TITRE III
Des causes de l'émigration rurale en France .
Chapitre premier . — Causes de l'émigration avec retour, périodique ou non, au pays natal.
Départements dans lesquels se recrute l'émigration avec esprit de retour.— Etude spéciale de la Creuse et du Cantal à ce point de vue.— Nombre et professions des émigrants à diverses époques. — Pays de destination. ~ Causes de leur abandon momentané du pays natal de 74 à 80
Chap. II. — Causes de l'émigration, définitive ou non .
§ l. — Causes accidentelles . — Elles se subdivisent en générales et locales . — Exemples de causes générales accidentelles . — Exemples de causes locales accidentelles.
§ 2 . — Causes permanentes. — On peut les diviser en trois catégories : les causes économiques ; les causes morales; les cdMSQ'à diverses .
a) Causes économiques . —Parmi les plus importantes, il faut classer : la concentration do l'industrie dans les villes au préjudice du travail rural. — Étude sur les causes de cette concentration . — Prétendues faveurs accordées à l'industrie au préjudice de l'agriculture.
— L'amélioration des voies de communication a également favorisé l'émigration des campagnes sur les villes — L'émigration de la population rurale ouvrière a été encouragée par celle de la classe des bourgeoispropriétaires. — Causes de cette dernière émigration.
— Attraction exercée sur la population rurale par les travaux publics et les grands travaux d'édilité dans les villes. — Influence sur l'émigration rurale de diverses modifications dans les modes de culture et dans les cultures elles-mêmes. — Le morcellement de la propriété a-t-il favorisé l'émigration ? — Dans quelle mesure les crises agricoles en ont-elles accéléré le
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mouvement? — Ne faut-il pas ranger encore parmi les causes économiques de l'émigration : la mobilité clans la possession rurale; la brièveté et les conditions des baux; les difficultés incessantes relatives à leur exécution : les exigences excessives des maîtres dans leurs rapports avec les aides agricoles ; le renchérissement de la vie matérielle dans les campagnes ; l'emploi des machines ; l'insuffisance de l'assistance publique ; l'accroissement de la domesticité dans les villes ?
b) Causes morales. — Au premier rang de ces causes il
convient de placer le développement de l'instruction primaire. Viennent ensuite, par ordre d'importance : l'affaiblissement du sens moral dans les campagnes ; la contagion de l'exemple.
c) Causes diverses. — La vivacité croissante des dissenti-
ments politiques, provoqués par les élections à tous les degrés ; les difficultés qui en résultent au point de vue du maintien des relations sociales, déterminent une forte émigration, surtout au sein de la bourgeoisie. — Le recrutement atteint plus profondément, à population égale, les villes que les campagnes, et les soldats libérés d'origine rurale ne reviennent qu'en très-petit nombre au pays natal . — Il en est de même des condamnés de même origine. — La répression énergique, dans ces dernières années, de la mendicité et du vagabondage a provoqué un mouvement marqué d'émigration sur les villes de 75 à 126
Ghap. III. — Des Causes de la rareté des bras dans les campagnes, autres que l'émigration.
§ 1 . — Diminution de la fécondité des mariages. — Causes de cette diminution. — Régions de la France où elle est le plus caractérisée.
§ 2. — Concurrence faite par la grande industrie* à la culture dans les campagnes. — Tendances de l'inçlustrie manufacturière, depuis l'ouverture des chemins de fer, à quitter les villes.
§ 3. — Améliorations agricoles exigeant un supplément de bras.
§4. — Extension des superficies cultivées par suite des
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défrichements, de la vente ou de l'amélioration des communaux, etc., etc de 126 à 133