‹ Du problème de la misère et de sa solution chez les peuples anciens et modernes (volume 5)Chapitre 32 sur 75 · Malades, Infirmes, etc · texte numérisé non relu

Malades, Infirmes, etc

En l'absence d'hôpitaux, qu'en faisait-on ?

« On se demande, dit Chateaubriand, comment faisaient les anciens qui n'avaient point d'hôpitaux? C'est, se répond-il à lui-même , qu'ils avaient, pour se défaire des pauvres et des infortunés, deux moyens que les chrétiens n'ont pas ; l'infanticide et l'esclavage. »

* Liv. II, De legibus.

" Cic, II, De Juvent.;3. Tuscxd.

^ L. congruit. 13, § furiosi, et L. Seq. (T. De off. prœsidis.

* Cet usage de lier et de renfermer les fous et les furieux dans les prisons publiques fut rejeté, à Rome, comme trop inhumain, dès que l'on commença h y construire des nosocomii^ ou hospioes publics, ouverts à toutes les infirmités humaines, corporelles ou mentales. La construction du premier établissement de ce genre remonte à Tan 400 depuis Jésus-Christ (Voy. ci-après, ch. V).

Avant lui, Voltaire avait dit : u Quand un pauvre diable tombait malade, à Roine, sans avoir les moyens de se faire soigner, que devenait-il? ïl mourait. »

Nous verrons, dans le chapitre V, ce qu'il y avait de vrai, de faux ou d'exagéré, dans l'assertion des deux illustres écrivains.

Sort affreux des détenus dans les prisons de Rome. — Promiscuité des sexes et des âges. — Atrium libertatis. — Cachots. — Rapacité du geôlier. — Carnifex. — Cruautés envers les accusés, payées par les accusateurs. — Chaque prisonnier lié par une chaîne à un soldat. — Détenus malades. — Le fer et le poison vendus comme faveur. — Malpropreté. — Mort à plusieurs degrés. — Une mère ne peut visiter son fils. — Chrétiens condamnés aux bêtes. — Le souper libre. — Détenus politiques traités commes assassins et voleurs, etc.

Les prisonniers comprenaient la classe nombreuse des malheureux de tout rang, de toute condition, que la justice faisait enfermer dans les prisons pubHques \ pour les crimes ou délits ^ dont ils étaient présumés ou déclarés coupables ^.

Leur sort à tous était affreux.

Les prisons de Rome païenne présentèrent, pendant douze siècles, le hideux spectacle d'hommes et de femmes, d'enfants et de vieillaids, de prévenus et de condamnés, entassés péle-mele et confondus dans une

* Vom\es prisons privées^woy . ce que nous avons dit des ergastules, Du droit à l'oisiv., p. 248, des prisons domestiques, ci-dessus, p. 103, et des prisons pour dettes, p. 115.

* Voy. ci-après, ch. III, § 8.

* Les simples prévenus ou accusés n'étaient mis en prison qu'exceptionnellement. Il y avait pour eux un emprisonnement spécial appelé libéra custodia. Nous en parlerons ci-après, cb. VU, § 1, n<» 3.

même enceinte et dans une même oisiveté , comme dans un foyer permanent de corruption morale et d'insalubrité.

Ce défaut de classification d*age et de sexe, dans les prisons romaines, donnait lieu, chaque jour et partout, à des actes d'immoralité d'une telle nature, que les auteurs latins emploient souvent le mot de prison, carcer, comme synonyme du lieu de débauche, lupanar '.

Cependant, il existait, dans la partie antérieure de la prison, un endroit séparé, mieux éclairé et plus aéré que les parties intérieures; Tacite l'appelle alrium Uberlatis'^. C'est là qu'étaient admis le petit nombre des prisonniers privilégiés , en faveur desquels leur condition ou la nature du délit commandait plus d'égards et plus d'indulgence; mais cette faveur leur était vendue au poids de l'or parla cupidité de l'avide geôlier*.

