SUISSE. — MAISONS DE TRAVAIL
les arracher, baignés de larmes, pour les remettre à un maître inconnu qui a pu les miser à un plus bas prix. Quelquefois, ce maître nouveau s'en charge par spéculation afin de les faire mendier pour son propre compte; d'autres fois, il les laisse volontairement croupir dans l'ignorance et dans un état d'abjection, afin de les tenir dans sa dépendance. »
Si ce tableau n'est pas exagéré, il ne peut qu'être exceptionnel. Nous avons vu de ces enfants, de ces vieillards, de ces infirmes, dans un des districts ruraux de Lausanne, et nous pouvons dire que nous n'avons entendu d'eux aucune plainte sur le genre de vie qui leur était hit. Loin de là; tous nous ont paru contents, et si nous avons été frappés d'un inconvénient, c'a été de celui de les y voir trop heureux.