Maisons de travail
Ce ne sont que des maisons de pauvres. — Asiles de désordre et d'immoralité.
Les maisons de travail sont l'objet de la prédilection des écrivains suisses. Ils les représentent comme des moyens non-seulement d'éteindre la mendicité et de soulager la raiisère, mais encore de perfectionner l'industrie, d'améliorer les mœurs, de contribuer puissamment à la sûreté, au bien-être, à la prospérité des peuples * . De là, les maisons de travail, ou dépôts de mendicité, qui se sont élevées, dans ces derniers temps, dans plusieurs cantons de la Suisse^. Or, ces maisons ne sont autres que des maisons de pauvres, c'est-à-dire des repaires
* Voyez Naville, ub. sup.^ t. Il, p. 137.
^ NotammeutdansArgovie et dans Zurich. \oy, Jbid.f et p. 75, et t. I, p. 356.
d 'oisiveté, de disputes, de vices, de désordres de toute espèce. Souvent elles succombent sous l'action dëlélèrede l'immoralité qui les mine. C'est le résultat naturel du système d'économie qui les a fait élever, et qui entasse sous le même toit toutes les corruptions, abandonnées souvent à elles-mêmes, pour épargner des frais d'administration *.