‹ Du procédé opératoire a suivre dans l'exploration des organes par la percussion médiateChapitre 6 sur 20 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

l’importance chirurgicale (le ce fait. Pour s’assurer de la présence du colon pendant la vie, s’il y avait eu une opération à faire, il aurait suffi d’injecter de l’eau en grande quantité dans les gros intestins.

2430. Chez une autre femme qu’on croyait depuis long-temps atteinte d’une hydropisie de l’ovaire droit, et qui faisait partie du service des incurables, la fluctuation, pratiquée suivant la méthode de M. Rostan, donnait le sentiment du choc. La percussion fournit les résultats suivans : matité au-dessous du foie s’étendant à droite dans l’abdomen et jusques vers la fosse iliaque droite; ici son tympanique et élasticité à quelque profondeur que le plessimètre fût porté. 11 était dès-lors évident que la tumeur ne dépendait pas de l’ovaire droit, et que s’il en était ainsi, il fallait que le ligament large de l’utérus à droite eût singulièrement prêté pour laisser ainsi les intestins passer entre la tumeur et la partie inférieure droite du ventre. A gauche, partout de l’élasticité et de la résonnance; la dureté et la matité de la tumeur étaient moins marquées que celles du foie, situé immédiatement au-dessus d’elle et servaient à distinguer ce viscère de la masse engorgée. Du reste, point de frémissement hydatique. Diagnostic : tumeur hydatifère ou kyste contenant un liquide, situés au-dessous du foie et indépendansde l’ovaire. Quelques symptômes gastro- intestinaux, que cette femme éprouvait, paraissaient dépendre de la compression exercée par la vaste lésion dont elle était atteinte.

DES TUMEURS ABDOMINALES. l53

244°. Cependant la nuit suivante la malade, en descendant de son lit, entend un bruit semblable à celui qui résulterait du déchirement d’une étoffe de soie; elle vomit à l’instant une énorme quantité d’un liquide clair et qu’elle trouve salé : malheureusement celui-ci n’est pas conservé. Le lendemain il n’y avait plus de tumeur. La percussion médiate ne la trouvait à aucune profondeur, et elle ne reparut pas pendant les trois mois que je restai encore à la Salpêtrière. Les digestions restèrent languissantes, et quelques palpitations, dont la malade s’était toujours plaint, continuèrent; le ventre resta gros, mais il n’était plus dilaté que par des gaz; l’évènement inattendu qui survint vérifia, autant qu’il était possible de le faire pendant la vie, le jugement qui avait été porté : il s’agissait sans doute ici d’un kyste ouvert dans l’estomac.

2450. Une autre malade observée par M. Loir, élève de l’Hôtel-Dieu, présentait une tumeur abdominale que l’on considérait comme une dépendance du foie. La percussion médiate détruisit cetteerreur, en démontrant, d’une part, quedes intestins séparaient à une très-grande profondeur la tumeur et le foie; de l’autre, que la matité piT>duite par la maladie s’étendait dans la fosse iliaque droite; elle servit à constater l’existence d’une hydropisie de l’ovaire.

246". Dans l’exploration plessimétrique des tumeurs abdominales, il faut suivre les mêmes règles que dans les recherches sur l’existence de l’as-

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