(( Là, dit Cicéron, en parlant de la prison d'une province romaine, là se trouve le geôlier de cet affreux séjour, rinstiument des vengeances du préteur, la mort et l'effroi de nos alliés et de nos concitoyens, le licteur Sestius, qui prélève sur les souffiances des infortunés détenus une taxe déterminée. Pour l'entrée,

* Juven. Sat., X. — Et Cic, In Vat., XI.

' Bombardin., Decarcere, et antiquo ejususu, cap. lll.

' La garde des prisons était confiée à un gardien chef, carceris custos (Act. Apost., cap. XVi), désigné le plus ordinairement sous le nom de commentariuSf du mot comment arium, c'est-a-dire registrum, correspondant a nos registres d'écrous. On l'appelait aussi carceri prœfectus, préfet de la prison, clavicularius, clavier ou porte-clefs (Bombardin., ub. sup , c.';p. X et XX). li portait aussi une épéepour sa défense (Act. Apost., cap. XVI, v. 27). Plante lui donne le nom de bourreau, carn7fex{Rud., III, 6, v. 19).

tu paieras tant.... ; pour Taulorisation d'apporter de la nourriture, tant.... Combien me donneras-tu pour tuer ton fils d'un seul coup? pour ne pas le faire languir? pour ne pas l'exposer à plusieurs coups répétés? pour qu'il meure sans sentir ni peine ni souffrance? car, pour ces faveurs, on donne aussi au licteur une somme fixée par le tarif — Et personne ne s'y refuse *. »

Et pourtant, cet atroce im{)ôt, que prélevaient les geôliers, même sur les accusés, constituait une sorte de stellionat dont ils se rendaient coupables envers les accusateurs, car ils avaient coutume de vendre leur cruauté aux accusateurs, cnidelilalem suam accusato^ ribus vendere, comme disent les lois romaines ^; de sorte qu'en vendant leur indulgence aux prisonniers, ils se faisaient payer le prix d'une faveur qu'ils avaient aliénée déjà.

De toutes les faveurs dont le geôlier faisait commerce, celle qui lui devait rapporter le plus de profit était, sans aucun doute, celle de procurer aux prisonniers les moyens d'échapper aux tourments de leur captivité. L'évasion et la mort étaient les seuls qui fussent à sa disposition. L'évasion était le plus dangereux pour lui, comme le plus coûteux pour le détenu. 11 y recourait rarement, parce que sa tête pouvait y être engagée, et parce que rarement le détenu était assez riche pour en payer la valeur. La mort présentait moins de dangers, et se trouvait d'ailleurs plus à la portée de toutes les bourses; il suffisait d'un peu de fer, d'un peu de poison.... Le fer et le poison

* Orat., In Varrem, lib. V.

* Cod., lib. IX, tit. 4, § t, De custodiâ reorum.

étaient donc des instruments de libération à l'usage de tous; il y en avait à tout prix;..,, le geôlier n'en refusait à personne.... Aussi les suicides étaient-ils très fréquents dans les prisons, et c'est pour en arrêter l'influence contagieuse qu'a été rendue cette loi du Digeste : Carceri prœposilus si, preiio corrupiuSf ferrum, venenumve in carcerem inferri passus est , officio judicis puniendus est : si nescit , 06 negligenliam removendus est officio *.

La même loi infligeait la même peine au geôlier qui avait laissé évader le détenu.

