg, cette Athènes britannique, la prostitution se produire sous un aspect plus hideux encore qu'à Liverpool, à Manchester, ou à Glasgow (Voy. ci-dessus, p. 234, note 5). J'ai vu des jeunes filles, de moins de douze ans, et en grand nombre, demandant l'aumône d'une main et vous provoquant de l'autre k la débauche...; et cela ouvertement, et à titre de métier appris, reconnu, toléré...
^ L'Ecosse, population 2,365,114 habitants, consomme 6,767,715 gallons de liqueurs spiritueuses, soit 23 pintes par tète. On n'en consomme que 13 pintes par tête en Irlande, et que 7 1/2 en Angleterre (le gallon équivaut a 4 litres 543 millil.}. — Ni l'âge, ni le sexe ne sont exempts de s'enivrer en Ecosse. Ceux qui sont trop pauvres pour se procurer des liqueurs spiritueuses s'enivrent k meilleur marché avec du laudanum. — On compte, à Glasgow, une maison sur dix où l'on débite des liqueurs (Voy. Handloom weavers inquiry , part. I. Rep. of Symons, p. 52). On a constaté, en 1833, k Edimbourg, 8,630 cas d'ivresse complète sur un nombre de 55,232 habitants, soit un
litë * , de la mortalité ^, chez les classes pauvres. Nous en dirons autant du travail, dont l'organisation antagoniste, maigre l'exemple isolé d'Owen et de New-Lanark % a pour effet de rendre pire, au lieu de l'améliorer, la condition des classes laborieuses *.
ivrogne sur un peu plus de six habitants. L'augmentation dans la consommation des spiritueux a été de 240 pour iOO en Ecosse, dans un intervalle de 17 ans (Ducpeliaux, 1. 1, p. 359 et 363).
* Le Westminster Review a publié sur Glasgow le tableau suivant :
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