GG
Accroissenieul (le 1836 h 18GC.
tle moins de 5,000 hab-. 36. 747
de 5 à 10,000 « 274
de 10 à 20,000 » 76
de 30,000 et plus. . » 43
On voit, d'une part, que le nombre des grandes localités s'est accru beaucoup plus rapidement que celui des petites et moyennes, et, dô l'autre, qilô le taux de l'accroissement a été en raison directe de l'importance des communes.
Les accroissements de population urbaine que nous vêtions de mentionner ont été déduits des recensements. On en trouve la confirmation dans le rapprochement des résultats de ces opérations avec les excédants réciproques des naissances sur les décès et des décès sur les naissances pour chaque commune.'
Prenons pour abréger, une seule période, la période 1861-GG.
Tandis que, dans cette période, la population rurale (communes de 2,000 habitants agglomérés) a diminué-, d'après les dénombrements, de 121,188 âmes, elle s'est accrue , pendant le môme intervalle , de 574,860 d'après l'excédant des naissances sur les décès.
L'émigration totale comprendrait donc , d'une part, ce dernier chiffre, de l'autre. Celui de 121,188, ensemble 696,048.
Il est assez remarquable qtie , tandis que les recensements, combinés avec les relevés de l'élnl-civil, signalent \ine diminution proporlionnelie continue de la p)OpuIation
rurale, les comptes-rendus du recrutement indiquent un état stationnaire du nombre des jeunes soldats dn contingent employés à l'agriculture. C'est ce qui résulte du tableau ci-après :
Périodes. Accrois», p. "/••
Les périodes qui précèdent comprennent des années dont le contingent était de 80,000 hommes. Dans les années 1853, 1854, 1855 et 1858. dont le contingent a été do 150,000, nous trouvons 52 p. 0/0; — et dans les années 1856, 1859, 18G0, 1861 et 1862 (contingent de 100,000 hommes) 50,73. On voit que , malgré des oscilla lions d'une certaine importance, le rapport reste à peu près le même. Il est même renlarquable , ce qui permettrait de suspecter TexacLitude du document, que ce rapport^ descend à son minimum dans deux des périodes qui nous occupent, pendant lesquels les recensements ne signalent qu'un très-faible accroissement de la population urbaine.
Pour ne négliger aucun des éléments de la question , recherchons quel a été, d'après les trois derniers recensements, le mouvement, non plus des communes rurales (de moins de 2,000 habitants agglomérés) , mais de la population i^avce aw.x travaux agricoles, qu'elle habite les villes ouïes campagnes.
Ici nous trouvons un fait rassurant : cette population n'a cessé de s'accroître, quoique dans une proportion moins rapide, au moins de 1861 à 1866. que celle de la France e;Uière.
Il ne faudrait pourlaut pas admettre comme rigoureusement exacts les cbi lires qui vont suivre, le recensement des professions présentant toujours de très-grandes diffir,ultés, dont nous ne sommes pas certain qu'on ait encore triomphé en France.
Voici les résultats, sur ce point, d-es trois derniers dénombrements.
P pulation agricole Sexe
masculin.
féminin.
Accroiss.
Accrciss.
delapopulalion
dciarranco.