A moins de laveur spéciale, les prisonniers étaient toujours chargés de chaînes; aussi, l'expression vmcu/a est-elle toujours synonyme de carcer , dans le langage des lois romaines. Quelquefois ces chames liaient seulement les mains, quelquefois seulement les pieds, quelquefois aussi les pieds et les mains à la fois, et souvent même aussi le cou, suivant la gravité du délit, la crainte d'une évasion ou la férocité du juge, jus dicentis ferocitas ^; car aucune règle précise n'était tracée au juge à cet égard : la loi s'en remettait à sa volonté K

Presque toujours, lorsqu'il s'agissait d'un crime capital, ou qu'il importait de s'assurer de la personne du prisonnier, le prisonnier avait à traîner au bout de sa chaîne, en guise de boulet, un soldat attaché luimême par la main gauche à sa main droite, ou par le pied droit à son pied gauche : Modxis adhibendœ intra carceres custodiœ is erat, ul reus xmâ cim milite ferreâ catenà

* L. VIII, ff. De custodiâ reorum.

* Bombardin., De carcere, cap. X.

^ L. 1, ff. De custodiâ reorum.

vmciretur, illi sinistrâ, huic dexttrâ compaclis *. T.e soldat qui liait le criminel se liait îui-môme à son tour, dit Sénèque, et la même chaîne les attachait tous deux... Alligalique sunt cliam qui aUiganl.,, Eademque calena et custodiam et miliiem copulat'^.

Le prisoniiier vouhâl-il s'asseoir, se promener, dormir; ctail-il mandé dans le prétoire du juge... Cette chaîne vivante le suivait partout : Ligantur duo et mitiuntur ad judicem, lalro et colUgatus , dit saint Augustin ^.

Le plus souvent, au Heu d'un soldat, c'était un esclave qu'on attachait au bras du condamné, car c'étaient des esclaves publics, enrégimentés ad lioc, pour ainsi dire, et soumis à une sorte de discipline militaire, qui faisaient l'office de soldats gardiens dans les prisons.

La position du prisonnier valide était affi'euse; que devait donc être celle du prisonnier malade! Le plus souvent il manquait de pain *, et l'infâme geôlier, soudoyé par l'accusateur, s'appliquait, dans rinlervalle des audiences, à épuiser son corps de langueur et de consomption... Subtraclos audtenliœ long à lobs consumcre*. Heureux quand la mort venait ravii' son innocence aux tourments de la prison : Innocenles inlra carcerum septa lelhodare^.

Sa mère \oulait-elle le visiter pour lui porter la nourriture et les vêtements qui lui manquaient; la prison demeurait fermée devant elle, et la malheureuse,

* Bombard in , De carcere, cap. X.

* Senec. lib. I, De iranquillit., cap. X, et Epist 5. ' Aug.j in ps. 128.

* L. Indices , 9; Cod., De episcop. audientiâ.

* Cod., lib. 9, lit 4, De custodiâ reorum. « Cod., ibid.

PRISOiNNIERS. 129

couchée sur le seuil de la porte, passait la nuit à verser des larmes, privée des embrassements de son fils \

Un geôlier, acheté ou attendri par les souffrances du prisonnier, appliqnait-il quelque baume sur ses douleurs; il était obligé de s'en cacher comme d'une action coupable.

Misérable! s'écriait, transporté de colère, un gouverneur de province, en s'adressant à un geôlier, pourquoi les blessures de ces chrétiens sont-elles guéries? Ne t'avais-je pas défendu de les panser? — Par votre grandeur! répondit tout tremblant Pégase le geôlier, personne d'eux n'a été pansé, et personne de leurs amis n'est venu les visiter; je les ai gardés enchaînés dans le plus profond delà prison... Si je mens, que ma tête en réponde. — Comment donc alors, reprit le gouverneur, leurs blessures ont-elles disparu? — Par votre vertu! je l'ignore, répliqua le geôlier... — Insensés! s'écria l'un des prisonniers, ne voyez-vous pas que notre Sauveur est notre médecin, et qu'il guérit tous ceux qui ont foi en lui ^ !

