‹ Du procédé Mirault (d'Angers) dans le traitement du bec-de-lièvre unilatéral simpleChapitre 4 sur 10 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Durant le cours de nos études et pendant notre internat dans les hôpitaux d’Angers, nous avons eu la bonne fortune d’assister à de nombreuses opérations de bec-de-lièvre, suivies, nous pouvons le dire*sans aucun parti pris d’école, des plus heureux résultats.

Le procédé employé de préférence par nos maîtres MM.les docteurs Meleux et Dezanneau, chirurgiens en chef de'l’Hôtel-Dieu, est celui dit de Mirault d’Angers. C’est ainsi que nous avons pu en apprécier les avantages, et en saisir toutes les délicatesses.

En vain, nous en avons cherché dans les ouvrages les plus autorisés et les plus récents un exposé précis et complet. Aucun ne répondait exactement à ce que nous apprenions dans nos cpurs, et à ce qu’il nous était donné de voir par nous-même dans les salles d’opération. Partout

nous n’en avons rencontré qu^une description tirée de deux lettres que le chirurgien d’Angers adressa en 1844 au journal de Malgaigne. Encore là, ne trouvons-nous point exprimée la pensée de l’auteur touchant la position du IqjDule,, toujours, sitqé sur,le côté de la^divi.sion labiale,. le plus rapproché du plan médian du corps. Ce point si iihporlant, puisqu’il permettait à Mirault d’intituler son procédé : restauration du lobule médian, est resté méconnu. Il vient tou^fqis d’être mis en Iqrqiére,.. dans un intéressant article, publié au mois de mai 1879, par M. Albert Démons, agrégé de la faculté de Bordeaux {Bulletin de thérapeutique).

Mais là s’arrête ce que l’on semble connaître du procédé. Plus tard l’auteur le- modifia sérieusement ; et en , 1871, au commencement d’un opuscule sur la résection sous-périostée du vomer, il compléta sa pensée sur la première opéralion,et expliqua les changements qu’il lui avait fait subir depuis déjà quelque temps. Ces quelques lignes passèrent inaperçues. Nous y trouvons cependant,une réfutation complète des objections qui furent faites au procédé de; 1844, et qui existent encore dans tous les traités spéciaux. Lps modifications apportées par Mirault à son œuvre, et destinées à parer aux défectuosités qui lui étaient signalées font, par cela même qu’elles sont inconnues aujourd’hui, de cette opération une opération npuplle ; elles la placent, croyons-nous, au premier rang de lôutes celles qui, soit avant, soit après furent tentées dans le .même but.

C’est dans cette conviction que nous avons entrepris ce travail. De plus, une année à peine écoulée, depuis le rnp-. mrat où sans bruit, raoufait à Apggrs l’habile chirurgie.n.

‘c^est ^'ouri^ibus litie Heuret/sfe occasion de rendre hominage à sa meiHoirè. étde'payer un-faible tribut de reconnaissance 'à rÉcole'qjüi’ s^honôrede l^kvoir eu à sa tête.Acesujèt, qu'il nous soit permis 'd’ékprirber a rios maîtres dont beaucoup ■furent eux-mêmes ses/éîèves, ^èt plus tard ses collaborateqrs ■ toute ndtregratitude ; ‘eb’pafticblier àM.le D'Meleuk, direc" teur de l’École, qui a bien voulil nous fournir les éléments de celte thèse et nous aider de ses conseils. Nous le remercions des explications nettes et précises qu’il nous a données, nous réservant de lui rendre au cours de ces quelques pages, la part qui lui revient, soit dans certains détails de manuel opératoire, soit dans les pansements consécutifs.

Comme l’ihdique notre titre, notre intention est de nous restreindre au bec-de-lièvre unilatéral simple. Nous embrassons ainsi, croyons-nous, le plus grand nombre des cas qui se présentent.'En effet, notre but est de parer à la difformité des parties molles, le but qui dans nombre, dû becs-de-lièvre unilatéraux, compliqués de fente de la voûté palatine est au moins Fune des parties du traitement quand il ne le constitue, pas tout entier.

Pour faciliter cette étude nous la diviserons en plusieurs parties ou chapitres. Nous exposerons d’abord quelques notions d’anatomie tant normale que pathologique, afin de' mettre en relief quelques points que nous avons plus spécialement en vue dans le traitement de la difformité qui nous occupe.

Puis nous passerons rapidement en revue les principaux procédés, qui ont pu être opposés à celui deMirault (d’Angers).

C’est alors que nous décrirons ce dernier plus en détail et dans ses deux phases successives, signalant en dernier lieu les améliorations que M. le Dr Meleux y a introduites pour la facilité et la régularil4<de l’opération.

Nous terminons par quelques considérations sur le mode^ rfe suture, et sur un pansement auxilliaire que nous avons TU employer dans les hôpitaux d’Angers.

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