Toutefois, le jour, ou même la veille de l'exécution des chrétiens condamnés aux bêtes, les geôliers avaient ordre de se relâcher de leurs rigueurs accoutumées. Ce jour-là, c'était fête dans les prisons! Çè\e pour les bourreaux, qui allaient enfin se repaîtr'e du sang de leurs victimes; fête pour les victimes qui allaient enfin échapper à leurs bourreaux ! Ce jour-là, on leur servait le sowper libre,.. C'est le nom qu'on donnait à leur dernier repas. Ce repas était une espèce de festin auquel tous les condamnés et même leurs amis

* Orat., In Verrem, lib. V.

* Voy. Ilisi. ecclés. de Fleury, liv. IX.

prenaient part. Le public était admis à y assister... '. Un jour, des chrétiens allaient mourir...; les geôliers oubliaient le souper libre,.,, et leurs frères étaient à la porte, attendant le moment des adieux. Oubliezvous donc, dit l'un d'eux au geôlier, que c'est demain le combat? Et puisque nous sommes les condamnés du très noble césar destinés à combattre à sa fête, n'est-il pas de votre honneur que nous y paraissions bien nour* ris? Le geôlier, à moitié converti, permit à leurs frères d'entrer dans la prison, et leur laissa la liberté de se rafraîchir ensemble ^.

Le prisonnier, pendant ce temps-là, ne succombait pas à une seule douleur. La mort, dit Cassiodore, se multipliait pour lui sous mille formes hideuses, et l'horrible saleté de son cachot n'était pas sa moindre torture : Non est unum clausis exitium ; mullifariâ morte perimiiur qui carcfris squalore torquetur ^.

A Rome, la principale prison publique ne recevait le jour que par des espèces de soupiraux fort étroits : Angustis foraminibus tenuem lucis umbram respicientem *, et l'annexe de cette prison, appelée Tullianum, se composait d'un cachot sale et obscur, dont l'aspect était affreux et qui exhalait une odeur fétide \

La malpropreté des détenus égalait celle de la prison; leurs cheveux sedressaient non peignéssur leur tête demi rasée... Semitonsi capitis capillus horrescit, et la crasse de leur corps n'était jamais mise à l'épreuve du bain : Squalent sine baJneis membra situ et sorde deformia^.

* Terlul.,ilpo/., c. 42.

3 Hist. ecclés. do Fleiiry, liv. V, ch. XVII. 3 Voy. Bombardin., ub. sup.y p. 41.

* Voy. Orat.,/n Ka^,37.

» Salluste, Catilin., cli. LV.

8 Voy. Bombardin., «6. sup., p. 139.

Pour comble d'ignominie et de cruauté, ce n'étaient pas seulement de vils criminels et de pauvres chrétiens qui étaient en proie à toutes ces douleurs; des condamnés politiques de la plus haute distinction ont bu souvent à cette coupe amère.

C'est dans un cachot humide que fut plongé le héros de la Numidie, après avoir été traîné derrière le char de Marins, au milieu des huées d'une lâche populace. Les licteurs, pour avoir plus tôt fait, lui arrachèrent les bouts des oreilles avec les anneaux d'or qu'il y portait. Jugurtha sourit de pitié à cet affront cruel, et, en entrant dans son cachot : Par Hercule! dit-il, les étuves sont froides à Rome. Il lutta, dit l'histoire, six jours contre la faim \

C'est dans ce même cachot que le roi de Macédoine avait langui deux ans, après la victoire et le triomphe de Paul-Émile. Les geôHers, dit-on, l'y firent mourir d'insomnie^.

C'est dans un cachot de La Force que les ennemis de L. Scipion demandèrent que ce grand homme perdît la vie, au milieu des malfaiteurs et des voleurs de grand chemin ; Ut in kobore et in tenebris, inlcr fures noclurnos et latrones, vir clarissimus includatiir et expire t ^.

C'est enfin dans un cachot de Rome que notre Verciugetorix, avec qui tomba la liberté gauloise, languit pendant six ans par l'ordre de César, jusqu'à ce qu'enfin la hache du bourreau vînt terminer ses cruelles souffrances *.

Le poëte Nœvius aussi expia dans les fers, au milieu

* Plutarq., Vie de Marins, — Miclielet, Flist. rom., II, p. 153. '^ Michelel, Hist. rom., p. 9i.

8 Til.-Liv., lib. XXXVUI, b9. ^

* IJist, de France d'après Guizot, etc., I, p. 107.

i:>l CLASSES PAL VUES CHEZ LES ROMAIKS.

fîes brigands et des esclaves, les quelques vers satiriques qu'il avait osé faire contre les Scipion; encore ne fût-ce que par grâce spe'ciale et pour complaire aux tribuns qui e'taient intervenus en sa faveur, pour détourner de sa tête l'application de la loi des Douze Tables, qui condamne à mort l'auteur de vers diffamatoires. Un poëte de Tage suivant, qui s'en tenait prudemment, dit Michelet, à la satire générale des vices, le comique Plante, s'est complu à peindre la triste figure du pauvre Nœvius, cloué à la colonne, avec deux gardes qui ne le quittaient ni jour ni nuit \

Les détenus politiques ne jouissaient donc, ni légalement ni administrativement, d'aucune faveur spéciale accordée à la nature de leur délit. Je dois dire pourtant que le jeune Agrippa , que Tibère fit emprisonner et mourir, dans la crainte qu'iVuguste ne le nommât son successeur, obtint d'avoir pour gardiens des soldats bonnétes, au lieu de vils esclaves, de prendre des bains cbaque jour, de recevoir librement la visite et les consolations do ses amis et de ses affranchis, et d'être servi à table par ui] centurion ^.

Mais cette faveur, toute personnelle, fut due aux larmes et aux sollicitations pressantes d'une femme, la belle, la vertueuse Antonia, qui sut, dans cette occasion, exprimer du cœur féroce de son beau-père quelques gouttes d'humanité pour son protégé; aussi cette ('xcc[)tion ne fit point règle, et, avant comme après, les i oiidamnés politiques gémirent sous le même niveau, dans les prisons de Rome païenne, avec les assassins (U les vi/leurs.

1 Miclieit't, Ilist. rorn,., p. 77. — Plant , In mil. glorios., v. 211- 5 Boinbardin ,iib. sup.

SouveiU même la prison fut considérée comme une faveur dont on crut devoir les priver.

A la mort de César, une sédition éclate dans Rome ; les consuls font saisir au corps les premiers venus des séditieux, et, au lieu de les envoyer se calmer sous les verroux, ils donnent Tordre de les précipiter du haut de la roche Tarpéienne..; ce qui fut fait immédiatement, sans autre forme ni figure de procès*.

Ouvrez Tacite, et vous lirez, au premier livre de ses Annales, un ordre semblable donné par Mennius en pareil cas : Bono magis exemplo quam concesso jure, dit rhistorien.

Chez les Romains, où les formalités de justice étaient tellement inhérentes à la justice elle-même qu'elles en prenaient le nom , et qu'on ne pouvait « s en éloigner tant soit peu sans que tout l'acte ne vînt incontinent à emprunter le nom de force, de cruauté, voire même de tyrannie toute pure ^», rien n'était plus commun, l'histoire en fournit mille exemples, que de voir le gouvernement et les juges, « non en colère, mais mûrement et délibérément, mettre de côté toutes les formes, et se dévoyer du grand chemin que la nature, la raison, l'équité, l'humanité, nous ont taillé \ »

C'est que, chez ce peuple, le salut du peuple était la suprême loi : Salus populi suprema lex esto.

C'est que, comme le disait Cicéron, hoc jus ipse Jupiter sanxitj ut omnia quœ Reipublicœ salutaria sunt, légitima et justa habeantur,

» Dion., liv. XLIV.

2 Ayraud, L'ordre^ formalités et instruction judiciaire dont les Romains ont usé es accusations publiques. Lyon, 1642, in-4. • Ibid.

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